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- Concert Vivaldi, Schubert, Orchestre HELIOS direction Glen Rouxel, Eglise de la Madeleine, jeudi 8 mai 2025 | La Grande Musique
Concert Vivaldi, Schubert, Orchestre HELIOS direction Glen Rouxel, Eglise de la Madeleine, jeudi 8 mai 2025 20h45 < Retour E.Rials, rédacteur 28/04/25 Concert Vivaldi, Schubert, Orchestre HELIOS direction Glen Rouxel, Eglise de la Madeleine, jeudi 8 mai 2025 1/1 Concert Vivaldi, Schubert, Orchestre HELIOS direction Glen Rouxel, Eglise de la Madeleine, jeudi 8 mai 2025 20h45 Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Les 4 Saisons de Vivaldi « Été » et « Hiver », « Sarabande » de Haendel, « Méditation de Thaïs » de Massenet, « Aria » de Bach, « Ave Maria » de Schubert, « Vocalise » de Rachmaninov, « Adagio in G Minor » de Albinoni, « Danse Hongroise N°5 » de Brahms, « Andante Cantabile » de Paganini, « Nocturne» de Chopin, « Salut d’Amour » de Elgar, « Czardas » de Monti Les quatre saisons d’Antonio Vivaldi est un ensemble de quatre concerti pour violon, composé en 1723. Il s’agit sans doute de la composition la plus connue de Vivaldi et de l’œuvre musicale la plus jouée dans le monde. C’est un concerto pour violon où le soliste joue accompagné d’un orchestre de chambre. Le contenu de chaque partie est varié et évoque chacune des saisons auquel il se rapporte. A titre d’exemple, l’hiver est ponctué de notes en pizzicato sur les cordes hautes, faisant penser à une pluie glaciale, alors que l’été évoque un orage dans le mouvement final, préparé par le tonnerre qui gronde à plusieurs reprises dans le mouvement. Dynamique et éclectique, l’orchestre Hélios s’est imposé depuis sa création en 2014. Son directeur artistique, Paul Savalle, favorise l’insertion professionnelle des jeunes musiciens par la pratique d’orchestre. Ainsi, de jeunes diplômés se mêlent aux musiciens d’orchestre, aux chefs et aux solistes expérimentés, dans des conditions de travail optimales. De la musique baroque à la musique contemporaine, les programmes sont variés, le répertoire est à la fois symphonique et choral, l’orchestre s’associant aux chœurs départementaux et régionaux. Grâce à la collaboration avec différents chefs, les musiciens abordent un répertoire très riche en élargissant leur palette d’interprétation. Ils sont tous issus des grands conservatoires français, certains appartenant à un orchestre national. Du quatuor à cordes à l’orchestre symphonique, en passant par l’ensemble de cuivres, l’orchestre élargit toujours son audience en modulant sa composition. La formation « cordes » se produit dans les plus prestigieuses églises de Paris, ce qui permet au public de découvrir un patrimoine architectural très riche. Sa formation à géométrie variable permet à l’orchestre Hélios d’aborder un répertoire très large avec une curiosité passionnée. Billet : https://classiqueatoutprix.placeminute.com/event/classique/les-4-saisons-de-vivaldi-ave-maria-et-celebres-adagios,41536.html https://classiqueatoutprix.placeminute.com/event/classique/les-4-saisons-de-vivaldi-ave-maria-et-celebres-adagios,41536.html Précédent Écouter le direct Suivant
- Vincent Guyo relance le Château du Maréchal de Saxe | La Grande Musique
Vincent Guyo relance avec son père le prestigieux Château du Maréchal de Saxe, monument historique à 20 minutes de Paris, avec deux restaurants et bientôt un projet hôtelier. Entrepreneur du bâtiment (TFL), il raconte l’achat en 2024, l’urgence de remettre chauffage et eau, puis les premiers travaux pour sauver façades, corniches et grande galerie. Ouvert le 7 janvier, le gastronomique Saxe sera rejoint le 1er juin par Le Pavillon, pour faire du domaine un vrai lieu de vie, d’événements et de patrimoine retrouvé. < Retour E.Rials, rédacteur 28/02/26 Vincent Guyo relance le Château du Maréchal de Saxe 1/1 Vincent Guyo relance avec son père le prestigieux Château du Maréchal de Saxe, monument historique à 20 minutes de Paris, avec deux restaurants et bientôt un projet hôtelier. Entrepreneur du bâtiment (TFL), il raconte l’achat en 2024, l’urgence de remettre chauffage et eau, puis les premiers travaux pour sauver façades, corniches et grande galerie. Ouvert le 7 janvier, le gastronomique Saxe sera rejoint le 1er juin par Le Pavillon, pour faire du domaine un vrai lieu de vie, d’événements et de patrimoine retrouvé. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-laurent-poultier-du-mesnil Précédent Écouter le direct Suivant
- Don Giovanni embrase l’Athénée : un diable très humain, un théâtre en apesanteur | La Grande Musique
Le frisson est immédiat : orchestre sur scène, chanteurs au milieu des pupitres, souffle dramatique tendu. Le Don Giovanni de Mozart, de retour à l’Athénée-Théâtre Louis-Jouvet à Paris (15–21 octobre 2025), cultive une proximité rare et une lecture nerveuse, charnelle, qui renverse nos habitudes d’écoute. < Retour E.Rials, rédacteur 20/10/25 Don Giovanni embrase l’Athénée : un diable très humain, un théâtre en apesanteur 1/1 Le frisson est immédiat : orchestre sur scène, chanteurs au milieu des pupitres, souffle dramatique tendu. Le Don Giovanni de Mozart, de retour à l’Athénée-Théâtre Louis-Jouvet à Paris (15–21 octobre 2025), cultive une proximité rare et une lecture nerveuse, charnelle, qui renverse nos habitudes d’écoute. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Je suis entré dans la Grande Salle persuadé de connaître l’histoire par cœur. J’en suis ressorti avec l’oreille rajeunie. Pas de fosse : les musiciens partagent le plateau avec les chanteurs, et l’énergie circule sans filtre. Julien Chauvin , dirigeant depuis son pupitre de premier violon à la tête du Concert de la Loge , impulse un mouvement vif, des attaques franches, des suspensions dosées comme des respirations de théâtre. En trois heures (entracte compris), la musique ne lâche jamais la scène ; pourtant, rien ne presse inutilement. C’est cette tension-détente, ce balancement entre vitesse et silence, qui donne au récit son grain vivant. Jusqu’au 21 octobre, l’Athénée bat au rythme de Mozart. Le contexte compte : une reprise très attendue, portée par la mise en scène précise et sensible de Jean-Yves Ruf . Le dispositif est simple — passerelle, voiles de tulle, lampes qui descendent des cintres — mais le regard est happé. La scénographie transforme la partition en espace, le plateau en caisse de résonance. Les costumes de Claudia Jenatsch , intemporels, déclinent des couleurs-signatures (un rouge profond pour Donna Anna , un bleu céleste pour Donna Elvira , un blanc lumineux pour Zerlina ) et ancrent l’action dans un passé sans date, assez proche pour brûler encore. On perçoit physiquement l’obsession centrale de l’œuvre : la pulsion de vie qui se heurte à sa propre limite. La distribution avance comme une troupe soudée. Timothée Varon impose un Don Giovanni d’autorité : pas seulement un charmeur, mais un décideur ; un geste, un regard, et la scène bascule. Adrien Fournaison lui répond par un Leporello très incarné : projection ample, diction nette ; son « catalogue » amuse sans cligner de l’œil. Margaux Poguet donne à Elvira un métal vocal qui se voile de tendresse dans « Mi tradì » ; Marianne Croux fait de Donna Anna une ligne ferme traversée de nostalgie (« Non mi dir » filé avec tact). Abel Zamora prête à Ottavio un souffle long et une élégance sans amidon (« Il mio tesoro » propre et fluide). Michèle Bréant ( Zerlina ) charmerait un régiment sans minauder ; Mathieu Gourlet ( Masetto ) oppose sa franchise terrienne ; Nathanaël Tavernier ( le Commandeur ) fait vibrer le bronze. On sent l’écoute mutuelle, la confiance rythmique, la respiration commune entre plateau et pupitres. Ce qui me frappe surtout, c’est la manière dont la mise en scène assume la dualité du dramma giocoso . Don Giovanni n’est ni farce noire ni sermon édifiant : il est les deux à la fois. L’orchestre visible brouille la frontière entre jeu et menace ; les instrumentistes eux-mêmes deviennent complices, comme si la musique tirait la mèche des situations. On rit, puis l’on frissonne : au bal masqué, les lignes des vents scintillent comme un sourire ; à l’apparition du Commandeur, les cuivres creusent l’air, et la température chute d’un degré. Ce théâtre-là ne raconte pas seulement la légende du séducteur : il en éprouve le vertige, la vitesse, la chute. Il faut dire un mot du style musical : attaques nettes, contrastes tranchés, mais jamais secs. Les récitatifs filent sans poussière ; les ensembles trouvent des équilibres clairs, avec des phrasés qui respirent le texte. Dans la salle à l’italienne, la proximité magnifie les nuances : une demi-teinte de cordes, un appui consonant sur une syllabe changent la couleur d’une situation. Le dernier tableau, mené sans gras, rejoint cette évidence : dans Mozart, l’éthique et le rythme ne font qu’un. Et maintenant ? Je parierais que cette formule — orchestre sur scène, direction depuis le violon, troupe jeune — parle aux curieux qui veulent sentir le théâtre battre à la même cadence que la musique. En sortant, j’ai vu des spectateurs vérifier les places pour les dernières dates : signe qui ne trompe pas. Si vous pensez connaître Don Giovanni , venez mesurer ce que la proximité peut déplacer dans l’écoute ; si vous ne le connaissez pas, tant mieux : vous le découvrirez au plus près, comme on surprend un secret. https://www.athenee-theatre.com/saison/spectacle/don-giovanni.htm Précédent Écouter le direct Suivant
- Esther Abrami à l'Olympia : quand le violon célèbre enfin les compositrices oubliées | La Grande Musique
Le 23 novembre prochain, la violoniste franco-britannique Esther Abrami investit la mythique salle parisienne pour un concert événement autour de son album "Women". Une soirée qui promet de redonner leurs lettres de noblesse à quatorze compositrices injustement effacées de l'histoire musicale. < Retour E.Rials, rédacteur 31/10/25 Esther Abrami à l'Olympia : quand le violon célèbre enfin les compositrices oubliées 1/1 Le 23 novembre prochain, la violoniste franco-britannique Esther Abrami investit la mythique salle parisienne pour un concert événement autour de son album "Women". Une soirée qui promet de redonner leurs lettres de noblesse à quatorze compositrices injustement effacées de l'histoire musicale. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Je dois l'avouer : lorsque j'ai découvert le projet d'Esther Abrami, quelque chose s'est remué en moi. Pas seulement l'enthousiasme du mélomane, mais cette conviction profonde que la grande musique mérite mieux que les oubliettes idéologiques dans lesquelles on a longtemps confiné les femmes compositrices. Cette jeune virtuose de trente ans, qui cumule plus d'un million d'abonnés sur les réseaux sociaux sans pour autant sacrifier l'exigence artistique, vient bousculer nos certitudes. Son album "Women", paru chez Sony Classical, n'est pas un énième manifeste féministe bruyant, mais un acte de justice musicale accompli avec grâce et rigueur. Le 23 novembre à l'Olympia, elle orchestrera ce que j'appelle une véritable réparation culturelle. La force du projet réside dans sa diversité temporelle et géographique. Esther Abrami a réuni quatorze compositrices qui traversent les siècles et les continents : des lauréates des Oscars comme Rachel Portman et Anne Dudley côtoient des figures historiques européennes telles que la Française Pauline Viardot, la Brésilienne Chiquinha Gonzaga, la Vénézuélienne Teresa Carreño ou l'Anglaise Ethel Smyth. Au cœur de l'album brille l'enregistrement en première mondiale du Concerto pour violon d'Ina Boyle, compositrice irlandaise de la fin de l'époque romantique dont l'œuvre spectaculaire dormait dans les archives. Pour l'interprétation, la violoniste s'est entourée de l'Orchestre symphonique de la radio de Vienne, dirigé par Irene Delgado-Jiménez, aux côtés de la pianiste Kim Barbier, de la harpiste Lavinia Meijer et de son propre quintette. Une distribution qui témoigne de l'ambition du projet : entre trente-cinq et cinquante-cinq euros, les Parisiens auront accès à un concert de niveau international dans ce temple de la chanson française qu'est l'Olympia. Ce qui me touche particulièrement dans la démarche d'Esther Abrami, c'est qu'elle refuse le folklore victimaire. Elle n'a pas choisi ces compositrices parce qu'elles étaient des femmes opprimées, mais parce que leur musique possède une "brillance musicale" et crée une "connexion émotionnelle" puissante. C'est exactement l'approche que j'attends d'une artiste chrétienne dans l'âme : reconnaître l'injustice sans tomber dans le ressentiment, célébrer le talent sans instrumentaliser la souffrance. La violoniste a d'ailleurs composé pour cet album une pièce originale intitulée "Transmission", titre magnifiquement évocateur qui résume sa mission : transmettre un héritage musical que les modes et les préjugés ont failli engloutir. Son podcast "Women in Classical", où elle interviewe des musiciennes influentes, et son précédent EP "Spotlight" consacré aux compositrices, prouvent que son engagement s'inscrit dans la durée et non dans l'opportunisme médiatique. Dans notre époque de déconstruction systématique, où l'on confond souvent mémoire et repentance, Esther Abrami nous rappelle que la tradition classique européenne a toujours su accueillir les talents féminins lorsque les circonstances sociales le permettaient. Ces compositrices n'ont pas été effacées par malveillance mais par les contingences d'une époque qui confiait aux hommes les rôles publics et aux femmes la sphère privée. Aujourd'hui, nous pouvons réparer cet oubli sans renier notre héritage, en redécouvrant des œuvres qui enrichissent notre patrimoine musical plutôt que de le condamner. C'est précisément ce que propose cette soirée à l'Olympia : non pas une table rase iconoclaste, mais une extension lumineuse du répertoire classique, dans le respect de ses codes et de son excellence. Pauline Viardot, chanteuse et compositrice du XIXe siècle, était déjà adulée de son vivant ; Ethel Smyth, suffragette et créatrice audacieuse, écrivait des opéras qui rivalisaient avec ceux de ses contemporains masculins. Le choix de l'Olympia n'est pas anodin. Cette salle mythique, temple de la variété française depuis près d'un siècle, accueille désormais la grande musique avec une régularité réjouissante. Je vois dans ce concert du 23 novembre un symbole de réconciliation entre culture populaire et culture savante, entre tradition et modernité. Esther Abrami, avec son million d'abonnés numériques et son exigence de conservatoire, incarne parfaitement cette synthèse. Elle prouve que l'on peut être enraciné dans l'excellence classique tout en parlant au plus grand nombre, que l'on peut défendre un héritage européen prestigieux sans élitisme hautain. À l'heure où notre pays doute de lui-même et de son rayonnement culturel, cette jeune femme nous rappelle que la France demeure une terre de grande musique, un creuset où se forge encore l'excellence artistique. Ce concert sera, j'en suis convaincu, l'un de ces moments rares où l'émotion musicale rejoint la conscience historique, où le plaisir esthétique rencontre la justice culturelle. https://www.olympiahall.com/agenda/esther-abrami/ Précédent Écouter le direct Suivant
- Pourquoi La Malibran s'appelait-elle… La Malibran ? | La Grande Musique
New York, hiver 1826. Maria Garcia, dix-sept ans à peine, éblouit les salles d'opéra américaines aux côtés de son père tyrannique, le ténor Manuel Garcia. Pour échapper à ses menaces, elle épouse un homme d'affaires quinquagénaire, Eugène Malibran, qui lui donne son nom… et l'entraîne dans ses faillites successives. Maria le quitte, rentre en Europe, et entame une carrière triomphale sous le nom qui ne la quittera plus. Mais l'Amérique la poursuit : passionnée d'équitation depuis New York, elle meurt à 28 ans d'une chute de cheval en Angleterre, laissant une légende intacte. < Retour E.Rials, rédacteur 07/02/26 Pourquoi La Malibran s'appelait-elle… La Malibran ? 1/1 New York, hiver 1826. Maria Garcia, dix-sept ans à peine, éblouit les salles d'opéra américaines aux côtés de son père tyrannique, le ténor Manuel Garcia. Pour échapper à ses menaces, elle épouse un homme d'affaires quinquagénaire, Eugène Malibran, qui lui donne son nom… et l'entraîne dans ses faillites successives. Maria le quitte, rentre en Europe, et entame une carrière triomphale sous le nom qui ne la quittera plus. Mais l'Amérique la poursuit : passionnée d'équitation depuis New York, elle meurt à 28 ans d'une chute de cheval en Angleterre, laissant une légende intacte. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant
- Berlioz, la jalousie au bord du gouffre à Gênes | La Grande Musique
Deux pistolets sur un lit, un costume de soubrette et une diligence vers Paris : Hector Berlioz, trahi, frôle l’irréparable. Parti pour tuer la famille Moke, il perd son déguisement en route, improvise, puis vacille sur les remparts de Gênes avant de tomber à l’eau. Repêché et calmé, il choisit finalement la musique plutôt que le crime, et reprend la route vers Nice, encore habité par le tumulte. < Retour E.Rials, rédacteur 21/12/25 Berlioz, la jalousie au bord du gouffre à Gênes 1/1 Deux pistolets sur un lit, un costume de soubrette et une diligence vers Paris : Hector Berlioz, trahi, frôle l’irréparable. Parti pour tuer la famille Moke, il perd son déguisement en route, improvise, puis vacille sur les remparts de Gênes avant de tomber à l’eau. Repêché et calmé, il choisit finalement la musique plutôt que le crime, et reprend la route vers Nice, encore habité par le tumulte. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant
- Concert du Choeur d'hommes de Chaillot Dimanche 6 avril 2025 | La Grande Musique
A l'occasion du cinquantenaire du Choeur d'hommes de Chaillot et à la mémoire de Roger THIROT qui fut l'emblématique maître de la chorale des Petits Chanteurs de Chaillot, fut donné une représentation exceptionnelle d'oeuvres à caractère religieux de toutes époques à voix égales et à voix mixtes, A capella et avec orgue, le dimanche 6 avril 2025 à 18h, dans la Chapelle de l'école Saint Louis de Gonzague à Paris, sous la direction de Stanislas Guérin. Les interventions de Bertrand de Feydeau et les improvisations de Mathieu Courcier et de Jean Galard à l'orgue ponctuèrent l'ensemble du récital. < Retour E.Rials, rédacteur 07/04/25 Concert du Choeur d'hommes de Chaillot Dimanche 6 avril 2025 1/1 A l'occasion du cinquantenaire du Choeur d'hommes de Chaillot et à la mémoire de Roger THIROT qui fut l'emblématique maître de la chorale des Petits Chanteurs de Chaillot, fut donné une représentation exceptionnelle d'oeuvres à caractère religieux de toutes époques à voix égales et à voix mixtes, A capella et avec orgue, le dimanche 6 avril 2025 à 18h, dans la Chapelle de l'école Saint Louis de Gonzague à Paris, sous la direction de Stanislas Guérin. Les interventions de Bertrand de Feydeau et les improvisations de Mathieu Courcier et de Jean Galard à l'orgue ponctuèrent l'ensemble du récital. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Le Choeur d'hommes de Chaillot s'est formé il y a cinquante ans (1974). La plupart de ses membres sont issus des Petits Chanteurs de Chaillot. Certains mènent en parallèle une activité de soliste et une activité professionnelle. Cette formation polyphonique « à voix égales » donne accès à un répertoire très vaste : Motets sacrés et profanes de la Renaissance, Œuvres romantiques (Schubert, Mendelssohn, Liszt, ...) et modernes (Poulenc, Fauré, Caplet, ...), Choeurs d'Opéras, « Barbershop music » et de nombreux autres folklores locaux. Programme : Plorans ploravit (Elzéar Genet), Lucernaire, Occe Nach (Pavel Chesnokov), Seigneur de vous prie (Francis Poulenc), Stabat Mater (Jean-Baptiste Pergolèse), Pie Jesu (Maurice Duruflé), O Jesu Christe (Jacquet Van Berchem), Crucifixus (Antonio Lotti), Tenebre factae sunt (Thomas Luis da Vittoria), Resurrexi, Prologue (Stanislas Guérin), La Virgine degli Angeli (Giuseppe Verdi), Ave Maria (Thomas Luis da Vittoria), O Isis und Osiris (Wolfang Amadeus Mozart), Choeur de Pèlerins (Richard Wagner), Cantique de Jean Racine (Gabriel Fauré), et Little Babe (Benjamin Britten). https://www.cvhchaillot.org https://www.cvhchaillot.org Précédent Écouter le direct Suivant
- Carmina Burana : la fureur du destin enflamme à nouveau le Palais des Congrès | La Grande Musique
Le chef-d’œuvre de Carl Orff revient à Paris pour une série d’explosions musicales et chorégraphiques. Ballet, chœurs et orchestre réunis : un tourbillon de voix et de corps où le sacré flirte avec la sensualité. Carmina Burana s’annonce comme l’un des événements majeurs de cette fin d’année culturelle. < Retour E.Rials, rédacteur 16/10/25 Carmina Burana : la fureur du destin enflamme à nouveau le Palais des Congrès 1/1 Le chef-d’œuvre de Carl Orff revient à Paris pour une série d’explosions musicales et chorégraphiques. Ballet, chœurs et orchestre réunis : un tourbillon de voix et de corps où le sacré flirte avec la sensualité. Carmina Burana s’annonce comme l’un des événements majeurs de cette fin d’année culturelle. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Il suffit d’entendre les premières notes de O Fortuna pour sentir un frisson collectif parcourir la salle. Cette clameur venue d’un autre âge, cette incantation au destin, c’est Carmina Burana . En 2025, l’œuvre monumentale de Carl Orff s’offre une nouvelle vie sur la scène du Palais des Congrès de Paris , dans une production grandiose signée par le Ballet, les Chœurs et l’Orchestre de l’Opéra National de Russie . Un retour attendu, presque rituel, tant ce spectacle a marqué le public parisien depuis sa première apparition il y a plus de vingt ans. Un choc visuel et sonore Tout ici est démesure. Plus de cent artistes, danseurs et musiciens confondus, envahissent la scène. Les voix s’élèvent, les percussions tonnent, les corps se plient et se déploient au rythme de la fatalité. Le public est emporté par une vague primitive, une pulsation tellurique qui rappelle que Carmina Burana n’est pas seulement une œuvre, mais une expérience. Le metteur en scène y mêle la puissance du ballet russe à une esthétique visuelle épurée, parfois mystique, où le noir et l’or dominent. La scénographie évoque tour à tour un temple, une forêt ou un tribunal céleste, symbole d’un monde livré aux caprices de la roue du destin. Une œuvre née du Moyen Âge, transcendée par le XXᵉ siècle Composée en 1937 à partir de poèmes médiévaux retrouvés dans un monastère bavarois, Carmina Burana chante les plaisirs, les excès, l’amour, le vin, la chair, mais aussi la précarité de la vie. Carl Orff en a fait une cantate scénique d’une force brute, mêlant latin, allemand ancien et français médiéval. C’est ce contraste — entre ferveur religieuse et sensualité païenne — qui fascine encore aujourd’hui. On y trouve la joie d’un printemps qui revient, la douleur d’un amour perdu, et cette conscience aiguë que tout peut basculer d’un instant à l’autre. J’ai toujours trouvé bouleversant que cette œuvre, écrite à la veille de la Seconde Guerre mondiale, résonne encore avec tant d’intensité. Orff, en exaltant la fatalité, touchait à quelque chose d’universel : la peur et le désir mêlés de l’humanité. Ce n’est pas un hasard si O Fortuna a traversé le cinéma, la publicité et la culture populaire jusqu’à devenir l’un des thèmes les plus reconnaissables du répertoire classique. La signature du Ballet russe : rigueur et passion Le Ballet, les Chœurs et l’Orchestre de l’Opéra National de Russie en proposent une lecture fidèle et flamboyante. Chaque mouvement du corps épouse la ligne musicale. Les danseurs, précis jusqu’à la transe, incarnent les forces contraires : la lumière et l’ombre, l’élan et la chute. Le chœur, véritable protagoniste de l’œuvre, enveloppe le public dans un torrent sonore. Sous la direction du maestro Igor Tchetuev (dont la baguette allie précision et fièvre), l’orchestre déploie une énergie presque physique, où la percussion domine, battement de cœur de ce monde en lutte contre lui-même. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs d’émotions pures Le spectacle sera présenté du 14 au 16 novembre 2025 au Palais des Congrès de Paris , avant une tournée en France et en Europe. Pour beaucoup, Carmina Burana est plus qu’un concert : c’est une célébration. On en sort à la fois exalté et méditatif, un peu étourdi, comme après une tempête d’âmes. Dans un monde qui cherche ses repères, cette œuvre rappelle que la beauté et la fatalité peuvent encore marcher main dans la main. https://billetterie.palaisdescongresdeparis.com/fr/manifestation/41/carmina_burana_ Précédent Écouter le direct Suivant
- Hervé Ribaud‑Shinberg et Joseph Birnbaum, l’amitié musicale à l’origine du festival Francis Poulenc & Friends | La Grande Musique
De Courbevoie à l’Aveyron, une rencontre décisive fait naître un projet rare et brillant. Hervé Ribaud‑Shinberg et Joseph Birnbaum racontent leur “coup de cœur musical”, entre exigence, écoute passionnée et plaisir de jouer ensemble. De cette complicité rare et précieuse est né le festival Francis Poulenc & Friends, le long du Lot, qui est attendu du 9 au 15 août 2026 pour sa deuxième édition, avec des concerts, les clés d’écoute accessibles à tous, et la promesse de découvertes extraordinaires. < Retour E.Rials, rédacteur 28/12/25 Hervé Ribaud‑Shinberg et Joseph Birnbaum, l’amitié musicale à l’origine du festival Francis Poulenc & Friends 1/1 De Courbevoie à l’Aveyron, une rencontre décisive fait naître un projet rare et brillant. Hervé Ribaud‑Shinberg et Joseph Birnbaum racontent leur “coup de cœur musical”, entre exigence, écoute passionnée et plaisir de jouer ensemble. De cette complicité rare et précieuse est né le festival Francis Poulenc & Friends, le long du Lot, qui est attendu du 9 au 15 août 2026 pour sa deuxième édition, avec des concerts, les clés d’écoute accessibles à tous, et la promesse de découvertes extraordinaires. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Hervé Ribaud‑Shinberg est spécialiste des médias et de l’acquisition, aujourd’hui Directeur Marketing Médias, Trafic & Acquisition chez Intermarché (Groupement des Mousquetaires), où il pilote notamment les achats médias on/offline, la consolidation et la productivité des investissements, ainsi que des sujets data (DMP, modélisation économétrique). Avant Intermarché, il a passé une grande partie de sa carrière chez Havas Media Group, où il a occupé plusieurs postes de direction (audio, achats, publishing, presse et expertise), après des expériences dans l’univers radio et agence chez NRJ Group, Zenith et Mindshare. Il siège aussi dans des instances de la profession, notamment au sein de Médiamétrie (comité Radio) et de l’Union des marques. Joseph Birnbaum est pianiste et chef de chant. Coach vocal à la Haute École de Musique de Genève, il mène en parallèle une activité de scène en France et à l’international, avec un répertoire allant du récital (dont l’intégrale du Clavier bien tempéré de J.S. Bach) aux productions lyriques, notamment à l’Opéra-Comique et à l’Opéra Bastille. Il collabore avec de nombreux ensembles et artistes, et se produit avec l’Orchestre de Chambre de Paris, au Théâtre des Champs-Élysées comme à la Philharmonie de Paris. Engagé dans la musique de chambre (lied, mélodie, sonate), il a publié Jeux à la française avec la violoncelliste Armance Quéro (Etcetera Records) et s’investit aussi dans la création contemporaine. Formé principalement au CNSM de Paris (dont il est sorti diplômé en piano, direction de chant, accompagnement vocal et direction d'orchestre), il propose des coachings pour chanteurs, en préparation d’auditions, de productions ou d’enregistrements, avec notamment une expertise du répertoire russe. https://www.festivalpoulencandfriends.com Précédent Écouter le direct Suivant
- La Biennale des quatuors à cordes 2026 : huit jours où Paris écoute autrement | La Grande Musique
Du 10 au 18 janvier, la Philharmonie de Paris fait du quatuor un laboratoire à ciel fermé : grands noms, jeunes ensembles, création et questions très concrètes sur ce que signifie « être quartettiste » aujourd’hui. Une semaine pour réapprendre à écouter, sans jargon. < Retour E.Rials, rédacteur 11/01/26 La Biennale des quatuors à cordes 2026 : huit jours où Paris écoute autrement 1/1 Du 10 au 18 janvier, la Philharmonie de Paris fait du quatuor un laboratoire à ciel fermé : grands noms, jeunes ensembles, création et questions très concrètes sur ce que signifie « être quartettiste » aujourd’hui. Une semaine pour réapprendre à écouter, sans jargon. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Il y a des soirs où Paris donne l’impression de courir derrière sa propre vitesse. Et puis il y a ces moments, plus rares, où la ville se met à marcher au pas d’une phrase musicale. Le quatuor à cordes, c’est exactement ça : une allure intérieure. Quatre voix d’une même famille, des frottements, des accords qui se cherchent, des tensions qui se résolvent sans tapage. Et pendant huit jours, du 10 au 18 janvier 2026, la Philharmonie de Paris en fait son centre de gravité avec la 12e Biennale de quatuors à cordes. Je me suis attardé sur un rendez-vous en apparence modeste dans la programmation : une table ronde (samedi 10 janvier à 18h30, Amphithéâtre – Cité de la musique) posant une question toute simple et, au fond, vertigineuse : « Être quartettiste en 2026 en France, en Europe, qu’est-ce que c’est ? » J’aime ces formats, parce qu’ils ramènent la musique au réel : au travail, aux choix de répertoire, aux fragilités d’une carrière, et à la place que la culture occupe vraiment dans nos vies. La Philharmonie résume très bien l’esprit : ces conférences et tables rondes servent à préparer l’écoute et à approfondir la thématique du week-end, en explorant la musique et son contexte historique et sociétal. On n’est pas dans le cours magistral. On est dans l’atelier. Le quatuor : une « épreuve de vérité » (et c’est pour ça qu’on y revient) La Philharmonie parle du quatuor comme d’un genre « à part », un lieu privilégié de recherche pour les compositeurs, parfois même un chemin de spiritualité. J’insiste sur ces mots, parce qu’ils expliquent pourquoi un événement de musique de chambre peut devenir, en janvier, un vrai sujet de société. Le quatuor à cordes ne triche pas. Il ne se cache pas derrière la masse orchestrale. Il ne s’adosse pas à la virtuosité solitaire d’un soliste. Il expose. Il oblige à entendre qui mène, qui cède, qui relance. C’est probablement pour ça qu’il traverse les siècles avec cette autorité tranquille. Et c’est aussi pour ça que la table ronde « Être quartettiste en 2026 » m’intéresse autant. Parce qu’au-delà de la beauté, il y a une question simple : comment vit-on, aujourd’hui, quand on a choisi ce métier si exigeant ? Le quatuor échappe-t-il à la crise culturelle, ou la subit-il de plein fouet ? Les manières de travailler ont-elles changé ? À l’heure où tout va vite, où tout se consomme, le quatuor réclame du temps. Or le temps est devenu notre ressource la plus chère. Une ouverture comme un manifeste : Ébène + Belcea, et la grande forme La Biennale s’ouvre avec un tandem très symbolique : Quatuor Ébène et Quatuor Belcea. Le programme du samedi 10 janvier (20h) met en avant Mozart, Debussy, puis l’Octuor d’Enesco. Ce choix n’est pas anodin. L’octuor, c’est l’explosion contrôlée : deux quatuors qui se répondent, se provoquent, s’embrassent, parfois se bousculent. Il y a là une idée très actuelle : la chambre qui devient publique. La musique de chambre qui sort de sa miniature et ose la fresque. Et ce n’est pas un hasard si plusieurs sources insistent sur cette « grande forme » : Classicagenda rappelle l’ambition de ce week-end d’ouverture et met en avant ce dialogue Ébène–Belcea autour d’Enesco et Mendelssohn. La Ville de Paris, de son côté, résume l’esprit de l’événement : grands quatuors, étoiles montantes, concours de lutherie, concert de clôture en forme d’apothéose. Ce que la programmation raconte (et ce que je lis entre les lignes) Le magazine de la Philharmonie parle d’une programmation foisonnante, réunissant des formations internationales de premier plan et de jeunes ensembles prometteurs, sur un répertoire qui explore toutes les facettes du genre. Le Journal La Terrasse ajoute un angle intéressant : la Biennale ausculte depuis 2004 la vitalité du quatuor, « du répertoire aux écritures contemporaines », avec un focus cette année sur la musique américaine (des « inventeurs du Nouveau Monde »), et une ouverture vers des scènes où les frontières entre classique, jazz, pop et électro s’effacent. Je trouve que c’est là le vrai cœur du sujet : le quatuor n’est plus seulement un musée vivant. Il devient un outil pour comprendre notre époque. On peut y entendre Haydn ou Mozart comme des fondations, mais aussi écouter ce que le monde a fait au son des cordes, et ce que les cordes font au monde. Les coulisses de la transmission : « Après-midi du Quatuor » et auditions Je suis toujours attentif à la manière dont un festival articule la vitrine et la relève. Ici, la Biennale le fait explicitement. D’abord avec L’Après-midi du Quatuor, un marathon de jeunes ensembles (Akilone, Barbican, Fibonacci, Galilée, Hermès, Magenta) le 10 janvier à 13h. Ensuite avec l’Audition internationale de quatuors à cordes, le 17 janvier, où des ensembles sélectionnés jouent devant des personnalités du monde musical. Ce sont des moments précieux, parce qu’ils disent une vérité simple : la musique classique ne tient pas seulement par les monuments. Elle tient par la formation, l’accompagnement, les scènes où l’on se mesure. Le final : quand le quatuor se frotte à l’orchestre (et à Beethoven) La clôture, le 18 janvier, met le Quatuor Ébène avec l’Orchestre Français des Jeunes, sous la direction de Kristiina Poska, autour de Beethoven et John Adams, avec Absolute Jest . Ce qui me plaît dans ce programme, c’est le fil invisible : John Adams construit Absolute Jest en intégrant des fragments de Beethoven (notamment des emprunts aux opus 131 et 135, et à la Grande Fugue). Ce n’est pas qu’un “grand concert”. C’est une manière de dire : le quatuor n’est pas une chapelle. Il peut être un moteur. Mon conseil très concret (et un peu trivial) pour profiter de la Biennale Je le dis sans romantisme : ne venez pas au hasard. Si vous êtes curieux, commencez par la table ronde « Être quartettiste en 2026 » : c’est une porte d’entrée sans intimidation, et c’est souvent là que naît l’envie d’écouter ensuite “pour de vrai”. Puis choisissez un concert comme on choisit un livre : pas pour cocher une case, mais pour sortir avec une idée en tête. https://philharmoniedeparis.fr/fr/agenda?weekend_i=905&startDate=2026-01-10T00%3A00%3A00%2B01%3A00 Précédent Écouter le direct Suivant
- Nadège Gautier : la confiture élevée au rang d'art | La Grande Musique
Sous le viaduc des Arts, à deux pas de Bastille, Nadège Gaultier orchestre depuis dix ans une partition gourmande où la cerise rencontre le thé fumé et la carotte se marie à la passion. À l'occasion du lancement d'une collection exclusive pour l'Opéra de Paris, la fondatrice de la Confiture Parisienne dévoile sa recette du succès : 250 000 pots par an, des collaborations avec Fragonard et le Musée d'Orsay, et cette obsession de faire aussi bon que beau. Entre les chaudrons en cuivre de son atelier-boutique du 17 avenue Daumesnil, elle défend un artisanat parisien où l'excellence passe par la répétition, le talent de ses deux cheffes pâtissières et une approche unique : moins de sucre, plus d'audace gustative < Retour E.Rials, rédacteur 07/02/26 Nadège Gautier : la confiture élevée au rang d'art 1/1 Sous le viaduc des Arts, à deux pas de Bastille, Nadège Gaultier orchestre depuis dix ans une partition gourmande où la cerise rencontre le thé fumé et la carotte se marie à la passion. À l'occasion du lancement d'une collection exclusive pour l'Opéra de Paris, la fondatrice de la Confiture Parisienne dévoile sa recette du succès : 250 000 pots par an, des collaborations avec Fragonard et le Musée d'Orsay, et cette obsession de faire aussi bon que beau. Entre les chaudrons en cuivre de son atelier-boutique du 17 avenue Daumesnil, elle défend un artisanat parisien où l'excellence passe par la répétition, le talent de ses deux cheffes pâtissières et une approche unique : moins de sucre, plus d'audace gustative Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien A propos : Nadège Gaultier a cofondé Confiture Parisienne en 2015 avec Laura Goninet, après avoir passé quinze ans dans le secteur de la publicité. Installée au 17 avenue Daumesnil dans le 12e arrondissement de Paris, sous le viaduc des Arts, elle dirige la seule manufacture de confitures artisanales en activité dans la capitale. Experte des associations de saveurs, elle pilote toute la dimension visuelle de la marque et son développement, collaborant avec des institutions culturelles prestigieuses comme l'Opéra de Paris, le Musée d'Orsay, Fragonard ou le Moulin Rouge. Son entreprise produit aujourd'hui environ 250 000 pots par an, dans une démarche artisanale privilégiant des fruits de saison et une cuisson traditionnelle en chaudrons de cuivre. https://www.lagrandemusique.fr/podcast-laurent-poultier-du-mesnil Précédent Écouter le direct Suivant
- Varsovie couronne, Strasbourg renonce : quand l'excellence côtoie les renoncements | La Grande Musique
Entre triomphe pianistique polonais et contraintes budgétaires françaises, la semaine écoulée révèle les paradoxes d'un monde lyrique tiraillé entre ambition artistique et réalités économiques. Gloires et désillusions se côtoient dans cette actualité contrastée. < Retour E.Rials, rédacteur 31/10/25 Varsovie couronne, Strasbourg renonce : quand l'excellence côtoie les renoncements 1/1 Entre triomphe pianistique polonais et contraintes budgétaires françaises, la semaine écoulée révèle les paradoxes d'un monde lyrique tiraillé entre ambition artistique et réalités économiques. Gloires et désillusions se côtoient dans cette actualité contrastée. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Je vous l'avoue : cette semaine m'a laissé un goût doux-amer. D'un côté, le frisson de Varsovie où un jeune Américain vient d'inscrire son nom au panthéon des géants du piano. De l'autre, la désillusion strasbourgeoise, où l'une de nos plus belles maisons doit renoncer à ses rêves faute de moyens. C'est toute la contradiction de notre époque : l'excellence continue de briller, mais nos institutions peinent à maintenir le cap face aux turbulences budgétaires. Entre consécration internationale et renoncements hexagonaux, je vous invite à parcourir avec moi cette actualité qui dit beaucoup de l'état de notre monde musical. Eric Lu triomphe au Concours Chopin : l'Amérique retrouve Varsovie 55 ans après C'est aux alentours de deux heures du matin, le 21 octobre dernier, qu' Eric Lu a été sacré vainqueur du prestigieux Concours international de piano Chopin à Varsovie. Le pianiste américain de 27 ans devient ainsi le premier représentant des États-Unis à décrocher ce prix mythique depuis 1970. Élève de Dang Thai Son — lui-même lauréat en 1980 —, Eric Lu s'est imposé face à dix autres finalistes avec une interprétation qui a divisé le public. Les 60 000 euros de récompense et surtout les portes des plus grandes salles du monde s'ouvrent désormais à ce jeune prodige d'origine chinoise et taïwanaise. Mais comme le relate ResMusica dans son compte-rendu de la finale , le verdict a suscité des sifflements dans la salle, révélant les tensions qui entourent toujours ce concours quasi centenaire. Cette victoire confirme néanmoins qu'au-delà des polémiques, le talent finit toujours par s'imposer sur la scène internationale. L'Opéra du Rhin contraint d'abandonner Follies : les réalités économiques rattrapent les ambitions Coup dur pour Strasbourg. L'Opéra national du Rhin annonce devoir renoncer à la nouvelle production de Follies , la comédie musicale de Stephen Sondheim prévue pour juin 2026. Le retrait du Théâtre du Châtelet de ce projet de coproduction, couplé aux difficultés à rassembler les financements nécessaires, contraint l'institution alsacienne à faire machine arrière. Cette annulation illustre cruellement les défis auxquels nos opéras régionaux font face. L'OnR, qui doit entamer de lourds travaux de rénovation entre 2028 et 2033, propose néanmoins une solution de repli : Gypsy, autre comédie musicale de Jule Styne avec des paroles signées... Sondheim justement, toujours mise en scène par Laurent Pelly et avec Natalie Dessay. Un lot de consolation qui ne masque pas l'inquiétude face à ces renoncements qui s'accumulent dans le paysage lyrique français. Nos maisons d'opéra méritent mieux que cette gestion au jour le jour qui sacrifie l'ambition artistique sur l'autel des restrictions budgétaires. Victoires de la Musique Classique 2025 : les nommés dévoilés avant la cérémonie de mars La 32e édition des Victoires de la Musique Classique se précise. La liste des nommés a été dévoilée , et la cérémonie se tiendra début mars 2026 à l'Opéra de Rouen Normandie, avec une retransmission sur France 3 et France Musique. Côté artistes lyriques, trois belles voix s'affrontent : la mezzo-soprano Adèle Charvet, le baryton Stéphane Degout et la mezzo Lucile Richardot. Dans la catégorie Révélation, on trouve la mezzo Floriane Hasler, le ténor Julien Henric et la soprano Julie Roset, lauréate du concours Operalia 2023. Ces Victoires mettent aussi en lumière trois compositeurs français — Régis Campo, Francesco Filidei et Benoît Menut — qui portent haut les couleurs de la création hexagonale. Stéphane Bern présentera cette cérémonie qui continue, année après année, de célébrer nos talents nationaux dans un écrin prestigieux. Une belle tradition qui mérite d'être soutenue, tant elle participe au rayonnement de la musique classique française dans le paysage culturel européen. L'Ensemble intercontemporain nomme trois nouveaux chefs assistants Trois jeunes chefs d'orchestre ont été nommés assistants de l'Ensemble intercontemporain , la formation dirigée par Pierre Bleuse. Ils rejoindront l'institution à partir de janvier 2026 pour une durée de deux ans : Luibov Nosova, cheffe d'orchestre russe de 32 ans, Polina Lebedieva, cheffe ukrainienne de 24 ans, et Gabriel Durliat, pianiste et chef d'orchestre français de 24 ans. Cette nomination perpétue la mission de transmission chère à Pierre Boulez, fondateur de l'ensemble. Former de jeunes chefs à l'exigence de la musique contemporaine reste un enjeu capital pour l'avenir de notre patrimoine musical. Ces trois talents vont pouvoir se frotter aux partitions les plus audacieuses du répertoire et apprendre au contact des meilleurs solistes de France. Une excellente nouvelle qui montre que notre pays continue d'investir dans la formation des générations futures. Précédent Écouter le direct Suivant












