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  • Laurent Couson invite au dialogue des cultures à Saint-Étienne-du-Mont | La Grande Musique

    Le 24 novembre à 20h30, Laurent Couson crée "The Book of Life" en l'église Saint-Étienne-du-Mont, une œuvre traversant neuf langues et traditions spirituelles. Accompagné de la soprano libanaise Marie-José Matar et du choeur et Orchestre Sul Fiato, le compositeur signe une partition qui fait de la musique un langage universel de paix. Complice de Claude Lelouch depuis vingt-cinq ans, ancien directeur de l'Orchestre de Bangkok, Couson orchestre cette soirée annuelle devenue rendez-vous symbolique où se mêlent personnalités de toutes obédiences. Au programme : le Magnificat de Vivaldi, et Les Djinns, une création de Gabriel Fauré, puis cette œuvre-monde née de l'étude passionnée des textes sacrés et philosophiques, "The Book of Life". Un concert humanitaire dont les bénéfices soutiennent l'éducation artistique au Moyen-Orient via l'association Safe World Peace. < Retour E.Rials, rédacteur 16/11/25 Laurent Couson invite au dialogue des cultures à Saint-Étienne-du-Mont 1/1 Le 24 novembre à 20h30, Laurent Couson crée "The Book of Life" en l'église Saint-Étienne-du-Mont, une œuvre traversant neuf langues et traditions spirituelles. Accompagné de la soprano libanaise Marie-José Matar et du choeur et Orchestre Sul Fiato, le compositeur signe une partition qui fait de la musique un langage universel de paix. Complice de Claude Lelouch depuis vingt-cinq ans, ancien directeur de l'Orchestre de Bangkok, Couson orchestre cette soirée annuelle devenue rendez-vous symbolique où se mêlent personnalités de toutes obédiences. Au programme : le Magnificat de Vivaldi, et Les Djinns, une création de Gabriel Fauré, puis cette œuvre-monde née de l'étude passionnée des textes sacrés et philosophiques, "The Book of Life". Un concert humanitaire dont les bénéfices soutiennent l'éducation artistique au Moyen-Orient via l'association Safe World Peace. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Pour aller plus loin, lire aussi l'article de notre rédaction : Laurent Couson signe “The Book of Life” : une œuvre de lumière et de paix à Saint-Étienne-du-Mont et réservation pour "The Book of Life" en l'église Saint-Étienne-du-Mont le 24 novembre à 20h30 https://www.lagrandemusique.fr/podcast-laurent-poultier-du-mesnil Précédent Écouter le direct Suivant

  • Quand la voix de Montserrat Caballé inspire le grand écran : un biopic ambitieux en cours de tournage | La Grande Musique

    Le cinéma se penche sur l'une des plus grandes voix de l'opéra espagnol. Le tournage du film « Caballé » vient de débuter entre Bilbao et Barcelone, retraçant l'ascension fulgurante de la soprano barcelonaise, de ses débuts modestes à sa consécration mondiale. < Retour E.Rials, rédacteur 13/11/25 Quand la voix de Montserrat Caballé inspire le grand écran : un biopic ambitieux en cours de tournage 1/1 Le cinéma se penche sur l'une des plus grandes voix de l'opéra espagnol. Le tournage du film « Caballé » vient de débuter entre Bilbao et Barcelone, retraçant l'ascension fulgurante de la soprano barcelonaise, de ses débuts modestes à sa consécration mondiale. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Je dois l'avouer : chaque fois que j'entends parler d'un nouveau biopic consacré à une grande figure de la musique classique, je ressens ce mélange d'excitation et d'appréhension. Après Leonard Bernstein dans Maestro , Maria Callas avec Angelina Jolie, et bientôt Pavarotti dans Vox Divina , voilà qu'Hollywood – ou plutôt l'Espagne – s'empare de la vie de Montserrat Caballé. Et cette fois, je dois dire que le projet me séduit d'emblée. Peut-être parce que Caballé incarne cette époque bénie où l'excellence artistique ne connaissait pas de compromis, où la voix primait sur l'image, où le talent triomphait de la précarité. Le tournage de Caballé a débuté début novembre dans les studios Punta Zorrotza, près de Bilbao. La réalisatrice vénézuélienne Patricia Ortega, dont j'ai découvert le travail sur l'identité féminine avec Mamacruz , tient les rênes de ce projet ambitieux. Son choix n'est pas anodin : Ortega sait filmer les femmes qui se battent contre les conventions, qui refusent que leur destin soit écrit d'avance. Et Dieu sait si Montserrat Caballé a dû se battre. Née en 1933 dans une famille marquée par la misère de l'après-guerre civile espagnole, la petite Montserrat portait sur ses frêles épaules tous les espoirs des siens. Imaginez cette enfant dans le Barcelone meurtri de la posguerra, rêvant d'opéra alors que le pain manquait sur la table. Cette tension dramatique, Ortega l'a placée au cœur de son récit, alternant entre la jeunesse laborieuse de la soprano et son retour triomphal à Barcelone en 1991, au sommet de sa gloire. Deux comédiennes se partagent le rôle titanesque d'incarner la diva. Ana Saavedra prête ses traits à la jeune Montserrat, celle qui lutte, celle qui doute, celle qui chante dans les coulisses du Gran Teatre del Liceu en espérant qu'un jour, elle aussi montera sur scène. Et puis il y a Begoña Alberdi, soprano espagnole reconnue – vous vous souvenez peut-être de ses prestations en ligne pendant la pandémie qui avaient touché tant de cœurs –, qui endosse le rôle de la Caballé consacrée. Ce casting me paraît judicieux : Alberdi connaît intimement ce que signifie chanter, elle sait ce qu'il faut de discipline, de sacrifice, d'abnégation pour tenir une carrière lyrique au plus haut niveau. Elle ne se contentera pas d'imiter, elle comprendra de l'intérieur. Le tournage se poursuivra à Barcelone, notamment au Gran Teatre del Liceu, ce temple de l'opéra catalan où Caballé fit ses premiers pas en 1962 dans le rôle-titre d' Arabella de Richard Strauss. J'aime cette idée de filmer dans les lieux authentiques, de retrouver l'âme des décors qui ont vu naître une légende. Le Liceu n'est pas qu'une salle de spectacle, c'est un sanctuaire où résonnent encore les échos des plus grandes voix du siècle dernier. Tourner là-bas, c'est rendre hommage non seulement à Caballé, mais à toute une tradition lyrique que notre époque, trop souvent, néglige ou méprise. Ce qui me frappe dans cette vague de biopics consacrés aux géants de la musique classique, c'est qu'elle arrive à un moment où notre civilisation semble avoir perdu ses repères. Face au vacarme du monde contemporain, au nivellement culturel, à l'effacement des hiérarchies de l'excellence, le cinéma se tourne vers ces figures qui incarnent l'absolu de l'art. Bernstein, Callas, Celibidache, Pavarotti, Caballé : autant de noms qui rappellent qu'il existe une transcendance, une verticalité, une quête de perfection qui dépasse l'individu. Ces artistes n'ont pas seulement eu du talent, ils ont eu une mission, presque un sacerdoce. Et dans le cas de Caballé, cette mission s'est accomplie avec une humilité, une fidélité à ses racines catalanes, une loyauté envers le Liceu qui force le respect. Le film sera distribué en Espagne par Filmax, tandis que Film Factory Entertainment gérera les droits internationaux. Aucune date de sortie n'a encore été annoncée, mais je garde espoir que ce portrait trouve rapidement son chemin vers les salles françaises. Nous avons besoin de ces récits qui célèbrent la grandeur, qui montrent que le génie naît souvent dans l'adversité, que l'art véritable exige tout de l'artiste. Montserrat Caballé a quitté ce monde en 2018, nous laissant orphelins de cette voix d'une pureté céleste, capable de transformer Norma de Bellini ou Turandot de Puccini en expériences mystiques. Grâce à Patricia Ortega et à son équipe, grâce au courage de Begoña Alberdi qui relève le défi immense d'incarner une telle icône, la Superba – comme on surnommait Caballé – va revivre sur grand écran. Et peut-être, qui sait, ce film incitera-t-il quelques jeunes âmes à pousser les portes d'un opéra, à découvrir que derrière les paillettes et les décors somptueux, il y a des destins exceptionnels, des sacrifices immenses, et cette quête infinie de la beauté qui fait de nous des êtres civilisés. Je compte les jours avant de pouvoir m'asseoir dans une salle obscure et retrouver, le temps d'un film, la voix qui nous manque tant. Précédent Écouter le direct Suivant

  • Louise Farrenc, la compositrice qui a conquis le Conservatoire | La Grande Musique

    Dans les couloirs du Conservatoire de Paris, on remonte le temps jusqu’à Louise Farrenc, compositrice française du XIXe siècle, longtemps restée dans l’ombre. Portée par l’éducation musicale que lui offre son père puis par l’appui indéfectible de son mari éditeur, elle s’impose aussi comme pédagogue. Nommée professeure en 1842, elle forme des générations d’élèves et finit par obtenir, après des années d’injustice, l’égalité salariale. < Retour E.Rials, rédacteur 28/02/26 Louise Farrenc, la compositrice qui a conquis le Conservatoire 1/1 Dans les couloirs du Conservatoire de Paris, on remonte le temps jusqu’à Louise Farrenc, compositrice française du XIXe siècle, longtemps restée dans l’ombre. Portée par l’éducation musicale que lui offre son père puis par l’appui indéfectible de son mari éditeur, elle s’impose aussi comme pédagogue. Nommée professeure en 1842, elle forme des générations d’élèves et finit par obtenir, après des années d’injustice, l’égalité salariale. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant

  • Nadège Gautier : la confiture élevée au rang d'art | La Grande Musique

    Sous le viaduc des Arts, à deux pas de Bastille, Nadège Gaultier orchestre depuis dix ans une partition gourmande où la cerise rencontre le thé fumé et la carotte se marie à la passion. À l'occasion du lancement d'une collection exclusive pour l'Opéra de Paris, la fondatrice de la Confiture Parisienne dévoile sa recette du succès : 250 000 pots par an, des collaborations avec Fragonard et le Musée d'Orsay, et cette obsession de faire aussi bon que beau. Entre les chaudrons en cuivre de son atelier-boutique du 17 avenue Daumesnil, elle défend un artisanat parisien où l'excellence passe par la répétition, le talent de ses deux cheffes pâtissières et une approche unique : moins de sucre, plus d'audace gustative < Retour E.Rials, rédacteur 07/02/26 Nadège Gautier : la confiture élevée au rang d'art 1/1 Sous le viaduc des Arts, à deux pas de Bastille, Nadège Gaultier orchestre depuis dix ans une partition gourmande où la cerise rencontre le thé fumé et la carotte se marie à la passion. À l'occasion du lancement d'une collection exclusive pour l'Opéra de Paris, la fondatrice de la Confiture Parisienne dévoile sa recette du succès : 250 000 pots par an, des collaborations avec Fragonard et le Musée d'Orsay, et cette obsession de faire aussi bon que beau. Entre les chaudrons en cuivre de son atelier-boutique du 17 avenue Daumesnil, elle défend un artisanat parisien où l'excellence passe par la répétition, le talent de ses deux cheffes pâtissières et une approche unique : moins de sucre, plus d'audace gustative Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien A propos : Nadège Gaultier a cofondé Confiture Parisienne en 2015 avec Laura Goninet, après avoir passé quinze ans dans le secteur de la publicité. Installée au 17 avenue Daumesnil dans le 12e arrondissement de Paris, sous le viaduc des Arts, elle dirige la seule manufacture de confitures artisanales en activité dans la capitale. Experte des associations de saveurs, elle pilote toute la dimension visuelle de la marque et son développement, collaborant avec des institutions culturelles prestigieuses comme l'Opéra de Paris, le Musée d'Orsay, Fragonard ou le Moulin Rouge. Son entreprise produit aujourd'hui environ 250 000 pots par an, dans une démarche artisanale privilégiant des fruits de saison et une cuisson traditionnelle en chaudrons de cuivre. https://www.lagrandemusique.fr/podcast-laurent-poultier-du-mesnil Précédent Écouter le direct Suivant

  • Podcast A propos de musique classique | La Grande Musique

    Emmanuel Rials vous invite à découvrir les secrets de la musique classique. Emmanuel RIALS A PROPOS DE MUSIQUE CLASSIQUE Les podcasts Emmanuel Rials, fondateur de la radio de musique classique LA GRANDE MUSIQUE partage son expertise sur l’univers passionnant de la musique classique et de son importance dans nos vies quotidiennes. Guides, anecdotes, portraits, faits insolites, conseils et astuces, erreurs à éviter, sont autant de thèmes qui engagent la réflexion et répondent aux questions posées par les auditeurs de la radio et les abonnés du podcast. Pour ne rater aucun épisode, n'hésitez pas à vous abonner à cette série de podcasts originaux et natifs -

  • L'automne lyrique français entre consécration suédoise et créations audacieuses | La Grande Musique

    Du Prix Birgit Nilsson remis à Stockholm aux nouvelles productions qui s'apprêtent à investir les scènes parisiennes et alsaciennes, la vie musicale française s'écrit en lettres d'or. Retour sur les moments forts de ces derniers jours. < Retour E.Rials, rédacteur 30/10/25 L'automne lyrique français entre consécration suédoise et créations audacieuses 1/1 Du Prix Birgit Nilsson remis à Stockholm aux nouvelles productions qui s'apprêtent à investir les scènes parisiennes et alsaciennes, la vie musicale française s'écrit en lettres d'or. Retour sur les moments forts de ces derniers jours. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Quelle semaine ! Je ne sais pas vous, mais moi, ces derniers jours m'ont rappelé pourquoi j'aime tant ce métier. Entre le faste des cérémonies royales suédoises et l'intimité des répétitions à l'Opéra-Comique, entre les polémiques qui animent les foyers parisiens et les triomphes strasbourgeois qui se préparent, l'automne lyrique français vibre d'une énergie particulière. J'ai sélectionné pour vous quatre actualités qui dessinent le visage contrasté de notre vie musicale : une consécration internationale qui fait chaud au cœur, une création qui promet d'être bouleversante, une première alsacienne qui s'annonce flamboyante, et une production parisienne qui fait débat. Voilà ce qui bouge vraiment dans l'univers de la musique classique et des opéras en France. Le Festival d'Aix-en-Provence couronné à Stockholm par le Prix Birgit Nilsson Le 21 octobre, le Festival d'Aix-en-Provence a reçu à Stockholm le Prix Birgit Nilsson d'un million de dollars, devenant le premier festival distingué par cette récompense prestigieuse. La cérémonie, en présence du roi Carl XVI Gustaf de Suède, a été marquée par un hommage à Pierre Audi, directeur disparu quelques semaines avant l'annonce. Susanna Mälkki a dirigé des pages emblématiques avec le baryton Peter Mattei, tandis que de jeunes lauréats se sont produits dans Innocence de Kaija Saariaho, créé à Aix en 2021. Cette distinction salue l'engagement du festival dans la création contemporaine et sa capacité unique à faire dialoguer tradition et innovation. Wajdi Mouawad réinvente Iphigénie en Tauride à l'Opéra-Comique Du 2 au 12 novembre, l'Opéra-Comique présente Iphigénie en Tauride de Gluck dans une mise en scène de Wajdi Mouawad. Le metteur en scène franco-libanais a écrit un prologue original pour ancrer cette tragédie dans notre époque troublée. Louis Langrée et Théotime Langlois de Swarte partagent la direction de l'ensemble Le Consort, avec Tamara Bounazou dans le rôle-titre. Mouawad promet une approche dépouillée où la musique devient personnage à part entière, portant un message sur l'amitié et la résilience face aux traumatismes de l'exil d'une brûlante actualité. Otello inaugure la saison de l'Opéra national du Rhin Dès demain 29 octobre à Strasbourg, puis les 16 et 18 novembre à Mulhouse, l'Opéra national du Rhin ouvre sa saison avec Otello de Verdi. Speranza Scappucci dirige cette nouvelle production qui met en lumière la profondeur psychologique du drame verdien. Le ténor géorgien Mikheil Sheshaberidze incarne le rôle-titre tandis qu'Adriana González fait ses débuts en Desdémone. Cette coproduction avec l'Opéra national de Lorraine et les Théâtres de la Ville de Luxembourg confirme l'excellence artistique de l'institution strasbourgeoise, qui affiche des taux de remplissage record de plus de 92%. Aida divise la critique à l'Opéra Bastille Jusqu'au 4 novembre, l'Opéra Bastille accueille Aida dans une mise en scène de la plasticienne iranienne Shirin Neshat qui divise. La production, déjà créée à Salzbourg, séduit par sa scénographie visuellement éblouissante mais suscite des réserves sur son manque de souffle théâtral. Si Shirin Neshat interroge avec force la cruauté du fanatisme religieux, certains reprochent à cette lecture politique une certaine froideur. Musicalement, la distribution fait l'unanimité : Eve-Maud Hubeaux campe une Amneris électrique, et Michele Mariotti dirige l'Orchestre de l'Opéra de Paris avec précision et vigueur. Précédent Écouter le direct Suivant

  • Un Noël napolitain à la lueur des bougies | La Grande Musique

    Laissez-moi vous raconter comment Heather Newhouse, le Concert de l’Hostel Dieu et leurs tarentelles baroques vont transformer la Salle Gaveau en petite chapelle de Naples, le 19 décembre 2025. < Retour E.Rials, rédacteur 16/12/25 Un Noël napolitain à la lueur des bougies 1/1 Laissez-moi vous raconter comment Heather Newhouse, le Concert de l’Hostel Dieu et leurs tarentelles baroques vont transformer la Salle Gaveau en petite chapelle de Naples, le 19 décembre 2025. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu un chœur napolitain chanter « Dormi, dormi o bel bambin » à la lueur des bougies : ce mélange de ferveur religieuse et de joie presque théâtrale m’a littéralement transpercé. C’est exactement ce sentiment-là que promet de réveiller le Concert de Noël Napolitain à la Salle Gaveau, le 19 décembre 2025, avec le programme Un Noël Napolitain , porté par le Concert de l’Hostel Dieu, la soprano Heather Newhouse, le mandoliniste Vincent Beer-Demander et la Maîtrise de Saint-Ferdinand des Ternes. [1] [2] [3] Un Noël qui sent la cire, le basilic et la ferveur populaire Ce qui me fascine dans ce projet, ce n’est pas seulement l’affiche prestigieuse, mais l’imaginaire qu’il convoque. À Naples, Noël n’est jamais une parenthèse sage dans le calendrier liturgique. C’est un moment où le sacré et le populaire s’embrassent sans pudeur : l’encens des églises se mêle aux cris des marchés, les tarentelles se faufilent entre deux prières, et la Nativité devient presque une scène de théâtre à ciel ouvert. [3] [4] Le programme imaginé par le Concert de l’Hostel Dieu embrasse pleinement cette tension féconde. On y trouve des cantates d’ Alessandro Scarlatti , des airs de Cristofaro Caresana – ce compositeur qui savait comme personne faire dialoguer dévotion et théâtralité –, des sonates de Domenico Scarlatti pour mandoline et continuo, mais aussi tout un corpus de noëls anonymes , de tarentelles, de berceuses et de chants populaires arrangés pour voix, mandoline et ensemble baroque. [1] [4] [5] Ce va-et-vient entre manuscrits baroques et traditions orales, entre partitions savantes et refrains hérités des ruelles, c’est exactement ce qui donne à ce « Noël napolitain » sa couleur si particulière : on n’est ni dans le concert de gala un peu compassé, ni dans le folklore de carte postale, mais dans une liturgie de la joie , profondément incarnée. Heather Newhouse, la fragilité lumineuse au cœur du dispositif Au centre de cette dramaturgie musicale, il y a une voix : celle de la soprano Heather Newhouse , que les scènes françaises et européennes connaissent pour sa capacité à faire tenir ensemble virtuosité baroque et sens aigu du texte. À Toulouse, lors d’un autre programme napolitain donné par le Concert de l’Hostel Dieu, elle portait déjà ces arias de Scarlatti et ces noëls populaires avec un engagement presque narratif : chaque phrase devenait un petit récit, chaque ornement un geste de théâtre. [6] À Gaveau, je l’imagine dans ces cantates où la pauvreté de Bethléem se mêle à la douceur parfois amère des larmes – ces « Laggrime amare » qu’on retrouve chez Scarlatti – ou dans ces berceuses comme « Ninna nanna al bambino Gesù alla napolitana », où la tendresse maternelle se colore d’une pointe de mélancolie. [1] Sa voix claire, sans dureté, a ce grain idéal pour faire passer la frontière entre la scène et le banc du spectateur : on n’écoute plus une « star » baroque, on croit entendre une femme du peuple qui chante son Dieu et ses peurs, dans une église aux murs patinés. Cette manière d’incarner le répertoire, plutôt que de le servir à distance, me semble essentielle pour un programme qui revendique justement le lien entre ferveur religieuse et exubérance populaire. Si ce concert fonctionne, ce sera parce que Heather Newhouse nous parle au creux de l’oreille, pas du haut d’un piédestal. Le Concert de l’Hostel Dieu : la Naples baroque vue depuis Lyon Ce projet napolitain dit aussi beaucoup de l’identité du Concert de l’Hostel Dieu . Depuis plus de trente ans, l’ensemble fondé et dirigé par Franck-Emmanuel Comte s’est imposé comme l’un des acteurs essentiels de la scène baroque française, avec un goût assumé pour les passerelles : passerelle entre musicologie et création scénique, entre répertoire sacré et projets transversaux (on pense au ballet Folia avec Mourad Merzouki), entre Lyon et l’Italie baroque. [6] [5] Cette familiarité avec les manuscrits italiens, les archives lyonnaises et les circulations musicales entre les deux rives des Alpes n’est pas un simple vernis savant. Elle permet ici de construire un Noël napolitain crédible historiquement , mais jamais poussiéreux. À Lyon, à Toulouse, à Paris ou dans d’autres villes, le programme fait résonner la même colonne vertébrale : cantates et sonates de Scarlatti, airs de Caresana, tarentelles, noëls populaires arrangés, le tout servi par une formation resserrée où chaque instrumentiste existe en tant que personnage. [4] [7] [8] La présence de la mandoline de Vincent Beer-Demander ajoute une dimension presque tactile à l’ensemble. Ce n’est pas seulement un clin d’œil pittoresque : dans ces tarentelles et ces noëls traditionnels, la mandoline agit comme un fil conducteur entre la rue et l’église, entre la danse et la prière. C’est elle qui accroche l’oreille de celles et ceux qui, peut-être, ont moins l’habitude des cantates baroques mais reconnaissent immédiatement cette pulsation populaire. [1] [2] Salle Gaveau, chapelles et chandelles : un même imaginaire en tournée Ce que je trouve passionnant, c’est que ce même programme « Noël napolitain » circule, se déplace, se frotte à des lieux très différents. À Lyon, le 17 décembre , c’est la Chapelle de la Trinité qui accueille ce voyage baroque, avec la promesse d’un temps de suspension au cœur de la ville. [4] À Toulouse, l’Église Saint-Jérôme se transforme, le 16 décembre, en petit théâtre de la Nativité, sous la plume enthousiaste d’un critique toulousain qui raconte combien ces cantates de Scarlatti dialoguent avec les tarentelles populaires. [6] [9] À Paris, la Salle Gaveau apporte une autre histoire : celle d’une grande salle de concert à l’acoustique reconnue, plus habituée aux récitals de piano et aux grandes soirées de musique de chambre qu’aux processions napolitaines. Et justement, je suis curieux de voir comment cette architecture, ces boiseries, cette clarté sonore vont accueillir un programme pensé à l’origine pour des chapelles et des églises : est-ce que les noëls populaires vont prendre des allures de mini-oratorio ? Est-ce que la distance scène-salle va se faire oublier au profit d’une forme de proximité émotionnelle ? Dans d’autres annonces, le concert est même présenté « aux chandelles », comme si l’on assumait pleinement le pouvoir scénographique de la lumière : bougies, ombres mouvantes, reflets sur les instruments anciens, tout participe à recréer cette Naples baroque où l’on danse presque autant qu’on prie. [2] [3] Pourquoi ce Noël napolitain résonne particulièrement en 2025 En 2025, je vois dans ce type de programme plus qu’un simple « concert de Noël ». On vit une époque où la culture oscille souvent entre deux extrêmes : d’un côté, l’événement-spectacle un peu formaté, de l’autre, la nostalgie patrimoniale qui se contente de ressasser les mêmes images. Un Noël Napolitain propose autre chose : un retour aux sources qui n’a rien de réactionnaire, parce qu’il assume le mélange, la porosité, le joyeux désordre du vivant. La Naples baroque dont il est question ici, c’est une ville où la frontière entre sacré et profane est poreuse, où l’on peut passer sans transition d’un air de cantate à une tarentelle dansée sur la place du village. Entendre cela aujourd’hui, à Paris, à Lyon, à Toulouse ou ailleurs, c’est accepter l’idée que nos fêtes peuvent redevenir des moments de communauté émotionnelle réelle , pas seulement des rendez-vous de consommation culturelle calibrés, même si les billetteries en ligne et les catégories de places nous rappellent, très concrètement, que nous sommes bien en 2025. [1] [7] [3] Ce que j’attends de ce concert, ce n’est pas qu’il me propose une carte postale de Naples, mais qu’il me tende un miroir légèrement déformant : qu’il me fasse sentir ce que nous avons peut-être perdu en chemin – cette façon d’habiter collectivement la nuit de Noël – et ce que nous pouvons encore retrouver, ne serait-ce que le temps d’un Adagio de Domenico Scarlatti ou d’une tarentelle qui s’emballe. https://sallegaveau.com/event-pro/concert-de-noel-napolitain/ Précédent Écouter le direct Suivant

  • Jean-Marc Ribes, le banquier qui joue du rock pour les Papillons blancs de Vincennes | La Grande Musique

    Président de la Banque Richelieu et rocker, Jean-Marc Ribes met sa passion et ses nombreux talents au service des Papillons blancs de Vincennes, association pour enfants et adultes handicapés à Montreuil. Avec son groupe de rock il donne une grande soirée caritative le 14 janvier 2026 à l’InterContinental Paris Le Grand et un concert sur la péniche du Pont Neuf, pour financer externat et futur internat. But ultime : offrir à ces jeunes un lieu sûr, lumineux, avec soins spécialisés et chambres individuelles, pour vivre dignement après leurs parents. < Retour E.Rials, rédacteur 24/11/25 Jean-Marc Ribes, le banquier qui joue du rock pour les Papillons blancs de Vincennes 1/1 Président de la Banque Richelieu et rocker, Jean-Marc Ribes met sa passion et ses nombreux talents au service des Papillons blancs de Vincennes, association pour enfants et adultes handicapés à Montreuil. Avec son groupe de rock il donne une grande soirée caritative le 14 janvier 2026 à l’InterContinental Paris Le Grand et un concert sur la péniche du Pont Neuf, pour financer externat et futur internat. But ultime : offrir à ces jeunes un lieu sûr, lumineux, avec soins spécialisés et chambres individuelles, pour vivre dignement après leurs parents. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Pour en savoir plus : https://www.lespapillonsblancsdevincennes.com https://banquerichelieu.com Bio de Jean-Marc Ribes : Dirigeant reconnu de la banque privée, Jean‑Marc Ribes a construit un parcours de long terme au sein de grandes maisons bancaires, avec un fil conducteur : le développement d’offres haut de gamme et le pilotage d’équipes au service d’une clientèle patrimoniale. Après des responsabilités à Neuflize (ABN AMRO), puis à Banque Palatine et à Louvre Banque Privée, il prend en 2025 la présidence du directoire de Banque Richelieu France . https://www.lagrandemusique.fr/podcast-laurent-poultier-du-mesnil Précédent Écouter le direct Suivant

  • Une version audacieuse de Cendrillon de Rossini enflamme l’Opéra Royal de Versailles | La Grande Musique

    Du 11 au 18 octobre 2025, l’Opéra Royal de Versailles présente une version audacieuse de La Cenerentola de Rossini, portée par Gaëlle Arquez, Patrick Kabongo et une mise en scène imaginative de Julien Lubek et Cécile Roussat. < Retour E.Rials, rédacteur 02/10/25 Une version audacieuse de Cendrillon de Rossini enflamme l’Opéra Royal de Versailles 1/1 Du 11 au 18 octobre 2025, l’Opéra Royal de Versailles présente une version audacieuse de La Cenerentola de Rossini, portée par Gaëlle Arquez, Patrick Kabongo et une mise en scène imaginative de Julien Lubek et Cécile Roussat. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien À l’automne prochain, le somptueux écrin de l’Opéra Royal du Château de Versailles va vibrer au rythme de la musique rossinienne : du 11 au 18 octobre 2025, une nouvelle production de La Cenerentola (traduit ici en français Cendrillon ) promet de revisiter le conte, sans fée ni citrouille, dans un ballet de déguisements, de quiproquos, et de charme vocal. Un conte plein de malice Rossini et son librettiste Jacopo Ferretti ont choisi de s’éloigner du merveilleux traditionnel pour offrir une version plus réaliste, voire satirique, de l’histoire de Cendrillon. Les éléments de conte de fées comme la marraine, la pantoufle magique ou les citrouilles sont ici évacués au profit d’un jeu de masques, de déguisements et de révélations comiques : « un formidable jeu de dissimulations et de méprises » selon les préparateurs de la production. Dans cette version, l’intrigue s’oriente davantage vers la morale sociale — la reconnaissance de la vertu, la ruse des circonstances — que vers la magie romantique du conte de Perrault. L’enjeu n’est plus tant surnaturel qu’humain. Cette réinterprétation se marie bien à l’esthétique retenue par la mise en scène de Julien Lubek (également chorégraphe), associée à Cécile Roussat pour les costumes et l’univers visuel. L’ensemble promet une « farce lyrique stylisée », selon les communiqués, et une pièce vivante de trois heures (avec entracte). Une distribution de prestige Le rôle-titre d’Angelina / Cendrillon sera tenu par la mezzo-soprano Gaëlle Arquez , qui a déjà brillé dans des rôles baroques et classiques (Rosina, etc.). Sa présence confirme le désir de l’équipe artistique d’allier qualité vocale et intensité dramatique. Face à elle, Patrick Kabongo incarnera Don Ramiro (ou « Don Rodolphe » selon certaines sources) dans la version française du livret. D’autres rôles notables sont confiés à Gwendoline Blondeel (Éléonore, la sœur aînée) et Éléonore Pancrazi (Isabelle, la sœur cadette), tandis que Nicolas Brooymans prend le rôle de Don Magnifico, figure paternelle ambiguë. À la baguette, l’Orchestre de l’Opéra Royal sera dirigé par Gaétan Jarry , un chef en vogue, capable d’allier finesse et énergie. Les chœurs sont assurés par le Chœur de l’Opéra Royal de Versailles, solide formation déjà présente dans les saisons passées. Un écrin historique — et un pari artistique L’Opéra Royal de Versailles, conçu par Ange-Jacques Gabriel et inauguré en 1770, compte aujourd’hui environ 650 places. Ce joyau néo-classique, restauré récemment, offre une acoustique remarquable et une élégance visuelle propice à des productions exigeantes. Choisir Versailles comme scène pour Cendrillon n’est pas neutre : l’histoire du lieu — entre royauté, festivités de cour et contraintes techniques anciennes — apporte une dimension symbolique : dans un lieu chargé de pouvoir et de cérémonial, on va rendre audibles, sous les lustres et les miroirs dorés, une histoire de reconnaissance humble et de retournements sociaux. La production s’inscrit aussi dans la saison 2025-2026 du château, où Rossini côtoiera Purcell, Mozart et d’autres compositeurs majeurs. Pour le public, une invitation au renouvellement Acheter un billet — les prix annoncés oscillent entre ~ 50 et 178 € selon les sources — c’est s’offrir non seulement une soirée d’opéra, mais une immersion dans un univers visuel audacieux, une version revisitée du récit familial le plus universel. L’argument, simple sur le papier — une jeune fille malmenée qui finit par triompher — est ici repensé : ce n’est pas la baguette magique qui sauve Angelina, mais sa constance, son intelligence sociale et la mise en lumière par les stratagèmes du destin. C’est une Cendrillon moderne, jouée, déguisée, presque « théâtrale », où le masque devient instrument de révélation. En somme, cette production a toutes les chances de réveiller l’Opéra Royal de Versailles, de marier le patrimoine et l’innovation, de donner un souffle contemporain à Rossini, et d’attirer un public curieux, audacieux, amoureux de bel art. Vous êtes conviés à Versailles, à l’automne, pour redécouvrir Cendrillon — mais pas celle qu’on croit. https://www.operaroyal-versailles.fr/event/rossini-cendrillon/ Précédent Écouter le direct Suivant

  • Concert du Choeur d'hommes de Chaillot Dimanche 6 avril 2025 | La Grande Musique

    A l'occasion du cinquantenaire du Choeur d'hommes de Chaillot et à la mémoire de Roger THIROT qui fut l'emblématique maître de la chorale des Petits Chanteurs de Chaillot, fut donné une représentation exceptionnelle d'oeuvres à caractère religieux de toutes époques à voix égales et à voix mixtes, A capella et avec orgue, le dimanche 6 avril 2025 à 18h, dans la Chapelle de l'école Saint Louis de Gonzague à Paris, sous la direction de Stanislas Guérin. Les interventions de Bertrand de Feydeau et les improvisations de Mathieu Courcier et de Jean Galard à l'orgue ponctuèrent l'ensemble du récital. < Retour E.Rials, rédacteur 07/04/25 Concert du Choeur d'hommes de Chaillot Dimanche 6 avril 2025 1/1 A l'occasion du cinquantenaire du Choeur d'hommes de Chaillot et à la mémoire de Roger THIROT qui fut l'emblématique maître de la chorale des Petits Chanteurs de Chaillot, fut donné une représentation exceptionnelle d'oeuvres à caractère religieux de toutes époques à voix égales et à voix mixtes, A capella et avec orgue, le dimanche 6 avril 2025 à 18h, dans la Chapelle de l'école Saint Louis de Gonzague à Paris, sous la direction de Stanislas Guérin. Les interventions de Bertrand de Feydeau et les improvisations de Mathieu Courcier et de Jean Galard à l'orgue ponctuèrent l'ensemble du récital. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Le Choeur d'hommes de Chaillot s'est formé il y a cinquante ans (1974). La plupart de ses membres sont issus des Petits Chanteurs de Chaillot. Certains mènent en parallèle une activité de soliste et une activité professionnelle. Cette formation polyphonique « à voix égales » donne accès à un répertoire très vaste : Motets sacrés et profanes de la Renaissance, Œuvres romantiques (Schubert, Mendelssohn, Liszt, ...) et modernes (Poulenc, Fauré, Caplet, ...), Choeurs d'Opéras, « Barbershop music » et de nombreux autres folklores locaux. Programme : Plorans ploravit (Elzéar Genet), Lucernaire, Occe Nach (Pavel Chesnokov), Seigneur de vous prie (Francis Poulenc), Stabat Mater (Jean-Baptiste Pergolèse), Pie Jesu (Maurice Duruflé), O Jesu Christe (Jacquet Van Berchem), Crucifixus (Antonio Lotti), Tenebre factae sunt (Thomas Luis da Vittoria), Resurrexi, Prologue (Stanislas Guérin), La Virgine degli Angeli (Giuseppe Verdi), Ave Maria (Thomas Luis da Vittoria), O Isis und Osiris (Wolfang Amadeus Mozart), Choeur de Pèlerins (Richard Wagner), Cantique de Jean Racine (Gabriel Fauré), et Little Babe (Benjamin Britten). https://www.cvhchaillot.org https://www.cvhchaillot.org Précédent Écouter le direct Suivant

  • Berlioz, la jalousie au bord du gouffre à Gênes | La Grande Musique

    Deux pistolets sur un lit, un costume de soubrette et une diligence vers Paris : Hector Berlioz, trahi, frôle l’irréparable. Parti pour tuer la famille Moke, il perd son déguisement en route, improvise, puis vacille sur les remparts de Gênes avant de tomber à l’eau. Repêché et calmé, il choisit finalement la musique plutôt que le crime, et reprend la route vers Nice, encore habité par le tumulte. < Retour E.Rials, rédacteur 21/12/25 Berlioz, la jalousie au bord du gouffre à Gênes 1/1 Deux pistolets sur un lit, un costume de soubrette et une diligence vers Paris : Hector Berlioz, trahi, frôle l’irréparable. Parti pour tuer la famille Moke, il perd son déguisement en route, improvise, puis vacille sur les remparts de Gênes avant de tomber à l’eau. Repêché et calmé, il choisit finalement la musique plutôt que le crime, et reprend la route vers Nice, encore habité par le tumulte. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant

  • Rami Mekdachi, artiste pluridisciplinaire, entrepreneur visionnaire et fondateur de Lola James Harper (interview et podcast) | La Grande Musique

    Une bougie qui raconte un lieu : voilà l’idée qui guide Rami Mekdachi, fondateur de Lola James Harper, invité de La Grande Musique. Dans cette conversation, il explique comment un parfum d’ambiance peut transformer une pièce en décor mental, et faire surgir un « ailleurs » dès qu’on allume une flamme. Pour lui, il y a deux mondes : l’odeur de lieu et l’eau de toilette. La première, pensée pour l’espace, cherche à capturer l’âme d’un endroit, réel ou disparu, en convoquant ses archétypes : le bois, les tissus, la lumière, l’histoire qu’on devine dans les détails. La seconde, portée sur la peau, agit « comme un vêtement » : elle change l’attitude, raconte une philosophie de vie, et se construit comme une grande composition, avec notes de tête, de cœur et de fond. Rami Mekdachi explique sa méthode, presque cinématographique : l’œil prépare le nez. La couleur du flacon, l’image d’un lieu, la photographie qui accompagne l’objet… tout oriente la manière dont on sent. Derrière la technique, il place la présence au centre, que ce soit pour composer une fragrance, saisir un portrait ou fabriquer une émotion. < Retour E.Rials, rédacteur 24/01/26 Rami Mekdachi, artiste pluridisciplinaire, entrepreneur visionnaire et fondateur de Lola James Harper (interview et podcast) 1/1 Une bougie qui raconte un lieu : voilà l’idée qui guide Rami Mekdachi, fondateur de Lola James Harper, invité de La Grande Musique. Dans cette conversation, il explique comment un parfum d’ambiance peut transformer une pièce en décor mental, et faire surgir un « ailleurs » dès qu’on allume une flamme. Pour lui, il y a deux mondes : l’odeur de lieu et l’eau de toilette. La première, pensée pour l’espace, cherche à capturer l’âme d’un endroit, réel ou disparu, en convoquant ses archétypes : le bois, les tissus, la lumière, l’histoire qu’on devine dans les détails. La seconde, portée sur la peau, agit « comme un vêtement » : elle change l’attitude, raconte une philosophie de vie, et se construit comme une grande composition, avec notes de tête, de cœur et de fond. Rami Mekdachi explique sa méthode, presque cinématographique : l’œil prépare le nez. La couleur du flacon, l’image d’un lieu, la photographie qui accompagne l’objet… tout oriente la manière dont on sent. Derrière la technique, il place la présence au centre, que ce soit pour composer une fragrance, saisir un portrait ou fabriquer une émotion. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien à propos : Artiste pluridisciplinaire, entrepreneur visionnaire et fondateur du projet Lola James Harper, Rami Mekdachi est né à Beyrouth et a grandi entre Paris, l’Angleterre et les États‑Unis. Musicien, photographe et cinéaste dès son plus jeune âge, il découvre l’univers du parfum à la fin des années 1990 et révolutionne rapidement le secteur en devenant le premier à créer des parfums dédiés à des lieux emblématiques. Son parcours commence avec le mythique concept store parisien Colette et l’iconique Hôtel Costes, puis se poursuit par des collaborations avec des lieux prestigieux tels que La Réserve Genève, Hôtel Arts Barcelona, Château de Jacques Garcia, Roger Vivier, Chloé, Lacoste, entre autres. Parallèlement, Rami mène une carrière prolifique de photographe et de réalisateur, travaillant avec des magazines emblématiques comme Rock & Folk et Rolling Stone, tout en composant et en se produisant avec différents groupes signés sur des labels tels que Chronowax et Pias. https://www.lolajamesharper.com/fr Précédent Écouter le direct Suivant

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