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  • Prince Joachim Murat : réindustrialiser la France comme au temps de Napoléon III (émission et podcast) | La Grande Musique

    SAR le prince Joachim Murat, président de la Fondation Galilé et co-auteur de l'ouvrage Napoléon III l'incompris publié aux éditions du Djakkon, établit un parallèle détaillé entre l'industrialisation ambitieuse du Second Empire et les défis industriels contemporains que la France doit relever aujourd'hui. Au cours de son intervention dans La Grande Interview, il explique en profondeur comment la Fondation Galilé a mis en place un dispositif d'incubation entièrement gratuit destiné à accompagner des start-ups industrielles strictement « Made in France », une démarche qui fait directement écho aux réformes sociales et économiques innovantes menées sous Napoléon III, lesquelles avaient permis de doubler le produit intérieur brut français en l'espace de 18 ans. < Retour E.Rials, rédacteur 01/02/26 Prince Joachim Murat : réindustrialiser la France comme au temps de Napoléon III (émission et podcast) 1/1 SAR le prince Joachim Murat, président de la Fondation Galilé et co-auteur de l'ouvrage Napoléon III l'incompris publié aux éditions du Djakkon, établit un parallèle détaillé entre l'industrialisation ambitieuse du Second Empire et les défis industriels contemporains que la France doit relever aujourd'hui. Au cours de son intervention dans La Grande Interview, il explique en profondeur comment la Fondation Galilé a mis en place un dispositif d'incubation entièrement gratuit destiné à accompagner des start-ups industrielles strictement « Made in France », une démarche qui fait directement écho aux réformes sociales et économiques innovantes menées sous Napoléon III, lesquelles avaient permis de doubler le produit intérieur brut français en l'espace de 18 ans. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien à propos : Né le 3 mai 1973 à Neuilly-sur-Seine, Joachim Charles Napoléon Murat est prince français, héritier de la Maison Murat , issue de l’union du maréchal d’Empire Joachim Murat et de Caroline Bonaparte, sœur de Napoléon Ier. Il porte le titre de prince de Pontecorvo et s’inscrit dans la continuité d’un héritage directement lié à l’histoire impériale française. Formé en droit et en sciences politiques, Joachim Murat mène un parcours professionnel atypique. Ancien militaire parachutiste, il participe notamment à des opérations lors de la guerre du Kosovo. Après sa carrière militaire, il exerce des fonctions diverses, allant de maître de cirque à cadre en entreprise, avant de devenir conseiller au ministère du Commerce extérieur entre 2013 et 2018. Il s’engage également comme enquêteur au Comité contre l’esclavage moderne, illustrant un intérêt pour les enjeux sociaux contemporains. Il est Président de la Fondation Galilé . Sur le plan politique, Joachim Murat se définit comme bonapartiste, républicain et gaulliste. Il plaide pour une refondation institutionnelle de la France inspirée du modèle napoléonien, qu’il associe à la souveraineté nationale et à l’autorité de l’État. Il participe régulièrement à des débats et rencontres souverainistes et se présente sur une liste souverainiste aux élections européennes de 2024, affirmant ainsi sa volonté de traduire ses idées en engagement électoral. Auteur et essayiste, il publie en 2025 Napoléon III, l’incompris , un ouvrage politico-historique consacré à la réévaluation du Second Empire. Décoré notamment de la Croix du combattant, Joachim Murat conjugue héritage dynastique, parcours personnel singulier et engagement idéologique affirmé. Marié depuis 2021, père de deux enfants, il incarne aujourd’hui une figure originale du paysage politique et intellectuel français, à la croisée de la mémoire impériale et des débats contemporains sur la souveraineté et les institutions. https://www.fondationgalile.fr Précédent Écouter le direct Suivant

  • Bashar Nasri Président de Dorin, le parfum né à l’ombre de Marie‑Antoinette | La Grande Musique

    Bashar Nasri raconte l’histoire de Dorin, maison de parfum française née au XVIIIe siècle. Marie-Antoinette et Louis XVI avaient décerné à la Maison Dorin le titre de « fournisseur de la cour de Versailles » pour la qualité de ses poudres et fards. Né à Damas, musicien puis entrepreneur, Bashar Nasri évoque un parcours d’opportunités, jusqu’à relancer cette marque patrimoniale et ses archives comme un véritable trésor. Dernière création évoquée: « God is coming down », un parfum inspiré des senteurs d’église, pensé comme un appel à la paix et destiné au pape. < Retour E.Rials, rédacteur 15/02/26 Bashar Nasri Président de Dorin, le parfum né à l’ombre de Marie‑Antoinette 1/1 Bashar Nasri raconte l’histoire de Dorin, maison de parfum française née au XVIIIe siècle. Marie-Antoinette et Louis XVI avaient décerné à la Maison Dorin le titre de « fournisseur de la cour de Versailles » pour la qualité de ses poudres et fards. Né à Damas, musicien puis entrepreneur, Bashar Nasri évoque un parcours d’opportunités, jusqu’à relancer cette marque patrimoniale et ses archives comme un véritable trésor. Dernière création évoquée: « God is coming down », un parfum inspiré des senteurs d’église, pensé comme un appel à la paix et destiné au pape. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien à propos : Bashar Nasri est un entrepreneur franco-syrien au parcours atypique et romanesque, à la croisée des sciences, des affaires et de la création. Né en Syrie, il suit des études d’ingénieur à l’université de Damas avant de s’installer en France au début des années 1960, où il poursuit sa formation en géophysique à Paris. Durant ses années étudiantes, il mène une vie débrouillarde et plurielle : musicien amateur, il joue de la guitare dans des bars pour subvenir à ses besoins. Après l’obtention de son doctorat, il retourne en Syrie pour travailler au ministère du Pétrole. Toutefois, ses méthodes jugées trop innovantes ne trouvent pas leur place dans l’administration, ce qui le pousse à revenir en France où il s’installe définitivement. Sa carrière prend alors une dimension internationale et multidisciplinaire. Il travaille d’abord dans le secteur pétrochimique, avant de créer sa propre structure. Il devient successivement conseiller technique auprès de ministères du pétrole dans plusieurs pays arabes, journaliste spécialisé, puis décorateur. Il participe à des projets prestigieux, notamment pour des membres de la famille royale du Qatar et d’Arabie saoudite, en collaboration avec le groupe Saudi Oger. Toujours en quête de diversification, Bashar Nasri s’investit également dans le cinéma, en coproduisant des films comme Le sang des autres de Claude Chabrol et Louisiane de Philippe de Broca. Dans les années 1990, il se tourne vers la parfumerie en lançant la marque Kesling, misant sur des essences rares, notamment issues de Damas. Cette activité l’amène à collaborer avec la maison Dorin, l’une des plus anciennes maisons de parfums françaises. En 2000, il en fait l’acquisition, récupérant à la fois la marque et des archives historiques remontant à plus de deux siècles. Bashar Nasri devient ainsi le propriétaire et le relanceur d’un patrimoine oublié de la parfumerie française, redonnant vie à la maison Dorin et à ses créations historiques. https://www.lagrandemusique.fr/podcast-laurent-poultier-du-mesnil Précédent Écouter le direct Suivant

  • La Biennale des quatuors à cordes 2026 : huit jours où Paris écoute autrement | La Grande Musique

    Du 10 au 18 janvier, la Philharmonie de Paris fait du quatuor un laboratoire à ciel fermé : grands noms, jeunes ensembles, création et questions très concrètes sur ce que signifie « être quartettiste » aujourd’hui. Une semaine pour réapprendre à écouter, sans jargon. < Retour E.Rials, rédacteur 11/01/26 La Biennale des quatuors à cordes 2026 : huit jours où Paris écoute autrement 1/1 Du 10 au 18 janvier, la Philharmonie de Paris fait du quatuor un laboratoire à ciel fermé : grands noms, jeunes ensembles, création et questions très concrètes sur ce que signifie « être quartettiste » aujourd’hui. Une semaine pour réapprendre à écouter, sans jargon. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Il y a des soirs où Paris donne l’impression de courir derrière sa propre vitesse. Et puis il y a ces moments, plus rares, où la ville se met à marcher au pas d’une phrase musicale. Le quatuor à cordes, c’est exactement ça : une allure intérieure. Quatre voix d’une même famille, des frottements, des accords qui se cherchent, des tensions qui se résolvent sans tapage. Et pendant huit jours, du 10 au 18 janvier 2026, la Philharmonie de Paris en fait son centre de gravité avec la 12e Biennale de quatuors à cordes. Je me suis attardé sur un rendez-vous en apparence modeste dans la programmation : une table ronde (samedi 10 janvier à 18h30, Amphithéâtre – Cité de la musique) posant une question toute simple et, au fond, vertigineuse : « Être quartettiste en 2026 en France, en Europe, qu’est-ce que c’est ? » J’aime ces formats, parce qu’ils ramènent la musique au réel : au travail, aux choix de répertoire, aux fragilités d’une carrière, et à la place que la culture occupe vraiment dans nos vies. La Philharmonie résume très bien l’esprit : ces conférences et tables rondes servent à préparer l’écoute et à approfondir la thématique du week-end, en explorant la musique et son contexte historique et sociétal. On n’est pas dans le cours magistral. On est dans l’atelier. Le quatuor : une « épreuve de vérité » (et c’est pour ça qu’on y revient) La Philharmonie parle du quatuor comme d’un genre « à part », un lieu privilégié de recherche pour les compositeurs, parfois même un chemin de spiritualité. J’insiste sur ces mots, parce qu’ils expliquent pourquoi un événement de musique de chambre peut devenir, en janvier, un vrai sujet de société. Le quatuor à cordes ne triche pas. Il ne se cache pas derrière la masse orchestrale. Il ne s’adosse pas à la virtuosité solitaire d’un soliste. Il expose. Il oblige à entendre qui mène, qui cède, qui relance. C’est probablement pour ça qu’il traverse les siècles avec cette autorité tranquille. Et c’est aussi pour ça que la table ronde « Être quartettiste en 2026 » m’intéresse autant. Parce qu’au-delà de la beauté, il y a une question simple : comment vit-on, aujourd’hui, quand on a choisi ce métier si exigeant ? Le quatuor échappe-t-il à la crise culturelle, ou la subit-il de plein fouet ? Les manières de travailler ont-elles changé ? À l’heure où tout va vite, où tout se consomme, le quatuor réclame du temps. Or le temps est devenu notre ressource la plus chère. Une ouverture comme un manifeste : Ébène + Belcea, et la grande forme La Biennale s’ouvre avec un tandem très symbolique : Quatuor Ébène et Quatuor Belcea. Le programme du samedi 10 janvier (20h) met en avant Mozart, Debussy, puis l’Octuor d’Enesco. Ce choix n’est pas anodin. L’octuor, c’est l’explosion contrôlée : deux quatuors qui se répondent, se provoquent, s’embrassent, parfois se bousculent. Il y a là une idée très actuelle : la chambre qui devient publique. La musique de chambre qui sort de sa miniature et ose la fresque. Et ce n’est pas un hasard si plusieurs sources insistent sur cette « grande forme » : Classicagenda rappelle l’ambition de ce week-end d’ouverture et met en avant ce dialogue Ébène–Belcea autour d’Enesco et Mendelssohn. La Ville de Paris, de son côté, résume l’esprit de l’événement : grands quatuors, étoiles montantes, concours de lutherie, concert de clôture en forme d’apothéose. Ce que la programmation raconte (et ce que je lis entre les lignes) Le magazine de la Philharmonie parle d’une programmation foisonnante, réunissant des formations internationales de premier plan et de jeunes ensembles prometteurs, sur un répertoire qui explore toutes les facettes du genre. Le Journal La Terrasse ajoute un angle intéressant : la Biennale ausculte depuis 2004 la vitalité du quatuor, « du répertoire aux écritures contemporaines », avec un focus cette année sur la musique américaine (des « inventeurs du Nouveau Monde »), et une ouverture vers des scènes où les frontières entre classique, jazz, pop et électro s’effacent. Je trouve que c’est là le vrai cœur du sujet : le quatuor n’est plus seulement un musée vivant. Il devient un outil pour comprendre notre époque. On peut y entendre Haydn ou Mozart comme des fondations, mais aussi écouter ce que le monde a fait au son des cordes, et ce que les cordes font au monde. Les coulisses de la transmission : « Après-midi du Quatuor » et auditions Je suis toujours attentif à la manière dont un festival articule la vitrine et la relève. Ici, la Biennale le fait explicitement. D’abord avec L’Après-midi du Quatuor, un marathon de jeunes ensembles (Akilone, Barbican, Fibonacci, Galilée, Hermès, Magenta) le 10 janvier à 13h. Ensuite avec l’Audition internationale de quatuors à cordes, le 17 janvier, où des ensembles sélectionnés jouent devant des personnalités du monde musical. Ce sont des moments précieux, parce qu’ils disent une vérité simple : la musique classique ne tient pas seulement par les monuments. Elle tient par la formation, l’accompagnement, les scènes où l’on se mesure. Le final : quand le quatuor se frotte à l’orchestre (et à Beethoven) La clôture, le 18 janvier, met le Quatuor Ébène avec l’Orchestre Français des Jeunes, sous la direction de Kristiina Poska, autour de Beethoven et John Adams, avec Absolute Jest . Ce qui me plaît dans ce programme, c’est le fil invisible : John Adams construit Absolute Jest en intégrant des fragments de Beethoven (notamment des emprunts aux opus 131 et 135, et à la Grande Fugue). Ce n’est pas qu’un “grand concert”. C’est une manière de dire : le quatuor n’est pas une chapelle. Il peut être un moteur. Mon conseil très concret (et un peu trivial) pour profiter de la Biennale Je le dis sans romantisme : ne venez pas au hasard. Si vous êtes curieux, commencez par la table ronde « Être quartettiste en 2026 » : c’est une porte d’entrée sans intimidation, et c’est souvent là que naît l’envie d’écouter ensuite “pour de vrai”. Puis choisissez un concert comme on choisit un livre : pas pour cocher une case, mais pour sortir avec une idée en tête. https://philharmoniedeparis.fr/fr/agenda?weekend_i=905&startDate=2026-01-10T00%3A00%3A00%2B01%3A00 Précédent Écouter le direct Suivant

  • Quand la scène lyrique française dit adieu à ses légendes | La Grande Musique

    Entre hommages poignants et promesses d'avenir, l'actualité musicale nous rappelle la fragilité de l'art et la nécessité de le transmettre. De l'Opéra-Comique à Radio France, voici ce qui a marqué ces derniers jours. < Retour E.Rials, rédacteur 05/11/25 Quand la scène lyrique française dit adieu à ses légendes 1/1 Entre hommages poignants et promesses d'avenir, l'actualité musicale nous rappelle la fragilité de l'art et la nécessité de le transmettre. De l'Opéra-Comique à Radio France, voici ce qui a marqué ces derniers jours. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Ce matin, en parcourant les sites d'actualité musicale, je réalise à quel point novembre 2025 s'annonce comme un mois de transitions. Les adieux côtoient les nouveaux départs, les hommages rencontrent les promesses. C'est tout le paradoxe de notre monde musical : il célèbre simultanément ses patrimoines et ses audaces, pleure ses disparitions tout en accueillant de nouveaux talents. Dans cette semaine particulièrement dense, quatre actualités m'ont particulièrement touché – et vous allez comprendre pourquoi. Iphigénie en Tauride à l'Opéra-Comique : Wajdi Mouawad signe un coup de maître La nouvelle production d' Iphigénie en Tauride de Gluck , inaugurée le 2 novembre à l'Opéra-Comique, fait déjà parler d'elle. Sous la direction de Louis Langrée et dans la mise en scène de Wajdi Mouawad, cette tragédie lyrique trouve une actualité brûlante : le dramaturge franco-libanais situe l'action dans la Crimée contemporaine, transformant le mythe antique en réflexion sur la spoliation des œuvres d'art en temps de guerre. Tamara Bounazou triomphe dans le rôle-titre, portée par Le Consort et le chœur Les Éléments. Les critiques sont unanimes : voilà une production qui prouve que Gluck, en 1779, parlait déjà à notre époque. Maria João Pires tire sa révérence à 81 ans Le 1er novembre, lors de la remise du Prix Helena Vaz da Silva à Lisbonne, Maria João Pires a annoncé la fin de sa carrière de concertiste. À 81 ans, la grande pianiste portugaise, qui avait subi un accident vasculaire cérébral en juin dernier, parle d'un "processus de changement radical" et d'une "recherche de vérités". Après 76 ans sur scène – elle avait donné son premier récital à cinq ans –, cette interprète lumineuse de Mozart, Schubert et Chopin laisse un héritage discographique considérable, notamment chez Deutsche Grammophon. Son départ marque la fin d'une certaine école du piano, celle de la poésie et de l'intériorité. Mirga Gražinytė-Tyla rejoint l'Orchestre Philharmonique de Radio France Dans le registre des bonnes nouvelles, l'annonce du 4 novembre m'a réjoui : Mirga Gražinytė-Tyla, la brillante cheffe lituanienne de 39 ans, devient Première cheffe invitée de l'Orchestre Philharmonique de Radio France à partir de septembre 2026, pour trois saisons. Elle rejoindra Jaap van Zweden, nouveau directeur musical, et Myung-Whun Chung, directeur musical honoraire. Ancienne patronne du Birmingham Symphony Orchestra, passionnée de Weinberg et de la création contemporaine, Gražinytė-Tyla représente cette génération de chefs qui renouvelle le répertoire sans renier la tradition – exactement ce dont la musique française a besoin. La France perd la claveciniste Françoise Lengellé Le 2 novembre nous quittait discrètement Françoise Lengellé , grande dame du clavecin français. À 81 ans, cette spécialiste du répertoire baroque (Chambonnières, Rameau, Couperin) laisse orphelins ses anciens élèves du Conservatoire de Lyon, où elle enseigna jusqu'en 2010. Lauréate du concours de Bruges en 1977, pédagogue recherchée jusqu'en Californie, elle incarnait cette exigence et cette élégance propres à l'école française du clavecin. Son décès, survenu peu après celui de Maria João Pires en termes d'annonces, nous rappelle cruellement la fragilité de ces transmissions – et l'urgence de les préserver. Précédent Écouter le direct Suivant

  • Entre Triomphes et Revers : La Semaine Mouvementée des Opéras et Festivals | La Grande Musique

    Les derniers jours ont été intenses dans le monde de la musique classique française : un Américain couronne une décennie d'attente à Varsovie, un metteur en scène canadien prend les rênes d'Aix-en-Provence, et l'Opéra du Rhin doit renoncer à l'une de ses productions phares. Cette semaine témoigne autant des victoires que des fragilités de notre écosystème lyrique. < Retour E.Rials, rédacteur 29/10/25 Entre Triomphes et Revers : La Semaine Mouvementée des Opéras et Festivals 1/1 Les derniers jours ont été intenses dans le monde de la musique classique française : un Américain couronne une décennie d'attente à Varsovie, un metteur en scène canadien prend les rênes d'Aix-en-Provence, et l'Opéra du Rhin doit renoncer à l'une de ses productions phares. Cette semaine témoigne autant des victoires que des fragilités de notre écosystème lyrique. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Je ne vous cache pas mon émotion face à certaines actualités de ces derniers jours. Il y a les victoires éclatantes, les nominations stratégiques, mais aussi les renoncements douloureux qui nous rappellent la réalité économique de nos institutions culturelles. Parcourons ensemble cette semaine riche en rebondissements. Eric Lu ou la revanche d'un pianiste patient Dix ans. C'est le temps qu'il aura fallu à Eric Lu pour triompher au Concours Chopin de Varsovie . Le pianiste américain de 27 ans, qui avait terminé quatrième en 2015, a décroché le premier prix le 21 octobre dernier, devenant le premier Américain à remporter ce graal depuis 55 ans. La finale s'est déroulée dans une atmosphère électrique : les billets se sont vendus en deux minutes, et le jury présidé par Garrick Ohlsson a délibéré pendant des heures avant d'annoncer son verdict vers 2h30 du matin. Cette édition 2025 a battu tous les records avec 642 candidats inscrits. Lu a impressionné par sa maturité et son intelligence de la partition, même si certains critiques polonais ont exprimé leur surprise face à ce choix. La récompense ? Soixante mille euros, mais surtout les portes des plus grandes salles du monde qui s'ouvrent à lui. Pour cet artiste que l'on décrit comme "tout sauf une bête de concours", c'est la consécration d'une décennie de travail acharné. Ted Huffman prend la barre d'Aix-en-Provence Le 27 octobre, le conseil d'administration du Festival d'Aix-en-Provence a désigné Ted Huffman comme nouveau directeur général . Le metteur en scène américano-canadien de 48 ans succède à Pierre Audi, tragiquement disparu en mai dernier. Cette nomination intervient au moment où le Festival vient de recevoir le prestigieux Prix Birgit Nilsson, récompensant son excellence artistique. Huffman n'est pas un inconnu à Aix : il a découvert le festival en 2012 en participant à son Académie et y a signé cinq mises en scène, dont la récente création mondiale de The Story of Billy Budd, Sailor cet été, qui a été chaleureusement acclamée. Son mandat de cinq ans débutera le 1er janvier 2026. Paul Hermelin, président du conseil d'administration, souligne que "le projet qu'il nous a présenté combine le respect des fondamentaux et une audace qui nous a semblé porteuse d'un nouveau souffle". Le nouveau directeur aura la délicate mission de mettre en œuvre les programmations 2026 et 2027 préparées par Pierre Audi, tout en imaginant dès maintenant les éditions 2028 et suivantes. Spécialiste de la création contemporaine et collaborateur privilégié de compositeurs comme Philip Venables, Huffman devrait insuffler sa passion pour l'expérimentation lyrique dans ce festival qui a su se réinventer au fil des décennies. L'Opéra du Rhin contraint de renoncer à Follies C'est l'actualité qui fâche. Le 24 octobre, l'Opéra national du Rhin a annoncé devoir renoncer à la création de Follies de Stephen Sondheim, prévue en juin 2026. La cause ? Le retrait du Théâtre du Châtelet et des "difficultés pour rassembler les financements nécessaires". Cette annulation illustre cruellement les limites du système de coproduction : quand un partenaire se retire, c'est tout l'édifice qui vacille. La nouvelle production, qui devait être mise en scène par Laurent Pelly avec Natalie Dessay en tête d'affiche, sera finalement créée en 2028 au Grand Théâtre de Genève. À Strasbourg et Mulhouse, l'OnR proposera aux mêmes dates une autre comédie musicale, Gypsy, également signée Laurent Pelly et avec Natalie Dessay. On sait que l'Opéra du Rhin se prépare à de lourds travaux de rénovation entre 2028 et 2033, ce qui ajoute une contrainte budgétaire supplémentaire. Cette annulation survient dans un contexte où les opéras régionaux font face à une pression financière croissante. Rappelons que 24 productions ont été supprimées la saison dernière dans les opéras en région représentés par Les Forces Musicales. C'est autant d'engagements en moins pour les artistes, techniciens et tout l'écosystème culturel. Lucie Leguay à Lausanne Dans un registre plus réjouissant, la cheffe d'orchestre française Lucie Leguay a été nommée directrice musicale du Sinfonietta de Lausanne le 27 octobre. Cette nomination témoigne de la reconnaissance croissante des femmes chefs d'orchestre sur la scène internationale. Le Sinfonietta de Lausanne, orchestre de chambre suisse réputé, bénéficiera de la sensibilité musicale de cette artiste au parcours remarquable. L'Ensemble intercontemporain renouvelle son équipe Le 28 octobre, l'Ensemble intercontemporain a annoncé l'arrivée de trois nouveaux chefs assistants pour renforcer son équipe artistique. Cette institution emblématique de la musique contemporaine, fondée par Pierre Boulez, continue ainsi d'investir dans la formation des jeunes talents et le renouvellement générationnel. Précédent Écouter le direct Suivant

  • La musique classique accusée d'être d'extrême droite : une réponse cinglante | La Grande Musique

    Un podcast répond avec véhémence aux propos d'un anthropologue entendu sur France Culture qui qualifiait la diffusion de musique classique de "bruit de fond conservateur" véhiculant des idées d'extrême droite. L'auteur rappelle que Berlioz, Beethoven et Liszt furent des révolutionnaires convaincus, que Mozart préféra la misère à la cour, que Prokofiev et Rachmaninov s'opposèrent au communisme jusqu'à l'exil, que Puccini était antifasciste et Verdi participa à la réunification italienne. La musique classique n'est pas mortifère mais "la lumière, le vent de la liberté et de l'émancipation", conclut ce vibrant plaidoyer pour un patrimoine musical trop souvent réduit à des clichés. < Retour E.Rials, rédacteur 03/11/25 La musique classique accusée d'être d'extrême droite : une réponse cinglante 1/1 Un podcast répond avec véhémence aux propos d'un anthropologue entendu sur France Culture qui qualifiait la diffusion de musique classique de "bruit de fond conservateur" véhiculant des idées d'extrême droite. L'auteur rappelle que Berlioz, Beethoven et Liszt furent des révolutionnaires convaincus, que Mozart préféra la misère à la cour, que Prokofiev et Rachmaninov s'opposèrent au communisme jusqu'à l'exil, que Puccini était antifasciste et Verdi participa à la réunification italienne. La musique classique n'est pas mortifère mais "la lumière, le vent de la liberté et de l'émancipation", conclut ce vibrant plaidoyer pour un patrimoine musical trop souvent réduit à des clichés. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/le-billet-de-laurent-couson Précédent Écouter le direct Suivant

  • Pauline Courtin et Christophe Barbier : l'amour, Hugo et Offenbach au Théâtre de Poche | La Grande Musique

    La soprano Pauline Courtin et le journaliste Christophe Barbier, couple à la scène comme à la ville, multiplient les projets artistiques au Théâtre de Poche-Montparnasse : après "Choses vues et chantées", leur spectacle autour de Victor Hugo qui mêle textes récités et poèmes chantés, ils reprennent à partir du 8 novembre "Offenbach et les trois empereurs", comédie musicale où Pauline incarne la diva Hortense Schneider aux côtés d'un pianiste Estonien incarnant le Tsar de Russie. Rencontrés sur scène lors d'un festival en Provence, ils vivent désormais entre Aix et Paris, jonglant entre les matinales politiques de Christophe (levé à 3h du matin) et les représentations théâtrales qui les réunissent chaque soir. Un couple passionné qui fait rimer journalisme et opéra-comique, actualité politique et créations scéniques, avec cette complicité qui transparaît dans chaque réplique écrite par Christophe pour sa compagne. < Retour E.Rials, rédacteur 03/11/25 Pauline Courtin et Christophe Barbier : l'amour, Hugo et Offenbach au Théâtre de Poche 1/1 La soprano Pauline Courtin et le journaliste Christophe Barbier, couple à la scène comme à la ville, multiplient les projets artistiques au Théâtre de Poche-Montparnasse : après "Choses vues et chantées", leur spectacle autour de Victor Hugo qui mêle textes récités et poèmes chantés, ils reprennent à partir du 8 novembre "Offenbach et les trois empereurs", comédie musicale où Pauline incarne la diva Hortense Schneider aux côtés d'un pianiste Estonien incarnant le Tsar de Russie. Rencontrés sur scène lors d'un festival en Provence, ils vivent désormais entre Aix et Paris, jonglant entre les matinales politiques de Christophe (levé à 3h du matin) et les représentations théâtrales qui les réunissent chaque soir. Un couple passionné qui fait rimer journalisme et opéra-comique, actualité politique et créations scéniques, avec cette complicité qui transparaît dans chaque réplique écrite par Christophe pour sa compagne. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-laurent-poultier-du-mesnil Précédent Écouter le direct Suivant

  • Daria Davidoff, la voix qui fait vibrer la Grande Musique | La Grande Musique

    Découverte enfant grâce à une oreille absolue et un piano familial, Daria Davidoff a peu à peu délaissé le clavier pour embrasser une carrière de soprano, du Conservatoire Tchaïkovski aux scènes du Bolchoï, du Mariinsky et des tournées en Chine. Formée en Russie puis en Italie auprès des maîtres du bel canto, elle cultive un art du chant à la fois virtuose et profondément expressif, du baroque à Puccini. Désormais installée à Paris, elle prépare de nouveaux projets entre opéra, jazz et musiques de film, que les auditeurs de La Grande Musique pourront bientôt découvrir. < Retour E.Rials, rédacteur 14/12/25 Daria Davidoff, la voix qui fait vibrer la Grande Musique 1/1 Découverte enfant grâce à une oreille absolue et un piano familial, Daria Davidoff a peu à peu délaissé le clavier pour embrasser une carrière de soprano, du Conservatoire Tchaïkovski aux scènes du Bolchoï, du Mariinsky et des tournées en Chine. Formée en Russie puis en Italie auprès des maîtres du bel canto, elle cultive un art du chant à la fois virtuose et profondément expressif, du baroque à Puccini. Désormais installée à Paris, elle prépare de nouveaux projets entre opéra, jazz et musiques de film, que les auditeurs de La Grande Musique pourront bientôt découvrir. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-laurent-poultier-du-mesnil Précédent Écouter le direct Suivant

  • Jean-Nicolas Diatkine, au piano comme au volcan : un 29 novembre exceptionnel à la Salle Cortot | La Grande Musique

    Le 29 novembre à 20h, Salle Cortot, Jean-Nicolas Diatkine fait dialoguer Brahms, Schubert et Beethoven dans un récital placé sous le signe de la lumière arrachée à l’ombre. Un programme tendu comme un arc, pour un pianiste que la critique salue pour sa profondeur spirituelle autant que pour sa virtuosité. < Retour E.Rials, rédacteur 19/11/25 Jean-Nicolas Diatkine, au piano comme au volcan : un 29 novembre exceptionnel à la Salle Cortot 1/1 Le 29 novembre à 20h, Salle Cortot, Jean-Nicolas Diatkine fait dialoguer Brahms, Schubert et Beethoven dans un récital placé sous le signe de la lumière arrachée à l’ombre. Un programme tendu comme un arc, pour un pianiste que la critique salue pour sa profondeur spirituelle autant que pour sa virtuosité. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Je ferme les yeux et j’entends d’abord un silence. Celui, raconté par plusieurs critiques, qui s’est abattu sur la salle Gaveau lorsque Jean-Nicolas Diatkine a laissé mourir le dernier accord de la Sonate « Waldstein » de Beethoven : un public retenu au bord du souffle, comme si personne n’osait briser la prière. C’est ce silence-là, plein, habité, qui me revient en pensant à son prochain récital à la Salle Cortot, le samedi 29 novembre à 20h, intitulé « Schubert et Beethoven, de l’ombre à la lumière ». Ce soir-là, dans l’écrin de la rue Cardinet, le pianiste français proposera un voyage très pensé à travers le romantisme allemand : Brahms pour ouvrir la soirée, avec la Rhapsodie n°1 op.79 ; Schubert avec le premier Klavierstück D.946 puis les Six Moments musicaux D.780 ; enfin Beethoven, d’abord la Sonate n°15 op.28 dite « Pastorale », puis l’Appassionata, l’une des sonates les plus brûlées au fer rouge de tout le répertoire. Le concert est annoncé sur le site de la Salle Cortot et sur plusieurs agendas parisiens qui précisent les mêmes œuvres, les mêmes horaires et les mêmes fourchettes de prix, de 17 à 55 €. En lisant l’entretien que Diatkine a accordé à Classiquenews , je comprends mieux la cohérence de cette soirée : le pianiste y explique comment il veut éclairer ce qui relie Brahms à Schubert, sans rien édulcorer des tempêtes intérieures de Beethoven. Il ne s’agit pas d’un programme « joli » mais d’un itinéraire dramatique, presque moral : la fragilité schubertienne, écrasée mais fécondée par la puissance de Beethoven, comme si le disciple trouvait enfin, après la mort du maître, la force de dire sa propre nuit. Une note de programme publiée sur Infoconcert va d’ailleurs dans le même sens en rappelant combien l’admiration de Schubert pour Beethoven fut à la fois paralysante et libératrice. Derrière ce projet se dessine un musicien à la trajectoire singulière. Né à Paris en 1964 dans une famille de médecins très engagés, Jean-Nicolas Diatkine a grandi dans une culture du service et du soin aux plus fragiles. Ses parents ont attendu la fin de ses études scientifiques avant de le soutenir dans le choix du piano, mais l’enfant avait déjà trouvé sa voie dès six ans. Son parcours le mène à plusieurs disciples de Claudio Arrau, puis à Londres auprès de Ruth Nye, qui lui transmet l’art des couleurs sonores, et enfin au compositeur Narcis Bonet, héritier de Nadia Boulanger, qui l’initie pendant treize ans à l’analyse de l’architecture musicale. Quand je regarde ce chemin, j’y vois une fidélité très classique : l’idée qu’un art authentique se construit dans la durée, dans la transmission des maîtres, loin de la vitesse et du bruit de notre époque. Ses disques racontent la même exigence. Pizzicato a salué la maîtrise dynamique et la profondeur de son album consacré aux Bagatelles de Beethoven, à la Sonate en si mineur de Liszt et à la Mort d’Isolde de Wagner, enregistrés Salle Gaveau : un jeu à la fois inventif, très mélodique, d’une articulation vive et d’une sensualité presque mystique. Crescendo, de son côté, a souligné la hauteur de vue de son Liszt « transcripteur », capable d’unir la forme et le fond dans une discographie déjà très fournie, et salue un Chopin « de haut vol » où chaque prélude est pensé comme un petit drame autonom. Ces critiques convergent : Diatkine n’est pas un pyrotechnicien de plus, mais un conteur qui met la virtuosité au service de la pensée musicale. La presse française l’observe aussi de près. Sur Vieillecarne , Stéphane Loison décrit ce silence impressionnant régnant à Gaveau pendant Bach et Beethoven, ce public « suspendu » à ses propositions musicales. Dans un autre portrait, le même site le montre chez lui, face à la Maison de la Radio, entouré de partitions, de tableaux abstraits et d’un étonnant simulateur de vol ; un petit autel bouddhiste côtoie des étagères remplies de livres. Je trouve ce détail touchant : un pianiste qui, loin des slogans creux, cherche dans la pratique spirituelle et dans le jeu une forme de verticalité, une manière de tenir debout dans un monde qui vacille. Le 29 novembre, cette verticalité passera d’abord par Brahms. La Rhapsodie op.79 n°1 n’est pas une ouverture mondaine mais une sorte de prière inquiète. Les critiques qui l’ont entendu dans Brahms et Schumann avec la violoncelliste Estelle Revaz parlent d’un chambriste solide et puissant, capable d’écouter l’autre tout en tenant la charpente harmonique. Je m’attends à retrouver cette noblesse du geste dans la façon dont il installera d’emblée la gravité du programme. Vient ensuite Schubert, d’abord avec le Klavierstück D.946, puis avec les Moments musicaux. Classicagenda, qui consacre un portrait détaillé à ce récital, insiste sur la manière dont Diatkine sait faire entendre chez Schubert « l’introspection et l’héroïsme » : un mélange de pudeur et de fièvre qui parle à nos propres fragilités. J’y vois quelque chose de profondément européen, au sens noble du terme : cette conscience que la beauté naît de la souffrance assumée, et que la musique nous aide à traverser l’épreuve sans renier nos racines. Beethoven refermera le triptyque. La Pastorale, souvent jouée comme une simple promenade champêtre, devient chez Diatkine une respiration habitée, un paysage intérieur. Puis l’Appassionata surgit, et avec elle ce feu que tous les témoignages évoquent : un jeu puissant mais jamais brutal, des contrastes fouillés, une construction dramaturgique pensée jusque dans le dernier galop. Dans un monde où l’on confond trop souvent liberté et pulsion immédiate, cette façon de tenir la forme, de dompter la tempête sans en étouffer la vérité, me paraît profondément salutaire. Au-delà du cas Diatkine, ce récital me semble incarner une certaine idée de la culture que j’aimerais voir davantage défendue en France : une culture qui ne s’excuse pas d’être exigeante, qui assume l’héritage chrétien et classique de notre continent comme une chance plutôt que comme un fardeau, qui ose parler d’âme, de courage, de transmission. Dans la petite salle Cortot, bâtie pour l’École normale de musique, ce 29 novembre aura des airs de veillée : un pianiste, trois compositeurs, et un public qui vient chercher autre chose qu’un simple divertissement du samedi soir. Pour celles et ceux qui souhaitent réserver, l’événement est référencé sur le site de la Salle Cortot ainsi que sur Classicagenda , L’Officiel des spectacles , Infoconcert ou encore Billetreduc , qui confirment tous la date du samedi 29 novembre 2025 à 20h, Salle Cortot, Paris 17e. Ce soir-là, je n’aurai pas seulement le sentiment d’assister à un beau concert de piano. J’aurai surtout le sentiment de voir, le temps d’une Rhapsodie, d’un Klavierstück ou d’une Appassionata, un homme mettre son art au service d'une certaine idée de la musique, de l’Europe et, osons le mot, de la dignité humaine. Précédent Écouter le direct Suivant

  • Quand le Prix de Rome brise les fiançailles d’Hector Berlioz | La Grande Musique

    À Rome, Berlioz devrait savourer son triomphe, mais chaque jour sans lettre de Camille creuse l’angoisse d’un fiancé exilé. Quand il apprend à Florence que sa belle-mère a arrangé un mariage avec le pianiste Camille Pleyel, sa victoire au Prix de Rome se fissure comme un décor en carton-pâte. Ce courrier brutal, qui l’enjoint même à ne pas se suicider, transforme le rêve romain en tragédie sentimentale et nourrit pour toujours la fièvre de sa musique. < Retour E.Rials, rédacteur 14/12/25 Quand le Prix de Rome brise les fiançailles d’Hector Berlioz 1/1 À Rome, Berlioz devrait savourer son triomphe, mais chaque jour sans lettre de Camille creuse l’angoisse d’un fiancé exilé. Quand il apprend à Florence que sa belle-mère a arrangé un mariage avec le pianiste Camille Pleyel, sa victoire au Prix de Rome se fissure comme un décor en carton-pâte. Ce courrier brutal, qui l’enjoint même à ne pas se suicider, transforme le rêve romain en tragédie sentimentale et nourrit pour toujours la fièvre de sa musique. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant

  • Aida de Verdi renaît sous le regard brûlant de Shirin Neshat à l’Opéra Bastille | La Grande Musique

    La metteuse en scène iranienne Shirin Neshat propose à l’Opéra de Paris une relecture saisissante de l’Aida de Verdi, entre tragédie antique et échos des conflits contemporains, portée par une distribution vocale d’exception. Opéra Bastille du 24 septembre au 04 novembre 2025. < Retour E.Rials, rédacteur 03/10/25 Aida de Verdi renaît sous le regard brûlant de Shirin Neshat à l’Opéra Bastille 1/1 La metteuse en scène iranienne Shirin Neshat propose à l’Opéra de Paris une relecture saisissante de l’Aida de Verdi, entre tragédie antique et échos des conflits contemporains, portée par une distribution vocale d’exception. Opéra Bastille du 24 septembre au 04 novembre 2025. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien L’Opéra Bastille a ouvert sa saison avec un choc esthétique et politique : Aida de Giuseppe Verdi, revisitée par l’artiste et cinéaste iranienne Shirin Neshat. Ce monument du répertoire, créé au Caire en 1871, est ici transfiguré par une mise en scène qui met en lumière les fractures du monde contemporain. Exit l’exotisme poussiéreux des temples égyptiens et des processions triomphales : place à une fresque sombre, tendue, où se superposent l’intime et le géopolitique, la passion et la guerre. Une Aida à l’épreuve du présent Shirin Neshat n’a jamais caché sa volonté de replacer l’opéra dans une actualité brûlante. Les costumes, signés par la créatrice elle-même, mélangent influences antiques et accents militaires modernes : uniformes kaki, foulards noirs, silhouettes évoquant à la fois l’Iran d’aujourd’hui et un Moyen-Orient ravagé par les conflits. Les projections vidéo qui ponctuent la scène, autre marque de fabrique de l’artiste, plongent le spectateur dans un univers de ruines, de visages en gros plan et de cortèges endeuillés. La « marche triomphale », souvent prétexte à des défilés spectaculaires, prend ici des allures funèbres : la victoire a le goût amer du sang versé. Cette relecture dérange, mais elle passionne. Car sous l’apparat verdien, il y a toujours eu une œuvre profondément politique. Verdi lui-même, chantre du Risorgimento italien, savait que derrière l’histoire d’une princesse éthiopienne captive et amoureuse de son ennemi Radamès, se jouait un drame universel : celui de la domination, de l’exil et du sacrifice. Neshat ne fait que tendre ce miroir à notre époque. Une distribution de haut vol Pour donner chair à cette vision, l’Opéra de Paris a réuni une distribution exceptionnelle. Dans le rôle-titre, la mezzo-soprano belge Ève-Maud Hubeaux impressionne par la noblesse de sa diction et la profondeur de son timbre, capable de passer de l’élan héroïque à la fragilité la plus désarmée. Face à elle, le ténor polonais Piotr Beczała campe un Radamès d’une intensité dramatique rare, éclatant dans ses aigus mais bouleversant dans ses hésitations de soldat partagé entre l’amour et le devoir. Amneris, la rivale, est incarnée par la mezzo Clémentine Margaine, dont la puissance scénique emporte tout sur son passage. Sa jalousie, sa rage, mais aussi sa douleur finale résonnent avec une vérité déchirante. Les seconds rôles, du Roi d’Égypte au grand prêtre Ramfis, complètent avec brio cette distribution homogène. À la baguette, le chef italien Michele Mariotti dirige l’Orchestre de l’Opéra national de Paris avec une énergie précise et fluide. Sous sa direction, la partition déploie toute sa richesse : éclats guerriers, grands ensembles choraux, mais aussi ces pages intimes où Verdi laisse parler la tendresse. Le Chœur de l’Opéra, magnifiquement préparé, s’impose comme un protagoniste à part entière, rendant palpable la ferveur d’un peuple tantôt exalté, tantôt accablé. Un opéra-monde Ce qui frappe, au-delà de la réussite musicale, c’est l’intensité avec laquelle le spectacle dialogue avec notre monde. Quand Aida et Radamès choisissent de mourir ensemble plutôt que de trahir leurs idéaux, c’est toute la condition humaine face à la violence des régimes qui s’exprime. Neshat filme cette mort lente comme une image de résistance : deux êtres écrasés par l’Histoire, mais invincibles dans leur fidélité à l’amour. Cette Aida n’est pas seulement une redécouverte d’un chef-d’œuvre lyrique ; c’est une expérience esthétique et politique, un coup de poing visuel qui oblige à penser l’opéra autrement. Comme l’écrit un spectateur en sortant : « On n’assiste pas à un simple spectacle, on traverse une épreuve ». Un pari audacieux pour l’Opéra de Paris En confiant à Shirin Neshat les clés de ce classique du répertoire, l’Opéra de Paris a pris un risque. Mais c’est précisément ce risque qui redonne au théâtre lyrique sa vitalité. Le public, parfois bousculé, ressort profondément marqué, preuve que l’art lyrique reste un espace de débat et d’émotion. Plus de 150 ans après sa création, Aida continue de nous parler. Verdi voulait faire de l’opéra une tribune pour l’humanité. En 2025, à l’Opéra Bastille, Shirin Neshat lui offre une nouvelle jeunesse, sombre et éclatante, qui résonne avec les tumultes de notre temps. Opéra Bastille du 24 septembre au 04 novembre 2025 de 15 € à 220 € Réservations : https://www.operadeparis.fr/saison-25-26/opera/aida#calendar Durée : 3h20 avec 1 entracte Langue : Italien Surtitrage : Français / Anglais https://www.operadeparis.fr/saison-25-26/opera/aida#calendar Précédent Écouter le direct Suivant

  • La Traviata, ou l’art de croire à la seconde chance | La Grande Musique

    Verdi transforme un scandale parisien en opéra‑coup de poing : La Traviata, née de La Dame aux Camélias, raconte comment les conventions brisent l’amour. Mais en 1853, à La Fenice, la censure et un casting bancal sabotent la première : Violetta paraît trop "saine", le ténor est malade, le baryton boude. Fiasco sur le moment, triomphe ensuite : Verdi mise sur le temps… et gagne. < Retour E.Rials, rédacteur 15/02/26 La Traviata, ou l’art de croire à la seconde chance 1/1 Verdi transforme un scandale parisien en opéra‑coup de poing : La Traviata, née de La Dame aux Camélias, raconte comment les conventions brisent l’amour. Mais en 1853, à La Fenice, la censure et un casting bancal sabotent la première : Violetta paraît trop "saine", le ténor est malade, le baryton boude. Fiasco sur le moment, triomphe ensuite : Verdi mise sur le temps… et gagne. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://www.lagrandemusique.fr/podcast-pauline-courtin Précédent Écouter le direct Suivant

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