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Nancy Storace, cette Anglaise qui a fait chavirer Mozart

la soprano Nancy Storace

À Vienne, la soprano Nancy Storace devient l’étoile du palais de Joseph II, au point que l’empereur fait annuler son mariage et exile son mari. Mozart, 27 ans, tombe sous son charme : il joue chez elle, compose pour sa voix… et lui offre un rôle immortel, Suzanne dans Les Noces de Figaro. Après le triomphe de 1786 et les bis interdits dès le lendemain, Storace repart en Angleterre ; Mozart lui écrit un dernier adieu, « Non temer, amato bene ».



Bonjour à tous, Aujourd’hui, je vous emmène à la fin du XVIIIe siècle, pour vous présenter... un amour de Mozart. Elle est anglaise, elle est soprano, elle est belle, et tout Vienne est à ses pieds. L’Empereur Joseph, qui aime l’opéra, a décidé de recruter une troupe entière pour égayer les soirées de son palais, et Nancy Storace en est le joyau. D’ailleurs, le souverain autrichien s’empresse de faire annuler le mariage contracté trop vite par Nancy, avec un violoniste britannique, et expulse même de son royaume le mari éconduit, en l’accusant de violences conjugales. Nul doute que Nancy devient alors la maîtresse de l’Empereur Joseph. Mais elle a aussi le béguin pour un jeune compositeur de 27 ans, Wolfgang Amadeus Mozart. Celui-ci l’a applaudie dans L’Ecole des Jaloux, un opéra de Salieri. Puis il l’approche en acceptant de jouer de l’alto pour elle, et chez elle, dans un petit orchestre de chambre où le pupitre de premier violon est tenu par... Joseph Haydn ! Un jour, Nancy se réveille sans voix. Pendant plusieurs mois, elle n’est plus en état de chanter. Mais Wolfgang ne l’abandonne pas, et compose pour elle un rôle qui va marquer l’histoire de l’opéra : celui de Suzanne dans Le Nozze di Figaro. Pendant les répétitions, le compositeur et la soprano roucoulent en coulisses, et disparaissent chaque fois qu’ils en ont l’occasion. Le 1er mai 1786, au Burgtheater de Vienne, Le Nozze di Figaro remporte un véritable triomphe. Les bis sont tellement nombreux que la représentation s’étire jusqu’au milieu de la nuit. Et le lendemain, l’Empereur Joseph interdit de bisser les airs ! Mesure d’ordre public, ou petite punition contre le galant qui a séduit sa maîtresse ? En 1787, Nancy décide de retourner en Angleterre, où son frère, compositeur reconnu, l’attend pour créer ses œuvres. Le 23 février, elle donne un concert d’adieu. Mozart s’assoit au piano : il a composé pour elle un dernier air, un air aux paroles éloquentes : « Non temer, amato bene, / In te sempre il cuor sarà. » « N’aie pas peur, ma bien-aimée, / Mon cœur sera toujours en toi. » Ils ne se reverront jamais


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