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  • La nuit fatale d'Henri Purcell : une porte close, une vie brisée | La Grande Musique

    Londres, novembre 1695 : ivre, Henri Purcell frappe en vain à sa porte, sa femme française refuse de lui ouvrir et le laisse dormir dehors dans le froid mordant de la nuit. Cette nuit d'errance dans les ruelles londoniennes sera fatale au compositeur de 35 ans, déjà atteint de tuberculose : quelques jours plus tard, il s'alite et s'éteint le 21 novembre 1695. Le podcast de Pauline Courtin raconte avec tendresse la destinée tragique de ce génie précoce, organiste à la cour dès 21 ans, créateur du premier opéra britannique "Didon et Énée" en 1690 et du "Roi Arthur" en 1691, qui repose désormais à Westminster à quelques mètres des grandes orgues qu'il a tant fait résonner. < Retour E.Rials, rédacteur 03/11/25 La nuit fatale d'Henri Purcell : une porte close, une vie brisée 1/1 Londres, novembre 1695 : ivre, Henri Purcell frappe en vain à sa porte, sa femme française refuse de lui ouvrir et le laisse dormir dehors dans le froid mordant de la nuit. Cette nuit d'errance dans les ruelles londoniennes sera fatale au compositeur de 35 ans, déjà atteint de tuberculose : quelques jours plus tard, il s'alite et s'éteint le 21 novembre 1695. Le podcast de Pauline Courtin raconte avec tendresse la destinée tragique de ce génie précoce, organiste à la cour dès 21 ans, créateur du premier opéra britannique "Didon et Énée" en 1690 et du "Roi Arthur" en 1691, qui repose désormais à Westminster à quelques mètres des grandes orgues qu'il a tant fait résonner. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant

  • Berlioz, l’exil à Nice avant le retour à la vie | La Grande Musique

    À Nice, Hector Berlioz reprend souffle, carnet en main, entre plage, tavernes et billard, tandis que la police le surveille avec méfiance. Il comprend enfin l'impasse de son histoire avec Marie Moke. L'inspiration revient : Roi Lear, puis Lélio, comme un sursaut après la tempête. Expulsé pour « espionnage », il rentre à Rome, puis à Paris. Harriet Smithson finira par l'épouser, Marie non — et Berlioz ne lui pardonnera jamais. < Retour E.Rials, rédacteur 28/12/25 Berlioz, l’exil à Nice avant le retour à la vie 1/1 À Nice, Hector Berlioz reprend souffle, carnet en main, entre plage, tavernes et billard, tandis que la police le surveille avec méfiance. Il comprend enfin l'impasse de son histoire avec Marie Moke. L'inspiration revient : Roi Lear, puis Lélio, comme un sursaut après la tempête. Expulsé pour « espionnage », il rentre à Rome, puis à Paris. Harriet Smithson finira par l'épouser, Marie non — et Berlioz ne lui pardonnera jamais. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant

  • Laurent Couson invite au dialogue des cultures à Saint-Étienne-du-Mont | La Grande Musique

    Le 24 novembre à 20h30, Laurent Couson crée "The Book of Life" en l'église Saint-Étienne-du-Mont, une œuvre traversant neuf langues et traditions spirituelles. Accompagné de la soprano libanaise Marie-José Matar et du choeur et Orchestre Sul Fiato, le compositeur signe une partition qui fait de la musique un langage universel de paix. Complice de Claude Lelouch depuis vingt-cinq ans, ancien directeur de l'Orchestre de Bangkok, Couson orchestre cette soirée annuelle devenue rendez-vous symbolique où se mêlent personnalités de toutes obédiences. Au programme : le Magnificat de Vivaldi, et Les Djinns, une création de Gabriel Fauré, puis cette œuvre-monde née de l'étude passionnée des textes sacrés et philosophiques, "The Book of Life". Un concert humanitaire dont les bénéfices soutiennent l'éducation artistique au Moyen-Orient via l'association Safe World Peace. < Retour E.Rials, rédacteur 16/11/25 Laurent Couson invite au dialogue des cultures à Saint-Étienne-du-Mont 1/1 Le 24 novembre à 20h30, Laurent Couson crée "The Book of Life" en l'église Saint-Étienne-du-Mont, une œuvre traversant neuf langues et traditions spirituelles. Accompagné de la soprano libanaise Marie-José Matar et du choeur et Orchestre Sul Fiato, le compositeur signe une partition qui fait de la musique un langage universel de paix. Complice de Claude Lelouch depuis vingt-cinq ans, ancien directeur de l'Orchestre de Bangkok, Couson orchestre cette soirée annuelle devenue rendez-vous symbolique où se mêlent personnalités de toutes obédiences. Au programme : le Magnificat de Vivaldi, et Les Djinns, une création de Gabriel Fauré, puis cette œuvre-monde née de l'étude passionnée des textes sacrés et philosophiques, "The Book of Life". Un concert humanitaire dont les bénéfices soutiennent l'éducation artistique au Moyen-Orient via l'association Safe World Peace. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Pour aller plus loin, lire aussi l'article de notre rédaction : Laurent Couson signe “The Book of Life” : une œuvre de lumière et de paix à Saint-Étienne-du-Mont et réservation pour "The Book of Life" en l'église Saint-Étienne-du-Mont le 24 novembre à 20h30 https://www.lagrandemusique.fr/podcast-laurent-poultier-du-mesnil Précédent Écouter le direct Suivant

  • Esther Abrami à l'Olympia : quand le violon célèbre enfin les compositrices oubliées | La Grande Musique

    Le 23 novembre prochain, la violoniste franco-britannique Esther Abrami investit la mythique salle parisienne pour un concert événement autour de son album "Women". Une soirée qui promet de redonner leurs lettres de noblesse à quatorze compositrices injustement effacées de l'histoire musicale. < Retour E.Rials, rédacteur 31/10/25 Esther Abrami à l'Olympia : quand le violon célèbre enfin les compositrices oubliées 1/1 Le 23 novembre prochain, la violoniste franco-britannique Esther Abrami investit la mythique salle parisienne pour un concert événement autour de son album "Women". Une soirée qui promet de redonner leurs lettres de noblesse à quatorze compositrices injustement effacées de l'histoire musicale. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Je dois l'avouer : lorsque j'ai découvert le projet d'Esther Abrami, quelque chose s'est remué en moi. Pas seulement l'enthousiasme du mélomane, mais cette conviction profonde que la grande musique mérite mieux que les oubliettes idéologiques dans lesquelles on a longtemps confiné les femmes compositrices. Cette jeune virtuose de trente ans, qui cumule plus d'un million d'abonnés sur les réseaux sociaux sans pour autant sacrifier l'exigence artistique, vient bousculer nos certitudes. Son album "Women", paru chez Sony Classical, n'est pas un énième manifeste féministe bruyant, mais un acte de justice musicale accompli avec grâce et rigueur. Le 23 novembre à l'Olympia, elle orchestrera ce que j'appelle une véritable réparation culturelle. La force du projet réside dans sa diversité temporelle et géographique. Esther Abrami a réuni quatorze compositrices qui traversent les siècles et les continents : des lauréates des Oscars comme Rachel Portman et Anne Dudley côtoient des figures historiques européennes telles que la Française Pauline Viardot, la Brésilienne Chiquinha Gonzaga, la Vénézuélienne Teresa Carreño ou l'Anglaise Ethel Smyth. Au cœur de l'album brille l'enregistrement en première mondiale du Concerto pour violon d'Ina Boyle, compositrice irlandaise de la fin de l'époque romantique dont l'œuvre spectaculaire dormait dans les archives. Pour l'interprétation, la violoniste s'est entourée de l'Orchestre symphonique de la radio de Vienne, dirigé par Irene Delgado-Jiménez, aux côtés de la pianiste Kim Barbier, de la harpiste Lavinia Meijer et de son propre quintette. Une distribution qui témoigne de l'ambition du projet : entre trente-cinq et cinquante-cinq euros, les Parisiens auront accès à un concert de niveau international dans ce temple de la chanson française qu'est l'Olympia. Ce qui me touche particulièrement dans la démarche d'Esther Abrami, c'est qu'elle refuse le folklore victimaire. Elle n'a pas choisi ces compositrices parce qu'elles étaient des femmes opprimées, mais parce que leur musique possède une "brillance musicale" et crée une "connexion émotionnelle" puissante. C'est exactement l'approche que j'attends d'une artiste chrétienne dans l'âme : reconnaître l'injustice sans tomber dans le ressentiment, célébrer le talent sans instrumentaliser la souffrance. La violoniste a d'ailleurs composé pour cet album une pièce originale intitulée "Transmission", titre magnifiquement évocateur qui résume sa mission : transmettre un héritage musical que les modes et les préjugés ont failli engloutir. Son podcast "Women in Classical", où elle interviewe des musiciennes influentes, et son précédent EP "Spotlight" consacré aux compositrices, prouvent que son engagement s'inscrit dans la durée et non dans l'opportunisme médiatique. Dans notre époque de déconstruction systématique, où l'on confond souvent mémoire et repentance, Esther Abrami nous rappelle que la tradition classique européenne a toujours su accueillir les talents féminins lorsque les circonstances sociales le permettaient. Ces compositrices n'ont pas été effacées par malveillance mais par les contingences d'une époque qui confiait aux hommes les rôles publics et aux femmes la sphère privée. Aujourd'hui, nous pouvons réparer cet oubli sans renier notre héritage, en redécouvrant des œuvres qui enrichissent notre patrimoine musical plutôt que de le condamner. C'est précisément ce que propose cette soirée à l'Olympia : non pas une table rase iconoclaste, mais une extension lumineuse du répertoire classique, dans le respect de ses codes et de son excellence. Pauline Viardot, chanteuse et compositrice du XIXe siècle, était déjà adulée de son vivant ; Ethel Smyth, suffragette et créatrice audacieuse, écrivait des opéras qui rivalisaient avec ceux de ses contemporains masculins. Le choix de l'Olympia n'est pas anodin. Cette salle mythique, temple de la variété française depuis près d'un siècle, accueille désormais la grande musique avec une régularité réjouissante. Je vois dans ce concert du 23 novembre un symbole de réconciliation entre culture populaire et culture savante, entre tradition et modernité. Esther Abrami, avec son million d'abonnés numériques et son exigence de conservatoire, incarne parfaitement cette synthèse. Elle prouve que l'on peut être enraciné dans l'excellence classique tout en parlant au plus grand nombre, que l'on peut défendre un héritage européen prestigieux sans élitisme hautain. À l'heure où notre pays doute de lui-même et de son rayonnement culturel, cette jeune femme nous rappelle que la France demeure une terre de grande musique, un creuset où se forge encore l'excellence artistique. Ce concert sera, j'en suis convaincu, l'un de ces moments rares où l'émotion musicale rejoint la conscience historique, où le plaisir esthétique rencontre la justice culturelle. https://www.olympiahall.com/agenda/esther-abrami/ Précédent Écouter le direct Suivant

  • Jean-Marc Ribes, le banquier qui joue du rock pour les Papillons blancs de Vincennes | La Grande Musique

    Président de la Banque Richelieu et rocker, Jean-Marc Ribes met sa passion et ses nombreux talents au service des Papillons blancs de Vincennes, association pour enfants et adultes handicapés à Montreuil. Avec son groupe de rock il donne une grande soirée caritative le 14 janvier 2026 à l’InterContinental Paris Le Grand et un concert sur la péniche du Pont Neuf, pour financer externat et futur internat. But ultime : offrir à ces jeunes un lieu sûr, lumineux, avec soins spécialisés et chambres individuelles, pour vivre dignement après leurs parents. < Retour E.Rials, rédacteur 24/11/25 Jean-Marc Ribes, le banquier qui joue du rock pour les Papillons blancs de Vincennes 1/1 Président de la Banque Richelieu et rocker, Jean-Marc Ribes met sa passion et ses nombreux talents au service des Papillons blancs de Vincennes, association pour enfants et adultes handicapés à Montreuil. Avec son groupe de rock il donne une grande soirée caritative le 14 janvier 2026 à l’InterContinental Paris Le Grand et un concert sur la péniche du Pont Neuf, pour financer externat et futur internat. But ultime : offrir à ces jeunes un lieu sûr, lumineux, avec soins spécialisés et chambres individuelles, pour vivre dignement après leurs parents. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Pour en savoir plus : https://www.lespapillonsblancsdevincennes.com https://banquerichelieu.com Bio de Jean-Marc Ribes : Dirigeant reconnu de la banque privée, Jean‑Marc Ribes a construit un parcours de long terme au sein de grandes maisons bancaires, avec un fil conducteur : le développement d’offres haut de gamme et le pilotage d’équipes au service d’une clientèle patrimoniale. Après des responsabilités à Neuflize (ABN AMRO), puis à Banque Palatine et à Louvre Banque Privée, il prend en 2025 la présidence du directoire de Banque Richelieu France . https://www.lagrandemusique.fr/podcast-laurent-poultier-du-mesnil Précédent Écouter le direct Suivant

  • Varsovie couronne, Strasbourg renonce : quand l'excellence côtoie les renoncements | La Grande Musique

    Entre triomphe pianistique polonais et contraintes budgétaires françaises, la semaine écoulée révèle les paradoxes d'un monde lyrique tiraillé entre ambition artistique et réalités économiques. Gloires et désillusions se côtoient dans cette actualité contrastée. < Retour E.Rials, rédacteur 31/10/25 Varsovie couronne, Strasbourg renonce : quand l'excellence côtoie les renoncements 1/1 Entre triomphe pianistique polonais et contraintes budgétaires françaises, la semaine écoulée révèle les paradoxes d'un monde lyrique tiraillé entre ambition artistique et réalités économiques. Gloires et désillusions se côtoient dans cette actualité contrastée. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Je vous l'avoue : cette semaine m'a laissé un goût doux-amer. D'un côté, le frisson de Varsovie où un jeune Américain vient d'inscrire son nom au panthéon des géants du piano. De l'autre, la désillusion strasbourgeoise, où l'une de nos plus belles maisons doit renoncer à ses rêves faute de moyens. C'est toute la contradiction de notre époque : l'excellence continue de briller, mais nos institutions peinent à maintenir le cap face aux turbulences budgétaires. Entre consécration internationale et renoncements hexagonaux, je vous invite à parcourir avec moi cette actualité qui dit beaucoup de l'état de notre monde musical. Eric Lu triomphe au Concours Chopin : l'Amérique retrouve Varsovie 55 ans après C'est aux alentours de deux heures du matin, le 21 octobre dernier, qu' Eric Lu a été sacré vainqueur du prestigieux Concours international de piano Chopin à Varsovie. Le pianiste américain de 27 ans devient ainsi le premier représentant des États-Unis à décrocher ce prix mythique depuis 1970. Élève de Dang Thai Son — lui-même lauréat en 1980 —, Eric Lu s'est imposé face à dix autres finalistes avec une interprétation qui a divisé le public. Les 60 000 euros de récompense et surtout les portes des plus grandes salles du monde s'ouvrent désormais à ce jeune prodige d'origine chinoise et taïwanaise. Mais comme le relate ResMusica dans son compte-rendu de la finale , le verdict a suscité des sifflements dans la salle, révélant les tensions qui entourent toujours ce concours quasi centenaire. Cette victoire confirme néanmoins qu'au-delà des polémiques, le talent finit toujours par s'imposer sur la scène internationale. L'Opéra du Rhin contraint d'abandonner Follies : les réalités économiques rattrapent les ambitions Coup dur pour Strasbourg. L'Opéra national du Rhin annonce devoir renoncer à la nouvelle production de Follies , la comédie musicale de Stephen Sondheim prévue pour juin 2026. Le retrait du Théâtre du Châtelet de ce projet de coproduction, couplé aux difficultés à rassembler les financements nécessaires, contraint l'institution alsacienne à faire machine arrière. Cette annulation illustre cruellement les défis auxquels nos opéras régionaux font face. L'OnR, qui doit entamer de lourds travaux de rénovation entre 2028 et 2033, propose néanmoins une solution de repli : Gypsy, autre comédie musicale de Jule Styne avec des paroles signées... Sondheim justement, toujours mise en scène par Laurent Pelly et avec Natalie Dessay. Un lot de consolation qui ne masque pas l'inquiétude face à ces renoncements qui s'accumulent dans le paysage lyrique français. Nos maisons d'opéra méritent mieux que cette gestion au jour le jour qui sacrifie l'ambition artistique sur l'autel des restrictions budgétaires. Victoires de la Musique Classique 2025 : les nommés dévoilés avant la cérémonie de mars La 32e édition des Victoires de la Musique Classique se précise. La liste des nommés a été dévoilée , et la cérémonie se tiendra début mars 2026 à l'Opéra de Rouen Normandie, avec une retransmission sur France 3 et France Musique. Côté artistes lyriques, trois belles voix s'affrontent : la mezzo-soprano Adèle Charvet, le baryton Stéphane Degout et la mezzo Lucile Richardot. Dans la catégorie Révélation, on trouve la mezzo Floriane Hasler, le ténor Julien Henric et la soprano Julie Roset, lauréate du concours Operalia 2023. Ces Victoires mettent aussi en lumière trois compositeurs français — Régis Campo, Francesco Filidei et Benoît Menut — qui portent haut les couleurs de la création hexagonale. Stéphane Bern présentera cette cérémonie qui continue, année après année, de célébrer nos talents nationaux dans un écrin prestigieux. Une belle tradition qui mérite d'être soutenue, tant elle participe au rayonnement de la musique classique française dans le paysage culturel européen. L'Ensemble intercontemporain nomme trois nouveaux chefs assistants Trois jeunes chefs d'orchestre ont été nommés assistants de l'Ensemble intercontemporain , la formation dirigée par Pierre Bleuse. Ils rejoindront l'institution à partir de janvier 2026 pour une durée de deux ans : Luibov Nosova, cheffe d'orchestre russe de 32 ans, Polina Lebedieva, cheffe ukrainienne de 24 ans, et Gabriel Durliat, pianiste et chef d'orchestre français de 24 ans. Cette nomination perpétue la mission de transmission chère à Pierre Boulez, fondateur de l'ensemble. Former de jeunes chefs à l'exigence de la musique contemporaine reste un enjeu capital pour l'avenir de notre patrimoine musical. Ces trois talents vont pouvoir se frotter aux partitions les plus audacieuses du répertoire et apprendre au contact des meilleurs solistes de France. Une excellente nouvelle qui montre que notre pays continue d'investir dans la formation des générations futures. Précédent Écouter le direct Suivant

  • Laurent Couson signe “The Book of Life” : une œuvre de lumière et de paix à Saint-Étienne-du-Mont | La Grande Musique

    La nouvelle création du compositeur et chef d’orchestre Laurent Couson, The Book of Life, sera donnée en concert le lundi 24 novembre 2025 à l’Église Saint-Étienne-du-Mont à Paris. Inspirée par les textes sacrés et la poésie universelle, cette œuvre pour chœur, orchestre et solistes s’inscrit dans la continuité du message humaniste de son précédent Requiem XIX. < Retour E.Rials, rédacteur 13/10/25 Laurent Couson signe “The Book of Life” : une œuvre de lumière et de paix à Saint-Étienne-du-Mont 1/1 La nouvelle création du compositeur et chef d’orchestre Laurent Couson, The Book of Life, sera donnée en concert le lundi 24 novembre 2025 à l’Église Saint-Étienne-du-Mont à Paris. Inspirée par les textes sacrés et la poésie universelle, cette œuvre pour chœur, orchestre et solistes s’inscrit dans la continuité du message humaniste de son précédent Requiem XIX. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Une prière universelle en musique Avec The Book of Life , Laurent Couson poursuit son exploration des grands textes spirituels et de leur portée humaniste. Après le succès durable de Requiem XIX , interprété depuis quatre ans dans des églises, synagogues et opéras laïques, le compositeur offre une nouvelle création porteuse d’espérance. Au cœur de cette œuvre, Couson tisse un dialogue entre les traditions religieuses et les voix du monde. S’inspirant du Livre de l’Ecclésiaste , méditation intemporelle sur le sens de la vie, il y associe un poème original en anglais, d’une intensité lumineuse, qui invite chaque être humain à être « inscrit dans le Livre de la Vie ». Cette prière, inspirée du rituel de Yom Kippour et du célèbre Kol Nidrei , est ici restituée dans sa langue d’origine, l’araméen, comme un écho à la profondeur du sacré. Pour enrichir cette fresque sonore, Couson fait dialoguer trois poètes issus de cultures et de époques différentes : le mystique persan Hâfez, le marocain Hatim de Tavy, et la sainte espagnole Thérèse d’Avila. Trois sensibilités, trois langues, un même appel à la fraternité universelle. Une œuvre pour chœur, orchestre et voix solistes The Book of Life retrouve la formation chère au compositeur : une soprano soliste en dialogue avec un chœur mixte, soutenus par un orchestre à cordes et le piano. La soprano libanaise Marie José Matar , au timbre lumineux et expressif, incarnera la voix soliste, tandis que le pianiste Guillaume Vincent apportera son élégance et sa précision à cette création. Ils seront accompagnés par le chœur et l’orchestre Sul Fiato , placés sous la direction de Laurent Couson lui-même. Cette alchimie entre écriture contemporaine et textures chorales classiques promet un moment d’émotion rare, à la fois spirituel et profondément humain. Vivaldi et Fauré en ouverture En première partie de ce concert exceptionnel, le public entendra deux chefs-d’œuvre du répertoire choral dirigés par Matthieu Cabanés : le Magnificat de Vivaldi (1715), éclatante célébration de la foi baroque, et Les Djinns de Gabriel Fauré (1875), cantate dramatique qui met en relief la puissance des masses chorales et des contrastes orchestraux. Ce choix de répertoire crée un pont esthétique entre le passé et le présent, entre la ferveur baroque et la modernité lyrique de Couson. L’ensemble de la soirée s’annonce comme un véritable voyage spirituel et musical. Un concert au service de la paix Fidèle à sa vision d’un art porteur de sens, Laurent Couson associe cette création à des actions humanitaires concrètes. Le concert est organisé en partenariat avec l’association Safe World Peace , engagée dans l’éducation artistique des enfants défavorisés, ainsi qu’avec l’association Balagan , symbole du dialogue interculturel. Soutenu par le Groupe Mirwault , La Grande Musique et le Club de l’audiovisuel , cet événement transcende le simple cadre musical pour devenir un acte de fraternité et d’espoir. Un message universel Laurent Couson, musicien du métissage culturel, livre avec The Book of Life une œuvre à la fois spirituelle et résolument contemporaine. En réunissant poètes, langues et traditions de tous horizons, il signe un hymne à la paix et à la vie, dans un contexte mondial où le dialogue entre les cultures apparaît plus nécessaire que jamais. Pour aller plus loin, écoutez le podcast de la grande interview de Laurent Couson : Rendez-vous le 24 novembre 2025 à 20h30 à l’Église Saint-Étienne-du-Mont (Paris 5e) pour découvrir cette création, porteuse d’émotion et d’espérance, qui promet d’inscrire durablement son empreinte dans le paysage musical sacré. Laurent Couson invite au dialogue des cultures à Saint-Étienne-du-Mont https://my.weezevent.com/the-book-of-life-magnificat Précédent Écouter le direct Suivant

  • Contact | La Grande Musique

    Contactez notre équipe de LA GRANDE MUSIQUE la radio de la musique classique et des opéras. CONTACT Nom E-mail Objet Message Envoyer Merci pour votre envoi !

  • Hervé Ribaud‑Shinberg, chant lyrique, discipline et succès chez Intermarché comme sur scène | La Grande Musique

    De son enfance bercée par Beethoven et la musique populaire, à sa carrière brillante dans les médias et chez Intermarché, Hervé Ribaud‑Shinberg raconte comment la discipline quotidienne du chant lyrique a structuré ses vies personnelle et professionnelle. Avec une lucidité précoce, il choisit d’en faire une passion exigeante, nourrie par le conservatoire, les récitals et une écoute permanente. Son parcours professionnel aussi exigeant que l’art lyrique qui l’anime, est celui d’un passionné qui aime les illustres maisons et les marques qu’il sert avec brio. Il dévoile avec enthousiasme les coulisses du désormais incontournable Festival Poulenc & Friends, lancé avec Joseph Birnbaum et déjà à l’équilibre, avant un rendez-vous annoncé du 9 au 15 août 2026. < Retour E.Rials, rédacteur 21/12/25 Hervé Ribaud‑Shinberg, chant lyrique, discipline et succès chez Intermarché comme sur scène 1/1 De son enfance bercée par Beethoven et la musique populaire, à sa carrière brillante dans les médias et chez Intermarché, Hervé Ribaud‑Shinberg raconte comment la discipline quotidienne du chant lyrique a structuré ses vies personnelle et professionnelle. Avec une lucidité précoce, il choisit d’en faire une passion exigeante, nourrie par le conservatoire, les récitals et une écoute permanente. Son parcours professionnel aussi exigeant que l’art lyrique qui l’anime, est celui d’un passionné qui aime les illustres maisons et les marques qu’il sert avec brio. Il dévoile avec enthousiasme les coulisses du désormais incontournable Festival Poulenc & Friends, lancé avec Joseph Birnbaum et déjà à l’équilibre, avant un rendez-vous annoncé du 9 au 15 août 2026. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Hervé Ribaud‑Shinberg est spécialiste des médias et de l’acquisition, aujourd’hui Directeur Marketing Médias, Trafic & Acquisition chez Intermarché (Groupement des Mousquetaires), où il pilote notamment les achats médias on/offline, la consolidation et la productivité des investissements, ainsi que des sujets data (DMP, modélisation économétrique). Avant Intermarché, il a passé une grande partie de sa carrière chez Havas Media Group, où il a occupé plusieurs postes de direction (audio, achats, publishing, presse et expertise), après des expériences dans l’univers radio et agence chez NRJ Group, Zenith et Mindshare. Il siège aussi dans des instances de la profession, notamment au sein de Médiamétrie (comité Radio) et de l’Union des marques. https://www.lagrandemusique.fr/podcast-laurent-poultier-du-mesnil Précédent Écouter le direct Suivant

  • La Walkyrie à l’Opéra Bastille : un nouvel essor pour le Ring wagnérien parisien | La Grande Musique

    Du 11 au 30 novembre 2025, la capitale accueille un sommet lyrique sous la baguette de Pablo Heras-Casado < Retour E.Rials, rédacteur 06/10/25 La Walkyrie à l’Opéra Bastille : un nouvel essor pour le Ring wagnérien parisien 1/1 Du 11 au 30 novembre 2025, la capitale accueille un sommet lyrique sous la baguette de Pablo Heras-Casado Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Le rideau se lève bientôt sur une production ambitieuse et attendue : La Walkyrie , deuxième volet de la tétralogie du Ring de Wagner, s’installe à l’Opéra Bastille du 11 au 30 novembre 2025. Cette présentation s’inscrit dans la continuité artistique d’une exploration progressive de l’Anneau organisée par l’Opéra national de Paris, qui après L’Or du Rhin donne vie à un second chapitre du cycle avec une approche renouvelée. Une proposition scénique osée — et intime La mise en scène est signée Calixto Bieito , figure emblématique du théâtre lyrique contemporain, connu pour ses choix esthétiques radicaux et souvent politiquement chargés. Pour ce Ring , il propose une relecture qui mêle les sources mythologiques à une dramaturgie ancrée dans nos questionnements contemporains, notamment sur la technologie, le pouvoir et la surveillance. Cette orientation, déjà perceptible dans la première partie du cycle, confère à La Walkyrie un climat sombre où la passion, la révolte et la fatalité trouvent une résonance immédiate avec notre époque. Sur le plan visuel, l’espace scénique s’appuie sur une scénographie de Rebecca Ringst , faite de structures modulables, de cages métalliques et de voiles successifs, qui se déploient au fil des actes pour dessiner une architecture où se mêlent confinement, transparence et métamorphose. Cette scénographie permet de mettre en valeur le geste dramatique et musical sans l’alourdir de trop de symboles. Bieito n’en est pas à son coup d’essai dans Wagner : dans sa version de Das Rheingold à Paris, l’usage d’éléments spectaculaires — costumes contemporains inattendus, références visuelles à la technologie — avait déjà suscité débats et controverses. (À noter : cette version intégrait des symboles numériques, des éléments de culture pop dans les costumes et une esthétique post-industrielle). Mais ici, plus qu’une provocation, il s’agit d’une plongée dans l’intime des personnages, avec une réalité visuelle souvent crue, ponctuée de retours métaphoriques au monde extérieur. Une direction musicale à la croisée des climats À la tête de l’orchestre de l’Opéra de Paris et des chœurs, Pablo Heras-Casado incarne un point d’équilibre entre les grandes vagues wagnériennes et une lisibilité nuancée des motifs. Sa prise en charge du cycle du Ring à Paris a été saluée pour sa clarté, son sens de la ligne, et son intelligence dramaturgique — qualités déjà perceptibles lors de la création de Das Rheingold . Certains critiques ont toutefois relevé une approche parfois trop « sobre » pour un tel univers orchestral, manquant peut-être de flamboyance dans les moments les plus extrêmes du drame. Dans La Walkyrie , Heras-Casado articule le grand souffle – les masses orchestrales, les cuivres imposants, les chœurs en puissance – et les instants de silence, de respiration intérieure, qui donnent toute sa densité aux personnages. Il inscrit son propos dans une écriture musicale portée vers l’humain, moins dominée par l’effet spectaculaire que par le mouvement dramatique. Des personnages à la croisée des conflits Cet opéra s’éloigne des figures divines pour plonger dans la condition humaine : Siegmund et Sieglinde, jumeaux unis par un amour que l’interdit et la fatalité condamnent ; Brünnhilde, la Walkyrie qui, bouleversée par l’élan humain, choisit de désobéir à son père Wotan. Le drame fait entendre les tiraillements entre l’ordre cosmique et la puissance intérieure de l’être — une tension que Wagner traduit avec une acuité mélodique et harmonique foisonnante. La distribution retenue réunit des voix appelées à porter cette ambition dramatique : Iain Paterson, Elza van den Heever, Stanislas de Barbeyrac, Ève-Maud Hubeaux, Günther Groissböck, Tamara Wilson, entre autres, ont été annoncés pour incarner les protagonistes majeurs. Il faut saluer ici le travail de direction artistique pour aligner cette distribution sur les exigences vocales et scéniques du projet. Enjeux culturels et accueil attendu Monter La Walkyrie dans le cadre de la saison 2025-2026 représente un défi tout sauf symbolique : l’Opéra de Paris engage ici une partie de son prestige lyrique dans un cycle exigeant, visuellement et musicalement. Le pari est double : offrir au public parisien une plongée ambitieuse dans l’univers wagnérien, tout en assurant la cohérence artistique nécessaire à la poursuite du cycle vers Siegfried puis Le Crépuscule des Dieux . Les représentations se dérouleront du 11 au 30 novembre 2025, avec des tarifs oscillant entre 105 € et 220 €. La durée annoncée est de 4h45, avec deux entractes, et un surtitrage en français et en anglais. Cette production sera enregistrée pour diffusion sur France Musique, notamment le 24 janvier 2026 dans l’émission Samedi à l’Opéra . La programmation de La Walkyrie marque aussi une inscription dans le calendrier commémoratif : 2026 célèbrera les 150 ans de la création du Ring , ce qui confère une urgence symbolique à l’exécution de l’ensemble du cycle à Paris. Les spectateurs peuvent donc anticiper non seulement un grand spectacle en novembre, mais la perspective d’un événement lyrique global à venir. Vers un nouvel âge du Ring à Paris Avec cette présentation de La Walkyrie , l’Opéra Bastille signe une étape charnière de son projet wagnérien. La rencontre entre l’univers visuel radical de Bieito et la direction musicale nuancée de Heras-Casado dessine une lecture du Ring qui n’est pas un simple hommage, mais une proposition scénique forte — un pont entre la légende et notre siècle. Le public parisien est invité à prendre place dans cette traversée où l’affaire de cœur, de révolte et de sacrifice trouve une parole contemporaine et incandescente. Opéra Bastille du 11 au 30 novembre 2025 de 105 € à 220 € 4h45 avec 2 entractes https://www.operadeparis.fr/saison-25-26/opera/la-walkyrie#around-artwork Précédent Écouter le direct Suivant

  • Actus de musique classique | La Grande Musique

    Les actualités de la musique classique, les articles de la rédaction sur l'univers de la musique classique, des opéras, des ballets. Les actualités de la musique classique. Découvrez les tendances, ce qui fait le buzz, les artistes, les événements à l'affiche, et votre revue de presse personnelle de l'actualité musicale de la musique classique. Vincent Guyo relance le Château du Maréchal de Saxe Vincent Guyo relance avec son père le prestigieux Château du Maréchal de Saxe, monument historique à 20 minutes de Paris, avec deux restaurants et bientôt un projet hôtelier. Entrepreneur du bâtiment (TFL), il raconte l’achat en 2024, l’urgence de remettre chauffage et eau, puis les premiers travaux pour sauver façades, corniches et grande galerie. Ouvert le 7 janvier, le gastronomique Saxe sera rejoint le 1er juin par Le Pavillon, pour faire du domaine un vrai lieu de vie, d’événements et de patrimoine retrouvé. Louise Farrenc, la compositrice qui a conquis le Conservatoire Dans les couloirs du Conservatoire de Paris, on remonte le temps jusqu’à Louise Farrenc, compositrice française du XIXe siècle, longtemps restée dans l’ombre. Portée par l’éducation musicale que lui offre son père puis par l’appui indéfectible de son mari éditeur, elle s’impose aussi comme pédagogue. Nommée professeure en 1842, elle forme des générations d’élèves et finit par obtenir, après des années d’injustice, l’égalité salariale. Louise Bertin, la compositrice qui a fait plier Victor Hugo À 26 ans, fragile mais déterminée, Louise Bertin veut devenir compositrice et vise un coup d’éclat à Paris. Elle obtient de Victor Hugo le livret d’un opéra tiré de Notre-Dame de Paris, malgré son refus de “mettre de la musique sur ses vers”. Créée à l’Opéra en 1836 sous le titre La Esmeralda, l’œuvre est victime d’une cabale politico-mondaine et disparaît après six représentations. Bashar Nasri Président de Dorin, le parfum né à l’ombre de Marie‑Antoinette Bashar Nasri raconte l’histoire de Dorin, maison de parfum française née au XVIIIe siècle. Marie-Antoinette et Louis XVI avaient décerné à la Maison Dorin le titre de « fournisseur de la cour de Versailles » pour la qualité de ses poudres et fards. Né à Damas, musicien puis entrepreneur, Bashar Nasri évoque un parcours d’opportunités, jusqu’à relancer cette marque patrimoniale et ses archives comme un véritable trésor. Dernière création évoquée: « God is coming down », un parfum inspiré des senteurs d’église, pensé comme un appel à la paix et destiné au pape. La Traviata, ou l’art de croire à la seconde chance Verdi transforme un scandale parisien en opéra‑coup de poing : La Traviata, née de La Dame aux Camélias, raconte comment les conventions brisent l’amour. Mais en 1853, à La Fenice, la censure et un casting bancal sabotent la première : Violetta paraît trop "saine", le ténor est malade, le baryton boude. Fiasco sur le moment, triomphe ensuite : Verdi mise sur le temps… et gagne. Nadège Gautier : la confiture élevée au rang d'art Sous le viaduc des Arts, à deux pas de Bastille, Nadège Gaultier orchestre depuis dix ans une partition gourmande où la cerise rencontre le thé fumé et la carotte se marie à la passion. À l'occasion du lancement d'une collection exclusive pour l'Opéra de Paris, la fondatrice de la Confiture Parisienne dévoile sa recette du succès : 250 000 pots par an, des collaborations avec Fragonard et le Musée d'Orsay, et cette obsession de faire aussi bon que beau. Entre les chaudrons en cuivre de son atelier-boutique du 17 avenue Daumesnil, elle défend un artisanat parisien où l'excellence passe par la répétition, le talent de ses deux cheffes pâtissières et une approche unique : moins de sucre, plus d'audace gustative Pourquoi La Malibran s'appelait-elle… La Malibran ? New York, hiver 1826. Maria Garcia, dix-sept ans à peine, éblouit les salles d'opéra américaines aux côtés de son père tyrannique, le ténor Manuel Garcia. Pour échapper à ses menaces, elle épouse un homme d'affaires quinquagénaire, Eugène Malibran, qui lui donne son nom… et l'entraîne dans ses faillites successives. Maria le quitte, rentre en Europe, et entame une carrière triomphale sous le nom qui ne la quittera plus. Mais l'Amérique la poursuit : passionnée d'équitation depuis New York, elle meurt à 28 ans d'une chute de cheval en Angleterre, laissant une légende intacte. Francis Poulenc and Friends 2026 : le festival exceptionnel qui fait vibrer l'Aveyron cet été Cinq stars de la musique classique ont déjà confirmé leur présence à la deuxième édition du Festival Francis Poulenc & Friends, qui se tiendra du 9 au 16 août 2026 dans plusieurs villages de l'Aveyron. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musique de chambre et de chant lyrique. Victor Hugo revit à travers les voix de Christophe Barbier et Pauline Courtin Ce 19 février, la Salle Cortot accueille un spectacle au bénéfice de l'École normale de musique de Paris, où le géant de la littérature française dialogue avec les plus grands compositeurs romantiques. Entre récitation et mélodies lyriques, l'Homme-Siècle nous parle encore. Prince Joachim Murat : réindustrialiser la France comme au temps de Napoléon III (émission et podcast) SAR le prince Joachim Murat, président de la Fondation Galilé et co-auteur de l'ouvrage Napoléon III l'incompris publié aux éditions du Djakkon, établit un parallèle détaillé entre l'industrialisation ambitieuse du Second Empire et les défis industriels contemporains que la France doit relever aujourd'hui. Au cours de son intervention dans La Grande Interview, il explique en profondeur comment la Fondation Galilé a mis en place un dispositif d'incubation entièrement gratuit destiné à accompagner des start-ups industrielles strictement « Made in France », une démarche qui fait directement écho aux réformes sociales et économiques innovantes menées sous Napoléon III, lesquelles avaient permis de doubler le produit intérieur brut français en l'espace de 18 ans. Giovanni-Francesco Grossi, dit Siface, le castrat qui défiait tout (émission et podcast) Giovanni-Francesco Grossi avait tout : une voix sublime qui faisait pleurer les cours d'Europe, des cachets astronomiques, des maîtresses aristocrates. Le 12 février 1653, il naît en Toscane et choisit très jeune la castration pour préserver son timbre exceptionnel. Surnommé Siface après un triomphe à Venise, adulé à Londres où Purcell compose pour lui, ce ténor de légende multiplie aussi les caprices, les scandales amoureux et les liaisons dangereuses. Sa liaison avec la Comtesse Elena Forni lui sera fatale : en mai 1697, sur la route de Ferrare, les frères de sa maîtresse le font assassiner à coups de couteau. Il avait 44 ans et laissait derrière lui le souvenir d'une voix inoubliable et d'un destin tragique. Fanny Mendelssohn, le génie derrière le nom (émission et podcast) En 1842, à Londres, la reine Victoria chante un lied qu’elle croit signé Félix Mendelssohn… avant d’apprendre qu’il est de sa sœur, Fanny. Élevée dans l’ombre, brillante pianiste et compositrice, elle voit ses œuvres publiées sous le nom de son frère pour être entendues. Elle finira pourtant par imposer sa signature, laissant 466 partitions, avant de mourir foudroyée en plein concert en 1847, à 41 ans. Rami Mekdachi, artiste pluridisciplinaire, entrepreneur visionnaire et fondateur de Lola James Harper (interview et podcast) Une bougie qui raconte un lieu : voilà l’idée qui guide Rami Mekdachi, fondateur de Lola James Harper, invité de La Grande Musique. Dans cette conversation, il explique comment un parfum d’ambiance peut transformer une pièce en décor mental, et faire surgir un « ailleurs » dès qu’on allume une flamme. Pour lui, il y a deux mondes : l’odeur de lieu et l’eau de toilette. La première, pensée pour l’espace, cherche à capturer l’âme d’un endroit, réel ou disparu, en convoquant ses archétypes : le bois, les tissus, la lumière, l’histoire qu’on devine dans les détails. La seconde, portée sur la peau, agit « comme un vêtement » : elle change l’attitude, raconte une philosophie de vie, et se construit comme une grande composition, avec notes de tête, de cœur et de fond. Rami Mekdachi explique sa méthode, presque cinématographique : l’œil prépare le nez. La couleur du flacon, l’image d’un lieu, la photographie qui accompagne l’objet… tout oriente la manière dont on sent. Derrière la technique, il place la présence au centre, que ce soit pour composer une fragrance, saisir un portrait ou fabriquer une émotion. Antoinette de Saint‑Huberty, la diva qui chantait au milieu des complots Cantatrice star de la fin du XVIIIe siècle, Antoinette de Saint‑Huberty traverse Révolution et cours d’Europe comme une héroïne de roman. Divorcée d’un mari tyrannique, protégée de Louis XVI, elle épouse le comte d’Antraygues et le suit entre Paris, la Russie de Catherine II et l’Italie napoléonienne, au gré des intrigues diplomatiques. Exilée en Angleterre, elle est finalement assassinée en 1812, quand les services britanniques cherchent à récupérer le testament original de Louis XVI. La Biennale des quatuors à cordes 2026 : huit jours où Paris écoute autrement Du 10 au 18 janvier, la Philharmonie de Paris fait du quatuor un laboratoire à ciel fermé : grands noms, jeunes ensembles, création et questions très concrètes sur ce que signifie « être quartettiste » aujourd’hui. Une semaine pour réapprendre à écouter, sans jargon. Hervé Ribaud‑Shinberg et Joseph Birnbaum, l’amitié musicale à l’origine du festival Francis Poulenc & Friends De Courbevoie à l’Aveyron, une rencontre décisive fait naître un projet rare et brillant. Hervé Ribaud‑Shinberg et Joseph Birnbaum racontent leur “coup de cœur musical”, entre exigence, écoute passionnée et plaisir de jouer ensemble. De cette complicité rare et précieuse est né le festival Francis Poulenc & Friends, le long du Lot, qui est attendu du 9 au 15 août 2026 pour sa deuxième édition, avec des concerts, les clés d’écoute accessibles à tous, et la promesse de découvertes extraordinaires. Berlioz, l’exil à Nice avant le retour à la vie À Nice, Hector Berlioz reprend souffle, carnet en main, entre plage, tavernes et billard, tandis que la police le surveille avec méfiance. Il comprend enfin l'impasse de son histoire avec Marie Moke. L'inspiration revient : Roi Lear, puis Lélio, comme un sursaut après la tempête. Expulsé pour « espionnage », il rentre à Rome, puis à Paris. Harriet Smithson finira par l'épouser, Marie non — et Berlioz ne lui pardonnera jamais. Hervé Ribaud‑Shinberg, chant lyrique, discipline et succès chez Intermarché comme sur scène De son enfance bercée par Beethoven et la musique populaire, à sa carrière brillante dans les médias et chez Intermarché, Hervé Ribaud‑Shinberg raconte comment la discipline quotidienne du chant lyrique a structuré ses vies personnelle et professionnelle. Avec une lucidité précoce, il choisit d’en faire une passion exigeante, nourrie par le conservatoire, les récitals et une écoute permanente. Son parcours professionnel aussi exigeant que l’art lyrique qui l’anime, est celui d’un passionné qui aime les illustres maisons et les marques qu’il sert avec brio. Il dévoile avec enthousiasme les coulisses du désormais incontournable Festival Poulenc & Friends, lancé avec Joseph Birnbaum et déjà à l’équilibre, avant un rendez-vous annoncé du 9 au 15 août 2026. Berlioz, la jalousie au bord du gouffre à Gênes Deux pistolets sur un lit, un costume de soubrette et une diligence vers Paris : Hector Berlioz, trahi, frôle l’irréparable. Parti pour tuer la famille Moke, il perd son déguisement en route, improvise, puis vacille sur les remparts de Gênes avant de tomber à l’eau. Repêché et calmé, il choisit finalement la musique plutôt que le crime, et reprend la route vers Nice, encore habité par le tumulte. Un Noël napolitain à la lueur des bougies Laissez-moi vous raconter comment Heather Newhouse, le Concert de l’Hostel Dieu et leurs tarentelles baroques vont transformer la Salle Gaveau en petite chapelle de Naples, le 19 décembre 2025. Daria Davidoff, la voix qui fait vibrer la Grande Musique Découverte enfant grâce à une oreille absolue et un piano familial, Daria Davidoff a peu à peu délaissé le clavier pour embrasser une carrière de soprano, du Conservatoire Tchaïkovski aux scènes du Bolchoï, du Mariinsky et des tournées en Chine. Formée en Russie puis en Italie auprès des maîtres du bel canto, elle cultive un art du chant à la fois virtuose et profondément expressif, du baroque à Puccini. Désormais installée à Paris, elle prépare de nouveaux projets entre opéra, jazz et musiques de film, que les auditeurs de La Grande Musique pourront bientôt découvrir. Quand le Prix de Rome brise les fiançailles d’Hector Berlioz À Rome, Berlioz devrait savourer son triomphe, mais chaque jour sans lettre de Camille creuse l’angoisse d’un fiancé exilé. Quand il apprend à Florence que sa belle-mère a arrangé un mariage avec le pianiste Camille Pleyel, sa victoire au Prix de Rome se fissure comme un décor en carton-pâte. Ce courrier brutal, qui l’enjoint même à ne pas se suicider, transforme le rêve romain en tragédie sentimentale et nourrit pour toujours la fièvre de sa musique. Caroline Murat, la princesse pianiste fête les 20 ans du Gstaad New Year Music Festival Caroline Murat, pianiste et héritière des Haffner, famille liée à Mozart, célèbre les 20 ans du Gstaad New Year Music Festival en Suisse, du 26 décembre 2025 au 10 janvier 2026 sous le haut patronage de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco. Placido Domingo, Cecilia Bartoli et ses Musiciens du Prince, Vittorio Grigolo, Xabier Anduaga ou Asmik Grigorian y côtoient de jeunes voix découvertes par la « princesse pianiste ». Avec des concerts gratuits pour les moins de 25 ans et une exigence artistique farouche, ce Nouvel An musical veut gagner un public nouveau à la musique classique. Berlioz, l’amour plus fort que les barricades Hector Berlioz joue son destin amoureux et musical au printemps 1830 : pour épouser la pianiste Marie Moke à Paris, il doit conquérir le Prix de Rome et écrire La mort de Sardanapale. Tandis que grondent les Trois Glorieuses, le jeune compositeur s'enferme à l’Académie des Beaux-Arts, partagé entre révolution et passion. Ce deuxième épisode du podcast déroule ce roman vrai, où l’ambition artistique se heurte au calcul froid de Maria-Magdalena Moke et à l’ombre du riche rival Camille Pleyel. Delphyne Dabezies du soleil de Madagascar au caviar de luxe À Madagascar, Delphyne Dabezies a transformé un rêve de soleil en épopée entrepreneuriale, entre broderies de luxe et caviar d’exception responsable, avec son mari Christophe Dabezies et Alexandre Guerrier, trois dynamiques entrepreneurs français installés depuis la fin des années 90 à Madagascar. Spécialisés dans la confection de vêtements pour les Maisons de Luxe et de Haute Couture du monde entier, ils se lancent dans une aventure humaine exceptionnelle et créent Acipenser, leur propre ferme d’esturgeons pour fonder la Maison de Luxe Rova Caviar Madagascar. À la tête d’Akanjo et de Rova Caviar, Delphyne Dabezies fait rayonner le savoir-faire malgache, en formant des milliers de salariés et en protégeant le lac qui abrite ses esturgeons. De la dentelle au fil au rarissime persicus servi au Ritz, son aventure racontée au micro de LA GRANDE MUSIQUE mêle défi industriel, haute gastronomie et engagement social. Berlioz, le jour où la jalousie faillit tuer Le 1er avril 1831, à Florence, Hector Berlioz lâche la musique pour un fantasme de meurtre. Lauréat du Prix de Rome et exilé à la Villa Médicis, le compositeur apprend que sa fiancée Marie Moke a épousé le riche facteur de pianos Camille Pleyel à Paris. Dans cette fureur romantique, jalousie, trahison et Symphonie fantastique s’entrelacent comme une partition prête à exploser. Jean-Marc Ribes, le banquier qui joue du rock pour les Papillons blancs de Vincennes Président de la Banque Richelieu et rocker, Jean-Marc Ribes met sa passion et ses nombreux talents au service des Papillons blancs de Vincennes, association pour enfants et adultes handicapés à Montreuil. Avec son groupe de rock il donne une grande soirée caritative le 14 janvier 2026 à l’InterContinental Paris Le Grand et un concert sur la péniche du Pont Neuf, pour financer externat et futur internat. But ultime : offrir à ces jeunes un lieu sûr, lumineux, avec soins spécialisés et chambres individuelles, pour vivre dignement après leurs parents. Jean-Nicolas Diatkine, au piano comme au volcan : un 29 novembre exceptionnel à la Salle Cortot Le 29 novembre à 20h, Salle Cortot, Jean-Nicolas Diatkine fait dialoguer Brahms, Schubert et Beethoven dans un récital placé sous le signe de la lumière arrachée à l’ombre. Un programme tendu comme un arc, pour un pianiste que la critique salue pour sa profondeur spirituelle autant que pour sa virtuosité. Le coup de canne qui tua Lully Le 8 janvier 1687, Lully dirige son Te Deum pour Louis XIV quand survient la catastrophe : un coup de canne sur l'orteil déclenche une gangrène mortelle. Le compositeur refuse obstinément l'amputation – il ne peut renoncer à la danse, ce plaisir essentiel – et cette vanité scelle son destin. Le 22 mars, après avoir composé « Pécheur, pécheur, il faut mourir », le maître de la musique baroque s'éteint à 54 ans, victime du plus absurde décès de l'histoire musicale. Laurent Couson invite au dialogue des cultures à Saint-Étienne-du-Mont Le 24 novembre à 20h30, Laurent Couson crée "The Book of Life" en l'église Saint-Étienne-du-Mont, une œuvre traversant neuf langues et traditions spirituelles. Accompagné de la soprano libanaise Marie-José Matar et du choeur et Orchestre Sul Fiato, le compositeur signe une partition qui fait de la musique un langage universel de paix. Complice de Claude Lelouch depuis vingt-cinq ans, ancien directeur de l'Orchestre de Bangkok, Couson orchestre cette soirée annuelle devenue rendez-vous symbolique où se mêlent personnalités de toutes obédiences. Au programme : le Magnificat de Vivaldi, et Les Djinns, une création de Gabriel Fauré, puis cette œuvre-monde née de l'étude passionnée des textes sacrés et philosophiques, "The Book of Life". Un concert humanitaire dont les bénéfices soutiennent l'éducation artistique au Moyen-Orient via l'association Safe World Peace. Quand la voix de Montserrat Caballé inspire le grand écran : un biopic ambitieux en cours de tournage Le cinéma se penche sur l'une des plus grandes voix de l'opéra espagnol. Le tournage du film « Caballé » vient de débuter entre Bilbao et Barcelone, retraçant l'ascension fulgurante de la soprano barcelonaise, de ses débuts modestes à sa consécration mondiale. Granados, noyé pour l'amour d'Amparo Le 24 mars 1916, le compositeur espagnol Enrique Granados rentre d'un triomphe américain – son opéra Goyescasovationné au Met, un concert à la Maison-Blanche. Mais à quinze heures cinquante-cinq, une torpille allemande éventre le Sussex au large de Dieppe. Repêché in extremis, Granados aperçoit sa femme Amparo en train de couler. Il replonge. Ils se noient ensemble. Le navire, lui, flottera encore : leur cabine intacte, leurs partitions retrouvées. À quarante-neuf ans, l'un des musiciens les plus originaux d'Espagne disparaît dans les eaux glacées, par amour. Entre turbulences et triomphes : la musique classique française à l'épreuve du feu La scène lyrique française connaît des jours agités où les questions politiques s'invitent brutalement dans les temples de la musique, tandis que des carrières s'achèvent et que d'autres s'élancent avec éclat. Quand la scène lyrique française dit adieu à ses légendes Entre hommages poignants et promesses d'avenir, l'actualité musicale nous rappelle la fragilité de l'art et la nécessité de le transmettre. De l'Opéra-Comique à Radio France, voici ce qui a marqué ces derniers jours. Bizet : la malédiction du chiffre trois 3 juin 1875, Opéra-Comique, trente-troisième de Carmen. Au troisième acte, Célestine Galli-Marié chante "La mort, toujours la mort" et s'effondre en hurlant : "Bizet est mort !" À Bougival, le compositeur vient de rendre l'âme. Georges Bizet avait trente-six ans. Trois mois plus tôt, le 3 mars, Carmen essuyait un échec retentissant devant Massenet, Gounod et Offenbach. Épuisé, il était parti se reposer à Bougival. Une baignade imprudente dans la Seine glacée déclenche fièvre et rhumatisme articulaire. Crise cardiaque fatale dans la nuit. La légende retiendra cette coïncidence glaçante : Carmen créée le troisième jour du troisième mois, Bizet mort trois mois plus tard jour pour jour. Bellini : mort suspecte à Paris 23 septembre 1835, villa de Puteaux. Vincenzo Bellini s'éteint à trente-trois ans après dix-huit jours d'agonie. Le compositeur de Norma et de La Somnambule, Légion d'honneur depuis le triomphe des Puritains, meurt isolé du monde. Le couple Levys, qui l'héberge, interdit l'accès à sa chambre. Même le baron d'Aquino se voit refouler par le jardinier. Bellini est soigné par un médecin italien sans droit d'exercer en France, le docteur Montallegri, qui pose des ventouses tandis que la dysenterie progresse. Rossini, alerté, exige une autopsie : ni poison ni choléra, mais une perforation intestinale fatale. Incompétence médicale ou séquestration coupable ? Le mystère demeure. Son cœur est embaumé, son corps ne regagnera Catane qu'en 1875. Alessandro Stradella : génie baroque, destin tragique 26 février 1682, Piazza Bianchi à Gênes. On découvre au matin le corps poignardé d'Alessandro Stradella, trente-neuf ans, compositeur prodige au destin fulgurant. Né à Bologne en 1643, il conquiert Rome avant d'être emprisonné pour avoir organisé de faux mariages. À Venise, il séduit la maîtresse d'un riche négociant et s'enfuit avec elle. Premier attentat : il survit de justesse, poignardé en pleine rue. À Gênes, il invente le Concerto Grosso, dialogue révolutionnaire entre orchestre et solistes que Corelli rendra célèbre. Mais Stradella replonge dans ses démons : tripot, prostitution… et passion fatale pour la fille d'un puissant marchand génois. Cette fois, les tueurs ne le ratent pas. Un musicien qui n'eut jamais le sens de la mesure. La nuit fatale d'Henri Purcell : une porte close, une vie brisée Londres, novembre 1695 : ivre, Henri Purcell frappe en vain à sa porte, sa femme française refuse de lui ouvrir et le laisse dormir dehors dans le froid mordant de la nuit. Cette nuit d'errance dans les ruelles londoniennes sera fatale au compositeur de 35 ans, déjà atteint de tuberculose : quelques jours plus tard, il s'alite et s'éteint le 21 novembre 1695. Le podcast de Pauline Courtin raconte avec tendresse la destinée tragique de ce génie précoce, organiste à la cour dès 21 ans, créateur du premier opéra britannique "Didon et Énée" en 1690 et du "Roi Arthur" en 1691, qui repose désormais à Westminster à quelques mètres des grandes orgues qu'il a tant fait résonner. Pauline Courtin et Christophe Barbier : l'amour, Hugo et Offenbach au Théâtre de Poche La soprano Pauline Courtin et le journaliste Christophe Barbier, couple à la scène comme à la ville, multiplient les projets artistiques au Théâtre de Poche-Montparnasse : après "Choses vues et chantées", leur spectacle autour de Victor Hugo qui mêle textes récités et poèmes chantés, ils reprennent à partir du 8 novembre "Offenbach et les trois empereurs", comédie musicale où Pauline incarne la diva Hortense Schneider aux côtés d'un pianiste Estonien incarnant le Tsar de Russie. Rencontrés sur scène lors d'un festival en Provence, ils vivent désormais entre Aix et Paris, jonglant entre les matinales politiques de Christophe (levé à 3h du matin) et les représentations théâtrales qui les réunissent chaque soir. Un couple passionné qui fait rimer journalisme et opéra-comique, actualité politique et créations scéniques, avec cette complicité qui transparaît dans chaque réplique écrite par Christophe pour sa compagne. La musique classique accusée d'être d'extrême droite : une réponse cinglante Un podcast répond avec véhémence aux propos d'un anthropologue entendu sur France Culture qui qualifiait la diffusion de musique classique de "bruit de fond conservateur" véhiculant des idées d'extrême droite. L'auteur rappelle que Berlioz, Beethoven et Liszt furent des révolutionnaires convaincus, que Mozart préféra la misère à la cour, que Prokofiev et Rachmaninov s'opposèrent au communisme jusqu'à l'exil, que Puccini était antifasciste et Verdi participa à la réunification italienne. La musique classique n'est pas mortifère mais "la lumière, le vent de la liberté et de l'émancipation", conclut ce vibrant plaidoyer pour un patrimoine musical trop souvent réduit à des clichés. Quand l'IA compose de la musique classique en 30 secondes Un podcast troublant révèle qu'un morceau de musique classique aux cordes majestueuses a été créé par une intelligence artificielle en trente secondes seulement. Cette prouesse technique interroge la valeur de la création artistique : peut-on être ému par une œuvre conçue sans émotion, générée par une machine qui remplace des années d'études musicales ? Le message final résonne comme un avertissement : l'homme crée les outils de sa propre obsolescence, mais il est encore temps d'agir. Quand l'opéra français renoue avec l'audace et l'exigence Du Théâtre des Champs-Élysées à l'Opéra-Comique, de Toulouse à Rouen, la scène lyrique nationale vit des heures intenses. Entre prises de rôle attendues, mises en scène audacieuses et reconnaissance des talents français, novembre marque un tournant pour notre patrimoine musical. Une effervescence qui témoigne d'une vitalité culturelle que nos institutions défendent encore avec fierté. Esther Abrami à l'Olympia : quand le violon célèbre enfin les compositrices oubliées Le 23 novembre prochain, la violoniste franco-britannique Esther Abrami investit la mythique salle parisienne pour un concert événement autour de son album "Women". Une soirée qui promet de redonner leurs lettres de noblesse à quatorze compositrices injustement effacées de l'histoire musicale. Varsovie couronne, Strasbourg renonce : quand l'excellence côtoie les renoncements Entre triomphe pianistique polonais et contraintes budgétaires françaises, la semaine écoulée révèle les paradoxes d'un monde lyrique tiraillé entre ambition artistique et réalités économiques. Gloires et désillusions se côtoient dans cette actualité contrastée. L'automne lyrique français entre consécration suédoise et créations audacieuses Du Prix Birgit Nilsson remis à Stockholm aux nouvelles productions qui s'apprêtent à investir les scènes parisiennes et alsaciennes, la vie musicale française s'écrit en lettres d'or. Retour sur les moments forts de ces derniers jours. Entre Triomphes et Revers : La Semaine Mouvementée des Opéras et Festivals Les derniers jours ont été intenses dans le monde de la musique classique française : un Américain couronne une décennie d'attente à Varsovie, un metteur en scène canadien prend les rênes d'Aix-en-Provence, et l'Opéra du Rhin doit renoncer à l'une de ses productions phares. Cette semaine témoigne autant des victoires que des fragilités de notre écosystème lyrique. Varsovie couronne un nouveau roi du piano, Paris dévoile ses trésors d'automne À l'aube d'une semaine décisive, le monde de la musique classique vibre d'émotions fortes. De la consécration historique d'un pianiste américain en Pologne aux promesses scéniques de la rentrée parisienne, octobre 2025 révèle une vitalité artistique remarquable qui témoigne d'une scène classique en pleine effervescence. Ferveur, contre-chants et gestes d’atelier De Wrocław à Versailles, de Berio à Verdi, la journée a dessiné un fil : le classicisme n’est jamais une routine, il se raconte au présent, entre médailles, annonces et critiques à chaud. J’ai parcouru les colonnes – françaises et internationales – pour capter ce battement d’ailes. Voici ce qui résonne le plus juste aujourd’hui. Le frisson et la ferveur : dix signaux forts qui agitent la scène classique Entre annonces marquantes et scènes en ébullition, l’automne 2025 mêle fracas (démissions, annulations) et élans d’espérance (créations, tournées, concours). Du Louvre à Lyon, de Varsovie à Palerme, je vois une saison où l’intensité artistique le dispute au besoin d’éthique et de sens. Don Giovanni embrase l’Athénée : un diable très humain, un théâtre en apesanteur Le frisson est immédiat : orchestre sur scène, chanteurs au milieu des pupitres, souffle dramatique tendu. Le Don Giovanni de Mozart, de retour à l’Athénée-Théâtre Louis-Jouvet à Paris (15–21 octobre 2025), cultive une proximité rare et une lecture nerveuse, charnelle, qui renverse nos habitudes d’écoute.

  • Francis Poulenc and Friends 2026 : le festival exceptionnel qui fait vibrer l'Aveyron cet été | La Grande Musique

    Cinq stars de la musique classique ont déjà confirmé leur présence à la deuxième édition du Festival Francis Poulenc & Friends, qui se tiendra du 9 au 16 août 2026 dans plusieurs villages de l'Aveyron. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musique de chambre et de chant lyrique. < Retour E.Rials, rédacteur 06/02/26 Francis Poulenc and Friends 2026 : le festival exceptionnel qui fait vibrer l'Aveyron cet été 1/1 Cinq stars de la musique classique ont déjà confirmé leur présence à la deuxième édition du Festival Francis Poulenc & Friends, qui se tiendra du 9 au 16 août 2026 dans plusieurs villages de l'Aveyron. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musique de chambre et de chant lyrique. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien J'avoue que cette nouvelle m'a ravi : alors que la première édition du Festival Francis Poulenc & Friends vient à peine de s'achever en août 2025, les organisateurs annoncent déjà une programmation exceptionnelle pour 2026. Et quelle programmation ! Natalie Dessay, Delphine Haidan, Pierre Génisson, Johannes Przygodda et Philippe Cassard ont tous dit oui . Ces noms font vibrer les salles de concert du monde entier, et ils convergeront vers l'Aveyron cet été. Pourquoi l'Aveyron, me demanderez-vous ? La réponse tient en quelques mots : Francis Poulenc, l'un des plus grands compositeurs français du XXe siècle, est profondément lié à cette région. Sa famille paternelle était originaire d'Espalion, cette petite ville traversée par le Lot où se tiendra l'essentiel du festival. Son père, Émile Poulenc, y est né en 1855 avant de fonder avec ses frères la célèbre entreprise pharmaceutique Poulenc Frères, devenue plus tard Rhône-Poulenc. On comprend ainsi qu’Espalion possède aujourd'hui un Centre Francis Poulenc et un Boulevard Joseph Poulenc. Ce festival itinérant transformera plusieurs lieux emblématiques de l'Aveyron en scènes musicales pendant une semaine complète. Le 9 août, l'Église Saint-Jean-Baptiste d'Espalion accueillera le premier concert de musique de chambre avec le violoncelliste Johannes Przygodda et le pianiste Joseph Birnbaum. Przygodda, ce Berlinois qui a fait ses débuts à la Philharmonie de Berlin à l'âge de huit ans, est aujourd'hui reconnu comme l'un des violoncellistes les plus prometteurs de sa génération. Le lendemain, 10 août, le Couvent Malet de Saint-Côme-d'Olt proposera une master class de piano et de chant animée par Hervé Ribaud-Shinberg, baryton, et Joseph Birnbaum. Cette dimension pédagogique me semble essentielle : elle permet aux jeunes talents de se perfectionner auprès d'artistes accomplis tout en créant ce lien précieux entre générations de musiciens. Le 11 août à Bozouls, l'Espace Cardabelle donnera la parole aux élèves de la master class lors d'un concert qui sera suivi d'une seconde partie avec une soprano internationale accompagnée par Lidia Fittipaldi au piano. J'apprécie cette générosité qui offre une vraie scène aux jeunes artistes, pas seulement un exercice académique. Puis vient le 12 août, date que je note déjà dans mon agenda. À l'Espace Européen de Conques, ce joyau architectural inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, Delphine Haidan et Pierre Génisson se produiront ensemble. Cette mezzo-soprano française, formée à la Sorbonne et au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, a chanté aux côtés de Natalie Dessay dans Lakmé de Léo Delibes en 1998. Pierre Génisson, clarinettiste récompensé en 2018 par le prestigieux Prix Cino del Duca, est devenu l'un des représentants les plus reconnus de l'école française de vents. Leur collaboration habituelle promet un moment d'exception, accompagnés par Joseph Birnbaum au piano. Le 13 août au Nayrac, Joseph Birnbaum offrira un récital de piano solo. Ce pianiste, véritable cheville ouvrière du festival, mérite qu'on s'attarde sur son rôle : il sera présent à quasiment tous les concerts, tantôt accompagnateur, tantôt soliste. Le 14 août ramènera le public au Couvent Malet pour un concert lyrique avec Hervé Ribaud-Shinberg et Joseph Birnbaum. Mais c'est le 16 août que le festival atteindra son apogée. À l'Abbaye Sainte-Foy de Conques, autre site classé au patrimoine mondial, Natalie Dessay et Philippe Cassard clôtureront cette semaine musicale. Et ce concert revêt une dimension particulièrement émouvante : il s'inscrit dans la tournée d'adieu de ce duo exceptionnel. Natalie Dessay, cette soprano qui a enchanté les plus grandes scènes d'opéra du monde — Paris, Vienne, le Metropolitan Opera, La Scala, Salzbourg, Covent Garden — a décidé de se retirer progressivement de la scène musicale. Depuis une décennie, elle s'est tournée vers la mélodie française, accompagnée fidèlement par le pianiste Philippe Cassard, spécialiste de Debussy. Leur programme "Oiseaux de passage" mêle Poulenc, Ravel, Chausson, Hahn, Menotti et Barber dans un récital qui est bien plus qu'une simple succession de pièces : c'est un théâtre intime, une histoire sensible qui combine élégance et modernité. J'ai toujours pensé que les meilleurs festivals sont ceux qui créent un dialogue entre le lieu, l'histoire et la musique. Le Festival Francis Poulenc & Friends réussit ce pari. En ramenant la musique de Poulenc — et celle de ses contemporains — sur la terre de ses ancêtres, les organisateurs tissent un lien invisible mais puissant entre le passé et le présent. Ces pierres séculaires d'Espalion, de Conques, de Saint-Côme-d'Olt résonnent différemment quand on sait que le compositeur y avait ses racines. Ce qui me touche aussi, c'est l'ambition d'un tel projet dans un territoire rural. Trop souvent, on imagine que la grande musique ne peut exister que dans les métropoles. Ce festival prouve le contraire : il est possible d'attirer les plus grands artistes internationaux dans des villages de l'Aveyron, à conditions réussies du Festival Francis Poulenc & Friends d'offrir une proposition artistique de très grande qualité et des lieux à la hauteur. La deuxième édition du Festival Francis Poulenc & Friends s'annonce donc comme un événement majeur de l'été culturel 2026. Entre concerts de musique de chambre, récitals lyriques et dimension pédagogique, cette semaine devrait séduire aussi bien les mélomanes avertis que les curieux désireux de découvrir ces répertoires. Et pour ceux qui, comme moi, apprécient que la culture irrigue tous les territoires, ce festival représente un modèle à suivre. >> Sur le même sujet, écoutez le podcast : Hervé Ribaud‑Shinberg et Joseph Birnbaum, l’amitié musicale à l’origine du festival Francis Poulenc & Friends https://www.festivalpoulencandfriends.com Précédent Écouter le direct Suivant

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