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- Louise Farrenc, la compositrice qui a conquis le Conservatoire | La Grande Musique
Dans les couloirs du Conservatoire de Paris, on remonte le temps jusqu’à Louise Farrenc, compositrice française du XIXe siècle, longtemps restée dans l’ombre. Portée par l’éducation musicale que lui offre son père puis par l’appui indéfectible de son mari éditeur, elle s’impose aussi comme pédagogue. Nommée professeure en 1842, elle forme des générations d’élèves et finit par obtenir, après des années d’injustice, l’égalité salariale. < Retour E.Rials, rédacteur 28/02/26 Louise Farrenc, la compositrice qui a conquis le Conservatoire 1/1 Dans les couloirs du Conservatoire de Paris, on remonte le temps jusqu’à Louise Farrenc, compositrice française du XIXe siècle, longtemps restée dans l’ombre. Portée par l’éducation musicale que lui offre son père puis par l’appui indéfectible de son mari éditeur, elle s’impose aussi comme pédagogue. Nommée professeure en 1842, elle forme des générations d’élèves et finit par obtenir, après des années d’injustice, l’égalité salariale. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant
- Jean-Marc Ribes, le banquier qui joue du rock pour les Papillons blancs de Vincennes | La Grande Musique
Président de la Banque Richelieu et rocker, Jean-Marc Ribes met sa passion et ses nombreux talents au service des Papillons blancs de Vincennes, association pour enfants et adultes handicapés à Montreuil. Avec son groupe de rock il donne une grande soirée caritative le 14 janvier 2026 à l’InterContinental Paris Le Grand et un concert sur la péniche du Pont Neuf, pour financer externat et futur internat. But ultime : offrir à ces jeunes un lieu sûr, lumineux, avec soins spécialisés et chambres individuelles, pour vivre dignement après leurs parents. < Retour E.Rials, rédacteur 24/11/25 Jean-Marc Ribes, le banquier qui joue du rock pour les Papillons blancs de Vincennes 1/1 Président de la Banque Richelieu et rocker, Jean-Marc Ribes met sa passion et ses nombreux talents au service des Papillons blancs de Vincennes, association pour enfants et adultes handicapés à Montreuil. Avec son groupe de rock il donne une grande soirée caritative le 14 janvier 2026 à l’InterContinental Paris Le Grand et un concert sur la péniche du Pont Neuf, pour financer externat et futur internat. But ultime : offrir à ces jeunes un lieu sûr, lumineux, avec soins spécialisés et chambres individuelles, pour vivre dignement après leurs parents. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Pour en savoir plus : https://www.lespapillonsblancsdevincennes.com https://banquerichelieu.com Bio de Jean-Marc Ribes : Dirigeant reconnu de la banque privée, Jean‑Marc Ribes a construit un parcours de long terme au sein de grandes maisons bancaires, avec un fil conducteur : le développement d’offres haut de gamme et le pilotage d’équipes au service d’une clientèle patrimoniale. Après des responsabilités à Neuflize (ABN AMRO), puis à Banque Palatine et à Louvre Banque Privée, il prend en 2025 la présidence du directoire de Banque Richelieu France . https://www.lagrandemusique.fr/podcast-laurent-poultier-du-mesnil Précédent Écouter le direct Suivant
- Victor Hugo revit à travers les voix de Christophe Barbier et Pauline Courtin | La Grande Musique
Ce 19 février, la Salle Cortot accueille un spectacle au bénéfice de l'École normale de musique de Paris, où le géant de la littérature française dialogue avec les plus grands compositeurs romantiques. Entre récitation et mélodies lyriques, l'Homme-Siècle nous parle encore. < Retour E.Rials, rédacteur 06/02/26 Victor Hugo revit à travers les voix de Christophe Barbier et Pauline Courtin 1/1 Ce 19 février, la Salle Cortot accueille un spectacle au bénéfice de l'École normale de musique de Paris, où le géant de la littérature française dialogue avec les plus grands compositeurs romantiques. Entre récitation et mélodies lyriques, l'Homme-Siècle nous parle encore. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien J'ai toujours pensé que Victor Hugo était trop grand pour tenir dans un seul livre. Trop vivant aussi pour rester enfermé dans nos manuels scolaires. Alors quand j'ai découvert que Christophe Barbier et Pauline Courtin donnaient voix à ce monument de notre patrimoine dans un spectacle qui mêle théâtre et musique, je me suis dit qu'on touchait enfin à l'essence même du personnage : un poète qui débordait de partout, qui voulait tout dire, tout voir, tout sentir. Le rendez-vous est fixé au 19 février à 20h30, dans l'écrin exceptionnel de la Salle Cortot, rue Cardinet, dans le dix-septième arrondissement. Cette salle mythique, que son créateur Alfred Cortot comparait lui-même à un Stradivarius pour sa résonance, accueillera donc Choses vues… et chantées ! Les voix de Victor Hugo . Un titre qui dit exactement ce qu'il promet : les observations du poète sur son siècle, alternées avec des mélodies composées sur ses vers par Liszt, Bizet, Fauré, Hahn, Franck, Lalo et même Benjamin Britten. Je dois vous parler de Choses vues , ce journal de bord monumental que Hugo a tenu tout au long de sa vie. Ce n'est pas une œuvre littéraire au sens classique, c'est mieux que ça : c'est la vie qui passe, saisie au vol. Des scènes de rue, des faits divers, des réflexions politiques, des aphorismes, des portraits. Jean Cocteau, qui s'y connaissait en matière d'art, l'appelait « le seul grand classique du journalisme ». En feuilletant ces pages, on croise la misère de Paris, les soubresauts de la révolution de 1848, des condamnés à mort, des enfants qui jouent, la beauté d'un papillon. Hugo note tout, avec cette plume qui ne sait pas faire dans la demi-mesure. Christophe Barbier, que l'on connaît pour sa verve et son éloquence de journaliste, a décidé de prêter sa voix à ces textes. Il les dit, il les incarne, il leur redonne chair. À ses côtés, la soprano Pauline Courtin chante Hugo dans les mélodies que les plus grands compositeurs du dix-neuvième siècle ont créées à partir de ses poèmes. Car voilà un aspect méconnu de l'œuvre hugolienne : sa poésie a inspiré des dizaines de compositeurs. Liszt a mis en musique Oh ! quand je dors , Comment, disaient-ils ? et Enfant, si j'étais roi . Fauré a créé Le papillon et la fleur . Bizet s'est emparé de La chanson du fou et des Adieux de l'hôtesse arabe . Le programme musical que proposent Barbier et Courtin est un véritable parcours dans le romantisme français et européen. On y entendra aussi Reynaldo Hahn avec Si mes vers avaient des ailes , César Franck avec Roses et papillons , Édouard Lalo avec Dieu qui sourit et qui donne , et même Benjamin Britten avec son cycle Enfance . Jeff Cohen les accompagnera au piano, créant ce dialogue à trois voix entre le verbe, le chant et la musique. Ce spectacle existe déjà sous forme de disque, enregistré précisément dans cette même Salle Cortot et sorti en septembre 2025 chez le label Aparté, à l'occasion des cent quarante ans de la mort de Victor Hugo. Les critiques ont salué la justesse de ton de l'ensemble. Sur le site Olyrix, un chroniqueur relève notamment un moment particulièrement fort où Hugo écrit : « Mettez un aveugle au soleil : il ne le verra pas, mais il le sentira. Tiens, dira-t-il, j'ai chaud. C'est ainsi que nous sentons, sans le voir, l'être absolu. Il y a une chaleur de Dieu », immédiatement suivi par l'interprétation de Dieu qui sourit et qui donne de Lalo. Cette correspondance entre le texte et la mélodie crée, paraît-il, une résonance émotive saisissante. Le spectacle a déjà tourné dans plusieurs villes de France. Il a été donné au Théâtre de Poche-Montparnasse à partir de novembre 2025, à l'Opéra de Nice, à Brignoles, et dans d'autres lieux patrimoniaux. Chaque représentation dure environ une heure dix, un format idéal qui permet de maintenir l'intensité sans lasser. La formule plaît visiblement : le public découvre ou redécouvre un Victor Hugo moins monumental, plus intime, et constate à quel point sa poésie continue d'inspirer les interprètes d'aujourd'hui. Cette soirée du 19 février a une dimension particulière : c'est une représentation au bénéfice de l'École normale de musique de Paris, institution prestigieuse qui se bat pour maintenir son niveau d'excellence sans subventions publiques. Elle dépend entièrement de ses recettes de billetterie et de la générosité du public. Assister au spectacle, c'est donc aussi soutenir concrètement la transmission musicale et la formation des jeunes talents. La Salle Cortot, conçue par Auguste Perret, l'architecte du Théâtre des Champs-Élysées, est classée Monument historique. Depuis son inauguration, elle a accueilli les plus grands : Pablo Casals, Jacques Thibaud, Mstislav Rostropovitch. Des chefs-d'œuvre de Georges Enesco, Germaine Tailleferre, Manuel de Falla et Lili Boulanger y ont été créés en première mondiale. Entendre Barbier et Courtin dans ce lieu, c'est s'inscrire dans cette lignée. Victor Hugo écrivait dans Choses vues : « Ne pas se forcer à penser. Mais noter aussitôt chaque pensée qui se propose. » Cette spontanéité, cette attention portée au réel et à l'instant, c'est exactement ce que le spectacle cherche à restituer. En alternant les textes bruts du journal et les mélodies raffinées, Christophe Barbier et Pauline Courtin nous rappellent que Hugo était autant un observateur qu'un rêveur, autant un militant qu'un poète. Alors si vous cherchez une soirée qui allie intelligence, beauté et engagement, ne manquez pas ce rendez-vous du 19 février. Les réservations se font sur le site sallecortot.com . Et en sortant, vous aurez sans doute envie de rouvrir vos Hugo, de revisiter ces pages que l'on croyait connaître, et de constater une fois de plus que l'Homme-Siècle nous parle encore, avec une étonnante actualité. http://sallecortot.com Précédent Écouter le direct Suivant
- Concert Ravel, Mozart, Orchestre HELIOS direction Matthieu Cabanes, Eglise de la Madeleine, vendredi 2 mai 2025 | La Grande Musique
Concert Ravel, Mozart, Orchestre HELIOS direction Matthieu Cabanes, Eglise de la Madeleine, vendredi 2 mai 2025 20h45 < Retour E.Rials, rédacteur 28/04/25 Concert Ravel, Mozart, Orchestre HELIOS direction Matthieu Cabanes, Eglise de la Madeleine, vendredi 2 mai 2025 1/1 Concert Ravel, Mozart, Orchestre HELIOS direction Matthieu Cabanes, Eglise de la Madeleine, vendredi 2 mai 2025 20h45 Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien L'Orchestre Hélios : Fondé en 2014 par Paul Savalle, l'Orchestre Hélios favorise l'insertion professionnelle des jeunes musiciens par la pratique orchestrale. Association ambitieuse et éclectique, il propose un perfectionnement aux jeunes diplômés auprès de professionnels expérimentés. Son répertoire, allant du baroque au contemporain, mêle musique symphonique et chorale grâce à l'implication de chœurs territoriaux, au cœur de son projet artistique. L'orchestre, à géométrie variable (du quatuor au grand orchestre), permet une grande diversité de formations et de répertoires. Cette souplesse lui ouvre l'accès à des lieux patrimoniaux inédits et facilite la rencontre avec divers publics. Composés de musiciens issus des grands conservatoires, plusieurs membres jouent aussi dans des orchestres nationaux. D'origine normande, l'ensemble s'est élargi à d'autres régions, affirmant son ancrage territorial et sa mission de lien entre formation et profession. Billets : https://classiqueatoutprix.placeminute.com https://classiqueatoutprix.placeminute.com Précédent Écouter le direct Suivant
- Antoinette de Saint‑Huberty, la diva qui chantait au milieu des complots | La Grande Musique
Cantatrice star de la fin du XVIIIe siècle, Antoinette de Saint‑Huberty traverse Révolution et cours d’Europe comme une héroïne de roman. Divorcée d’un mari tyrannique, protégée de Louis XVI, elle épouse le comte d’Antraygues et le suit entre Paris, la Russie de Catherine II et l’Italie napoléonienne, au gré des intrigues diplomatiques. Exilée en Angleterre, elle est finalement assassinée en 1812, quand les services britanniques cherchent à récupérer le testament original de Louis XVI. < Retour E.Rials, rédacteur 19/01/26 Antoinette de Saint‑Huberty, la diva qui chantait au milieu des complots 1/1 Cantatrice star de la fin du XVIIIe siècle, Antoinette de Saint‑Huberty traverse Révolution et cours d’Europe comme une héroïne de roman. Divorcée d’un mari tyrannique, protégée de Louis XVI, elle épouse le comte d’Antraygues et le suit entre Paris, la Russie de Catherine II et l’Italie napoléonienne, au gré des intrigues diplomatiques. Exilée en Angleterre, elle est finalement assassinée en 1812, quand les services britanniques cherchent à récupérer le testament original de Louis XVI. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant
- Quand le Prix de Rome brise les fiançailles d’Hector Berlioz | La Grande Musique
À Rome, Berlioz devrait savourer son triomphe, mais chaque jour sans lettre de Camille creuse l’angoisse d’un fiancé exilé. Quand il apprend à Florence que sa belle-mère a arrangé un mariage avec le pianiste Camille Pleyel, sa victoire au Prix de Rome se fissure comme un décor en carton-pâte. Ce courrier brutal, qui l’enjoint même à ne pas se suicider, transforme le rêve romain en tragédie sentimentale et nourrit pour toujours la fièvre de sa musique. < Retour E.Rials, rédacteur 14/12/25 Quand le Prix de Rome brise les fiançailles d’Hector Berlioz 1/1 À Rome, Berlioz devrait savourer son triomphe, mais chaque jour sans lettre de Camille creuse l’angoisse d’un fiancé exilé. Quand il apprend à Florence que sa belle-mère a arrangé un mariage avec le pianiste Camille Pleyel, sa victoire au Prix de Rome se fissure comme un décor en carton-pâte. Ce courrier brutal, qui l’enjoint même à ne pas se suicider, transforme le rêve romain en tragédie sentimentale et nourrit pour toujours la fièvre de sa musique. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant
- Giselle renaît à Garnier : la rentrée du ballet romantique à l’Opéra de Paris | La Grande Musique
Une entrée en scène céleste, où la folie et le pardon dansent main dans la main dans le royaume des Wilis — retour sur une reprise envoûtante et lumineuse. < Retour E.Rials, rédacteur 07/10/25 Giselle renaît à Garnier : la rentrée du ballet romantique à l’Opéra de Paris 1/1 Une entrée en scène céleste, où la folie et le pardon dansent main dans la main dans le royaume des Wilis — retour sur une reprise envoûtante et lumineuse. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien La saison 2025-2026 de l’Opéra de Paris s’ouvre sous le signe du romantisme avec Giselle , ballet emblématique du XIXᵉ siècle. Sur la scène du Palais Garnier, la jeune paysanne trahie par amour revient hanter les nuits du ballet, dans une production qui conjugue grâce intemporelle et émotion contemporaine. Depuis sa création en 1841, Giselle demeure le joyau absolu du répertoire romantique, un poème dansé où se mêlent folie, mort et rédemption. Ce chef-d’œuvre, chorégraphié à l’origine par Jean Coralli et Jules Perrot, puis adapté par Patrice Bart et Eugène Polyakov, retrouve ici toute sa force dramatique. Le public suit l’histoire bouleversante d’une jeune fille promise à un amour illusoire : Giselle aime Albrecht, qu’elle croit simple villageois, mais qui se révèle être un duc déjà fiancé. Lorsque la vérité éclate, le cœur de Giselle se brise. Sa raison s’effondre dans une scène d’anthologie — un des sommets du ballet romantique — avant que son âme ne s’élève vers le royaume des Wilis, ces esprits de fiancées mortes avant leurs noces, condamnées à danser éternellement. La folie, la grâce et la lumière Sur la scène du Palais Garnier, tout semble flotter entre rêve et réalité. La blancheur immaculée des costumes, les jeux de lumière et les décors vaporeux créent un espace suspendu, presque surnaturel. La direction musicale d’Andrea Quinn, précise et nuancée, soutient avec élégance le lyrisme de la partition d’Adolphe Adam, servie par l’Orchestre de l’Opéra national de Paris. La distribution de cette rentrée réunit quelques-unes des plus belles figures de la compagnie : Sae Eun Park incarne une Giselle à la fois fragile et incandescente, dont chaque geste semble dicté par l’âme plutôt que par le corps. En Albrecht, Germain Louvet offre une présence à la fois noble et tourmentée, transformant la trahison en remords. Roxane Stojanov, en Myrtha, impose une autorité glacée, reine des Wilis implacable mais fascinante. Ensemble, ils restituent l’alchimie qui fait de Giselle un drame d’une pureté absolue. Ce ballet, pourtant vieux de près de deux siècles, retrouve ici une intensité nouvelle. Loin d’un simple exercice de style, il devient une méditation sur la folie amoureuse et sur la force du pardon. La chorégraphie, tout en respectant les canons du romantisme, laisse affleurer une expressivité moderne : la danse ne raconte plus seulement l’histoire d’une trahison, elle explore la fragilité humaine, l’instant où l’amour bascule dans la déraison. Un patrimoine vivant Choisir Giselle pour ouvrir la saison du Ballet de l’Opéra de Paris n’est pas un hasard. Cette œuvre résume à elle seule l’âme du ballet français : un art du raffinement, du drame et de la beauté transcendée. Dans un monde où tout s’accélère, ce retour au répertoire classique apparaît comme une respiration, un rappel de ce que la danse peut exprimer de plus universel. Les spectateurs, saisis par l’atmosphère presque mystique du deuxième acte, se laissent porter par la poésie de cette « forêt de fantômes ». La scène, baignée d’un clair-obscur d’argent, devient un espace d’entre-deux mondes : celui des vivants et celui des esprits. Et dans cet espace fragile, l’amour persiste. Giselle, dans son ultime élan, pardonne à celui qui l’a trahie — un geste d’une noblesse infinie qui achève de faire d’elle une figure mythique du ballet. Un retour salué, une émotion retrouvée Avec cette nouvelle série de représentations, l’Opéra de Paris signe un retour aux sources, tout en insufflant un vent de fraîcheur. Le corps de ballet, d’une homogénéité exemplaire, déploie une légèreté presque irréelle. Les Wilis, blanches silhouettes à la fois terrifiantes et sublimes, forment un chœur silencieux d’une beauté hypnotique. Ce Giselle version 2025 est bien plus qu’une reprise : c’est une renaissance. Chaque note, chaque pas, chaque regard semble ravivé par une énergie nouvelle. Le public sort du Palais Garnier ému, presque flottant, comme s’il avait lui aussi traversé ce royaume de brume et de pardon. En refermant la soirée, une impression s’impose : Giselle ne vieillit pas. Elle se réinvente. Et c’est dans cette fidélité lumineuse à l’émotion humaine que réside, peut-être, la vraie modernité du ballet romantique. Palais Garnier du 28 septembre au 31 octobre 2025 2h10 avec 1 entracte https://www.operadeparis.fr/saison-25-26/ballet/giselle Précédent Écouter le direct Suivant
- Giovanni-Francesco Grossi, dit Siface, le castrat qui défiait tout (émission et podcast) | La Grande Musique
Giovanni-Francesco Grossi avait tout : une voix sublime qui faisait pleurer les cours d'Europe, des cachets astronomiques, des maîtresses aristocrates. Le 12 février 1653, il naît en Toscane et choisit très jeune la castration pour préserver son timbre exceptionnel. Surnommé Siface après un triomphe à Venise, adulé à Londres où Purcell compose pour lui, ce ténor de légende multiplie aussi les caprices, les scandales amoureux et les liaisons dangereuses. Sa liaison avec la Comtesse Elena Forni lui sera fatale : en mai 1697, sur la route de Ferrare, les frères de sa maîtresse le font assassiner à coups de couteau. Il avait 44 ans et laissait derrière lui le souvenir d'une voix inoubliable et d'un destin tragique. < Retour E.Rials, rédacteur 01/02/26 Giovanni-Francesco Grossi, dit Siface, le castrat qui défiait tout (émission et podcast) 1/1 Giovanni-Francesco Grossi avait tout : une voix sublime qui faisait pleurer les cours d'Europe, des cachets astronomiques, des maîtresses aristocrates. Le 12 février 1653, il naît en Toscane et choisit très jeune la castration pour préserver son timbre exceptionnel. Surnommé Siface après un triomphe à Venise, adulé à Londres où Purcell compose pour lui, ce ténor de légende multiplie aussi les caprices, les scandales amoureux et les liaisons dangereuses. Sa liaison avec la Comtesse Elena Forni lui sera fatale : en mai 1697, sur la route de Ferrare, les frères de sa maîtresse le font assassiner à coups de couteau. Il avait 44 ans et laissait derrière lui le souvenir d'une voix inoubliable et d'un destin tragique. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant
- Petites histoires féminines de la grande musique : un hommage vibrant aux musiciennes oubliées | La Grande Musique
Ce livre d’André Peyrègne met en lumière les destins passionnants et parfois méconnus des femmes qui ont marqué l’histoire de la musique classique, de l’Antiquité à nos jours. < Retour E.Rials, rédacteur 29/09/25 Petites histoires féminines de la grande musique : un hommage vibrant aux musiciennes oubliées 1/1 Ce livre d’André Peyrègne met en lumière les destins passionnants et parfois méconnus des femmes qui ont marqué l’histoire de la musique classique, de l’Antiquité à nos jours. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien L’histoire de la musique classique est jalonnée de grands noms, le plus souvent masculins, de Bach à Beethoven, de Mozart à Mahler. Pourtant, derrière cette ligne d’hommes célèbres, des femmes, parfois restées dans l’ombre, ont contribué avec autant de force, d’intelligence et de créativité à l’évolution de l’art musical. Avec Petites histoires féminines de la grande musique , André Peyrègne, musicologue reconnu et pédagogue passionné, s’attache à redonner à ces figures féminines une place essentielle dans le récit musical universel. Des portraits vivants et accessibles Le livre n’est pas un traité austère, mais une véritable galerie de portraits, racontés avec chaleur et simplicité. On y croise Hildegarde de Bingen, moniale visionnaire du XIIᵉ siècle, dont les compositions mystiques continuent de fasciner le public moderne. On retrouve aussi Fanny Mendelssohn, sœur de Félix, contrainte de publier certaines de ses œuvres sous le nom de son frère, mais dont le génie créatif rayonne encore aujourd’hui. Clara Schumann, à la fois pianiste virtuose, compositrice et muse de Robert Schumann, apparaît également dans ces pages, montrant à quel point elle a su s’imposer comme une artiste à part entière malgré les préjugés de son époque. Chaque portrait est conçu comme une petite scène de vie : anecdotes, contextes historiques, luttes intimes et triomphes artistiques. Le lecteur se laisse emporter dans un voyage à travers les siècles, où l’on découvre que l’histoire de la musique ne peut se comprendre pleinement sans ces voix féminines. Des héroïnes entre ombre et lumière La grande force de l’ouvrage est de rappeler que ces musiciennes, souvent réduites à des rôles secondaires, ont pourtant été des pionnières. Certaines, comme Cécilia Bartoli – à qui le livre rend un hommage appuyé –, incarnent aujourd’hui la revanche de ces destins trop longtemps effacés. D’autres, plus anciennes, révèlent une créativité bridée par les normes sociales : impossibilité d’accéder aux grandes institutions musicales, interdiction de publier sous leur nom, devoir de se consacrer à la sphère domestique. Ces obstacles n’ont pas empêché nombre d’entre elles d’écrire des œuvres majeures, de briller en tant qu’interprètes ou de former les plus grands musiciens de leur temps. L’ouvrage agit ainsi comme une véritable réhabilitation, une relecture sensible de l’histoire musicale. Un livre engagé et nécessaire À l’heure où les recherches musicologiques s’attachent de plus en plus à sortir de l’oubli les créatrices, Petites histoires féminines de la grande musique s’inscrit dans une dynamique contemporaine. Il rappelle que la parité ne se joue pas seulement sur les scènes actuelles ou dans les programmations des festivals, mais aussi dans notre mémoire collective. Le style clair et direct d’André Peyrègne rend la lecture accessible à tous : mélomanes avertis comme curieux désireux de découvrir une facette méconnue du patrimoine musical. Son expérience d’homme de radio et de pédagogue transparaît à chaque page : anecdotes, humour discret et références précises donnent au récit un rythme vivant et engageant. Une redécouverte à mettre entre toutes les mains Plus qu’un simple ouvrage de vulgarisation, ce livre est une invitation à écouter autrement. En refermant ses pages, le lecteur a envie de tendre l’oreille vers une cantate de Barbara Strozzi, d’entendre une sonate de Louise Farrenc, ou de revisiter l’univers de Germaine Tailleferre, unique femme du Groupe des Six. Petites histoires féminines de la grande musique n’est pas seulement un hommage aux artistes du passé : c’est aussi une incitation à regarder le présent différemment, à donner aux musiciennes d’aujourd’hui – chefs d’orchestre, instrumentistes, compositrices – la reconnaissance qu’elles méritent. En révélant ces destins inspirants, l’ouvrage nous rappelle une évidence : la musique classique ne s’écrit pas au masculin, mais dans une harmonie où toutes les voix comptent. https://www.editionsddb.fr/product/131765/petites-histoires-feminines-de-la-grande-musique/ Précédent Écouter le direct Suivant
- Laurent Couson signe “The Book of Life” : une œuvre de lumière et de paix à Saint-Étienne-du-Mont | La Grande Musique
La nouvelle création du compositeur et chef d’orchestre Laurent Couson, The Book of Life, sera donnée en concert le lundi 24 novembre 2025 à l’Église Saint-Étienne-du-Mont à Paris. Inspirée par les textes sacrés et la poésie universelle, cette œuvre pour chœur, orchestre et solistes s’inscrit dans la continuité du message humaniste de son précédent Requiem XIX. < Retour E.Rials, rédacteur 13/10/25 Laurent Couson signe “The Book of Life” : une œuvre de lumière et de paix à Saint-Étienne-du-Mont 1/1 La nouvelle création du compositeur et chef d’orchestre Laurent Couson, The Book of Life, sera donnée en concert le lundi 24 novembre 2025 à l’Église Saint-Étienne-du-Mont à Paris. Inspirée par les textes sacrés et la poésie universelle, cette œuvre pour chœur, orchestre et solistes s’inscrit dans la continuité du message humaniste de son précédent Requiem XIX. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Une prière universelle en musique Avec The Book of Life , Laurent Couson poursuit son exploration des grands textes spirituels et de leur portée humaniste. Après le succès durable de Requiem XIX , interprété depuis quatre ans dans des églises, synagogues et opéras laïques, le compositeur offre une nouvelle création porteuse d’espérance. Au cœur de cette œuvre, Couson tisse un dialogue entre les traditions religieuses et les voix du monde. S’inspirant du Livre de l’Ecclésiaste , méditation intemporelle sur le sens de la vie, il y associe un poème original en anglais, d’une intensité lumineuse, qui invite chaque être humain à être « inscrit dans le Livre de la Vie ». Cette prière, inspirée du rituel de Yom Kippour et du célèbre Kol Nidrei , est ici restituée dans sa langue d’origine, l’araméen, comme un écho à la profondeur du sacré. Pour enrichir cette fresque sonore, Couson fait dialoguer trois poètes issus de cultures et de époques différentes : le mystique persan Hâfez, le marocain Hatim de Tavy, et la sainte espagnole Thérèse d’Avila. Trois sensibilités, trois langues, un même appel à la fraternité universelle. Une œuvre pour chœur, orchestre et voix solistes The Book of Life retrouve la formation chère au compositeur : une soprano soliste en dialogue avec un chœur mixte, soutenus par un orchestre à cordes et le piano. La soprano libanaise Marie José Matar , au timbre lumineux et expressif, incarnera la voix soliste, tandis que le pianiste Guillaume Vincent apportera son élégance et sa précision à cette création. Ils seront accompagnés par le chœur et l’orchestre Sul Fiato , placés sous la direction de Laurent Couson lui-même. Cette alchimie entre écriture contemporaine et textures chorales classiques promet un moment d’émotion rare, à la fois spirituel et profondément humain. Vivaldi et Fauré en ouverture En première partie de ce concert exceptionnel, le public entendra deux chefs-d’œuvre du répertoire choral dirigés par Matthieu Cabanés : le Magnificat de Vivaldi (1715), éclatante célébration de la foi baroque, et Les Djinns de Gabriel Fauré (1875), cantate dramatique qui met en relief la puissance des masses chorales et des contrastes orchestraux. Ce choix de répertoire crée un pont esthétique entre le passé et le présent, entre la ferveur baroque et la modernité lyrique de Couson. L’ensemble de la soirée s’annonce comme un véritable voyage spirituel et musical. Un concert au service de la paix Fidèle à sa vision d’un art porteur de sens, Laurent Couson associe cette création à des actions humanitaires concrètes. Le concert est organisé en partenariat avec l’association Safe World Peace , engagée dans l’éducation artistique des enfants défavorisés, ainsi qu’avec l’association Balagan , symbole du dialogue interculturel. Soutenu par le Groupe Mirwault , La Grande Musique et le Club de l’audiovisuel , cet événement transcende le simple cadre musical pour devenir un acte de fraternité et d’espoir. Un message universel Laurent Couson, musicien du métissage culturel, livre avec The Book of Life une œuvre à la fois spirituelle et résolument contemporaine. En réunissant poètes, langues et traditions de tous horizons, il signe un hymne à la paix et à la vie, dans un contexte mondial où le dialogue entre les cultures apparaît plus nécessaire que jamais. Pour aller plus loin, écoutez le podcast de la grande interview de Laurent Couson : Rendez-vous le 24 novembre 2025 à 20h30 à l’Église Saint-Étienne-du-Mont (Paris 5e) pour découvrir cette création, porteuse d’émotion et d’espérance, qui promet d’inscrire durablement son empreinte dans le paysage musical sacré. Laurent Couson invite au dialogue des cultures à Saint-Étienne-du-Mont https://my.weezevent.com/the-book-of-life-magnificat Précédent Écouter le direct Suivant
- Bellini : mort suspecte à Paris | La Grande Musique
23 septembre 1835, villa de Puteaux. Vincenzo Bellini s'éteint à trente-trois ans après dix-huit jours d'agonie. Le compositeur de Norma et de La Somnambule, Légion d'honneur depuis le triomphe des Puritains, meurt isolé du monde. Le couple Levys, qui l'héberge, interdit l'accès à sa chambre. Même le baron d'Aquino se voit refouler par le jardinier. Bellini est soigné par un médecin italien sans droit d'exercer en France, le docteur Montallegri, qui pose des ventouses tandis que la dysenterie progresse. Rossini, alerté, exige une autopsie : ni poison ni choléra, mais une perforation intestinale fatale. Incompétence médicale ou séquestration coupable ? Le mystère demeure. Son cœur est embaumé, son corps ne regagnera Catane qu'en 1875. < Retour E.Rials, rédacteur 04/11/25 Bellini : mort suspecte à Paris 1/1 23 septembre 1835, villa de Puteaux. Vincenzo Bellini s'éteint à trente-trois ans après dix-huit jours d'agonie. Le compositeur de Norma et de La Somnambule, Légion d'honneur depuis le triomphe des Puritains, meurt isolé du monde. Le couple Levys, qui l'héberge, interdit l'accès à sa chambre. Même le baron d'Aquino se voit refouler par le jardinier. Bellini est soigné par un médecin italien sans droit d'exercer en France, le docteur Montallegri, qui pose des ventouses tandis que la dysenterie progresse. Rossini, alerté, exige une autopsie : ni poison ni choléra, mais une perforation intestinale fatale. Incompétence médicale ou séquestration coupable ? Le mystère demeure. Son cœur est embaumé, son corps ne regagnera Catane qu'en 1875. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant
- La Walkyrie à l’Opéra Bastille : un nouvel essor pour le Ring wagnérien parisien | La Grande Musique
Du 11 au 30 novembre 2025, la capitale accueille un sommet lyrique sous la baguette de Pablo Heras-Casado < Retour E.Rials, rédacteur 06/10/25 La Walkyrie à l’Opéra Bastille : un nouvel essor pour le Ring wagnérien parisien 1/1 Du 11 au 30 novembre 2025, la capitale accueille un sommet lyrique sous la baguette de Pablo Heras-Casado Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Le rideau se lève bientôt sur une production ambitieuse et attendue : La Walkyrie , deuxième volet de la tétralogie du Ring de Wagner, s’installe à l’Opéra Bastille du 11 au 30 novembre 2025. Cette présentation s’inscrit dans la continuité artistique d’une exploration progressive de l’Anneau organisée par l’Opéra national de Paris, qui après L’Or du Rhin donne vie à un second chapitre du cycle avec une approche renouvelée. Une proposition scénique osée — et intime La mise en scène est signée Calixto Bieito , figure emblématique du théâtre lyrique contemporain, connu pour ses choix esthétiques radicaux et souvent politiquement chargés. Pour ce Ring , il propose une relecture qui mêle les sources mythologiques à une dramaturgie ancrée dans nos questionnements contemporains, notamment sur la technologie, le pouvoir et la surveillance. Cette orientation, déjà perceptible dans la première partie du cycle, confère à La Walkyrie un climat sombre où la passion, la révolte et la fatalité trouvent une résonance immédiate avec notre époque. Sur le plan visuel, l’espace scénique s’appuie sur une scénographie de Rebecca Ringst , faite de structures modulables, de cages métalliques et de voiles successifs, qui se déploient au fil des actes pour dessiner une architecture où se mêlent confinement, transparence et métamorphose. Cette scénographie permet de mettre en valeur le geste dramatique et musical sans l’alourdir de trop de symboles. Bieito n’en est pas à son coup d’essai dans Wagner : dans sa version de Das Rheingold à Paris, l’usage d’éléments spectaculaires — costumes contemporains inattendus, références visuelles à la technologie — avait déjà suscité débats et controverses. (À noter : cette version intégrait des symboles numériques, des éléments de culture pop dans les costumes et une esthétique post-industrielle). Mais ici, plus qu’une provocation, il s’agit d’une plongée dans l’intime des personnages, avec une réalité visuelle souvent crue, ponctuée de retours métaphoriques au monde extérieur. Une direction musicale à la croisée des climats À la tête de l’orchestre de l’Opéra de Paris et des chœurs, Pablo Heras-Casado incarne un point d’équilibre entre les grandes vagues wagnériennes et une lisibilité nuancée des motifs. Sa prise en charge du cycle du Ring à Paris a été saluée pour sa clarté, son sens de la ligne, et son intelligence dramaturgique — qualités déjà perceptibles lors de la création de Das Rheingold . Certains critiques ont toutefois relevé une approche parfois trop « sobre » pour un tel univers orchestral, manquant peut-être de flamboyance dans les moments les plus extrêmes du drame. Dans La Walkyrie , Heras-Casado articule le grand souffle – les masses orchestrales, les cuivres imposants, les chœurs en puissance – et les instants de silence, de respiration intérieure, qui donnent toute sa densité aux personnages. Il inscrit son propos dans une écriture musicale portée vers l’humain, moins dominée par l’effet spectaculaire que par le mouvement dramatique. Des personnages à la croisée des conflits Cet opéra s’éloigne des figures divines pour plonger dans la condition humaine : Siegmund et Sieglinde, jumeaux unis par un amour que l’interdit et la fatalité condamnent ; Brünnhilde, la Walkyrie qui, bouleversée par l’élan humain, choisit de désobéir à son père Wotan. Le drame fait entendre les tiraillements entre l’ordre cosmique et la puissance intérieure de l’être — une tension que Wagner traduit avec une acuité mélodique et harmonique foisonnante. La distribution retenue réunit des voix appelées à porter cette ambition dramatique : Iain Paterson, Elza van den Heever, Stanislas de Barbeyrac, Ève-Maud Hubeaux, Günther Groissböck, Tamara Wilson, entre autres, ont été annoncés pour incarner les protagonistes majeurs. Il faut saluer ici le travail de direction artistique pour aligner cette distribution sur les exigences vocales et scéniques du projet. Enjeux culturels et accueil attendu Monter La Walkyrie dans le cadre de la saison 2025-2026 représente un défi tout sauf symbolique : l’Opéra de Paris engage ici une partie de son prestige lyrique dans un cycle exigeant, visuellement et musicalement. Le pari est double : offrir au public parisien une plongée ambitieuse dans l’univers wagnérien, tout en assurant la cohérence artistique nécessaire à la poursuite du cycle vers Siegfried puis Le Crépuscule des Dieux . Les représentations se dérouleront du 11 au 30 novembre 2025, avec des tarifs oscillant entre 105 € et 220 €. La durée annoncée est de 4h45, avec deux entractes, et un surtitrage en français et en anglais. Cette production sera enregistrée pour diffusion sur France Musique, notamment le 24 janvier 2026 dans l’émission Samedi à l’Opéra . La programmation de La Walkyrie marque aussi une inscription dans le calendrier commémoratif : 2026 célèbrera les 150 ans de la création du Ring , ce qui confère une urgence symbolique à l’exécution de l’ensemble du cycle à Paris. Les spectateurs peuvent donc anticiper non seulement un grand spectacle en novembre, mais la perspective d’un événement lyrique global à venir. Vers un nouvel âge du Ring à Paris Avec cette présentation de La Walkyrie , l’Opéra Bastille signe une étape charnière de son projet wagnérien. La rencontre entre l’univers visuel radical de Bieito et la direction musicale nuancée de Heras-Casado dessine une lecture du Ring qui n’est pas un simple hommage, mais une proposition scénique forte — un pont entre la légende et notre siècle. Le public parisien est invité à prendre place dans cette traversée où l’affaire de cœur, de révolte et de sacrifice trouve une parole contemporaine et incandescente. Opéra Bastille du 11 au 30 novembre 2025 de 105 € à 220 € 4h45 avec 2 entractes https://www.operadeparis.fr/saison-25-26/opera/la-walkyrie#around-artwork Précédent Écouter le direct Suivant










