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- Programmes radio musique classique | LA GRANDE MUSIQUE Radio
Programmes radio musique classique : LA GRANDE MUSIQUE est une radio exclusivement musicale, exclusivement musique classique. Programmation musique classique et opéras. LA GRANDE MUSIQUE Radio Nos programmes 100% musique classique Notre grille des programmes est extrêmement simple à suivre : notre radio LA GRANDE MUSIQUE est musicale, 100% musique classique, tous les jours et à toutes les heures , très appréciée des mélomanes qui aiment profiter de la musique sans longues interventions de présentateurs. La programmation reflète toutes les époques de la musique classique dans les styles les plus divers : les compositeurs et les interprètes, hommes et femmes, de tous horizons géographiques et culturels, animés par la seule passion de la musique classique. À l'exception de courtes sessions d'actualités délivrées toutes les heures et de belles chroniques culturelles (aussi en PodCast ), notre radio mérite assurément le titre tant convoité et si rare de véritable "radio de musique classique" ! Écouter la radio Notre histoire Notre radio est installée à Paris, au cœur du quartier de l'Opéra, célèbre pour avoir accueilli d'extraordinaires interprètes de musique classique. LA GRANDE MUSIQUE est éditée par une équipe de professionnels passionnés par la radio et la musique, qui se consacre à la création de radios uniques et exceptionnelles. Née en janvier 2024, LA GRANDE MUSIQUE est le fruit de notre volonté de transformer la manière dont les auditeurs perçoivent et écoutent la musique classique à la radio. Notre objectif est de donner la priorité à la musique classique, accessible tous les jours et à toutes les heures, offrant ainsi à nos auditeurs une expérience musicale inégalée. Aujourd’hui LA GRANDE MUSIQUE est bien plus qu'une simple station de radio ; c'est une communauté de passionnés de musique classique. Nous célébrons non seulement les chefs-d'œuvre du passé mais aussi les talents contemporains qui continuent d'enrichir ce patrimoine musical. Que vous soyez un fervent admirateur des grands classiques ou un curieux explorateur des œuvres contemporaines, vous trouverez chez nous un espace qui vous est dédié. Notre programmation La programmation de LA GRANDE MUSIQUE est conçue pour satisfaire les goûts musicaux de nos auditeurs les plus exigeants. Notre sélection rigoureuse inclut 150 compositeurs, hommes et femmes de tous horizons, afin de garantir une véritable diversité musicale : symphonique, instrumental, lyrique, musique de chambre, et plus encore. Ces artistes, issus de diverses époques et cultures, vous offrent un panorama complet de l’évolution de la musique classique. Notre programmation parcourt toutes les grandes périodes de la musique classique : Moyen-Âge Découvrez les chants grégoriens et la musique médiévale. Renaissance Plongez dans les harmonies polyphoniques et les œuvres instrumentales de cette époque. Baroque Savourez la complexité et la grandeur des œuvres de Bach, Handel et Vivaldi. Classique Appréciez la clarté et l'élégance des compositions de Mozart, Haydn et Beethoven. XIXe Siècle Explorez le romantisme et l'intensité des œuvres de Chopin, Schumann et Tchaïkovski. XXe Siècle à nos jours Écoutez les innovations et les styles variés des compositeurs contemporains. Notre programmation est réalisée de manière à ce que nos auditeurs puissent écouter leurs titres préférés avec un minimum d'interruptions. Seules quelques anecdotes sur les interprètes, les compositeurs, les œuvres favorites, ainsi que des flashes d'information, viennent enrichir votre expérience d'écoute en mettant en valeur la véritable star de notre radio : la musique classique. À propos de GROUPEdeRADiOS GROUPEdeRADiOS est un nouveau groupe français dédié aux radios thématiques et indépendantes , comprenant notamment RADIO PANAME et LA GRANDE MUSIQUE. Ce groupe est né de notre désir de révolutionner la perception de la radio par les auditeurs. Nous proposons une expérience unique tant pour nos auditeurs que pour nos annonceurs, en nous appuyant sur notre passion pour la musique et une approche novatrice de la diffusion publicitaire en limitant le nombre de publicités. Nos stations sont accessibles sur tous les supports pour s'adapter aux habitudes de consommation de nos auditeurs : FM, DAB+, Internet et applications mobiles. Nous croyons fermement que la radio est un puissant moyen de créer des liens entre les auditeurs et les annonceurs, permettant de partager des histoires, de la musique, et des informations pertinentes.
- Podcast Pauline Courtin | La Grande Musique
Pauline COURTIN vous emmène découvrir les anecdotes, les secrets et les surprises autour des plus grands compositeurs et de leurs œuvres. Pauline COURTIN LES PETITES HISTOIRES DE LA GRANDE MUSIQUE Les podcasts Dans sa chronique diffusée tous les dimanches à 13 heures, Pauline COURTIN vous emmène découvrir les anecdotes, les secrets et les surprises autour des plus grands compositeurs et de leurs œuvres. À écouter à la radio ou en podcast quand vous voulez, ou vous voulez, pour plonger dans l'univers de la musique classique, une grande histoire faites de petites merveilles. Rossini, le compositeur qui écrivait avec des truffes et du foie gras Nannerl Mozart, l’enfant prodige qu’on a fait taire Roger Bricoux, le musicien français du Titanic oublié Georges Aubert, le pianiste “possédé” qui a troublé le Paris spirite Marian Anderson, la voix qui fit trembler Washington Nancy Storace, cette Anglaise qui a fait chavirer Mozart Louise Farrenc, la compositrice qui a conquis le Conservatoire 1 mars 2026 Pourquoi La Malibran s'appelait-elle… La Malibran ? 7 février 2026 Antoinette de Saint‑Huberty, la diva qui chantait au milieu des complots 19 janvier 2026 Quand le Prix de Rome brise les fiançailles d’Hector Berlioz 14 décembre 2025 Le coup de canne qui tua Lully 16 novembre 2025 Bellini : mort suspecte à Paris 26 octobre 2025 Louise Bertin, la compositrice qui a fait plier Victor Hugo 22 février 2026 Giovanni-Francesco Grossi, dit Siface, le castrat qui défiait tout (émission et podcast) 1 février 2026 Berlioz, l’exil à Nice avant le retour à la vie 28 décembre 2025 Berlioz, l’amour plus fort que les barricades 30 novembre 2025 Granados, noyé pour l'amour d'Amparo 10 novembre 2025 Alessandro Stradella : génie baroque, destin tragique 19 octobre 2025 La Traviata, ou l’art de croire à la seconde chance 15 février 2026 Fanny Mendelssohn, le génie derrière le nom (émission et podcast) 25 janvier 2026 Berlioz, la jalousie au bord du gouffre à Gênes 21 décembre 2025 Berlioz, le jour où la jalousie faillit tuer 23 novembre 2025 La nuit fatale d'Henri Purcell : une porte close, une vie brisée 2 novembre 2025 Bizet : la malédiction du chiffre trois 12 octobre 2025 À propos de Pauline Courtin, soprano : Née en 1977 à Aix-en-Provence, Pauline Courtin découvre sa vocation lyrique après une rencontre fortuite avec la soprano coréenne Sumi Jo dans un hôpital. Elle étudie au Conservatoire d’Aix-en-Provence avec le ténor Tibère Raffalli, puis poursuit sa formation à Rome et Marseille auprès de Mady Mesplé. Sa carrière débute grâce au répertoire de Mozart sous la direction de Claire Gibault. Elle interprète différents personnages, comme Blondchen, Despina, ou Zerlina. On la voit aussi dans le rôle d’Eurydice (Orphée aux Enfers) du compositeur Jacques Offenbach, et dans La Princesse, le Feu et le Rossignol de L’Enfant et les Sortilèges, fantaisie lyrique de Maurice Ravel. Côté vie privée, Pauline est mariée au journaliste Christophe Barbier.
- Esther Abrami à l'Olympia : quand le violon célèbre enfin les compositrices oubliées | La Grande Musique
Le 23 novembre prochain, la violoniste franco-britannique Esther Abrami investit la mythique salle parisienne pour un concert événement autour de son album "Women". Une soirée qui promet de redonner leurs lettres de noblesse à quatorze compositrices injustement effacées de l'histoire musicale. < Retour E.Rials, rédacteur 31/10/25 Esther Abrami à l'Olympia : quand le violon célèbre enfin les compositrices oubliées 1/1 Le 23 novembre prochain, la violoniste franco-britannique Esther Abrami investit la mythique salle parisienne pour un concert événement autour de son album "Women". Une soirée qui promet de redonner leurs lettres de noblesse à quatorze compositrices injustement effacées de l'histoire musicale. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Je dois l'avouer : lorsque j'ai découvert le projet d'Esther Abrami, quelque chose s'est remué en moi. Pas seulement l'enthousiasme du mélomane, mais cette conviction profonde que la grande musique mérite mieux que les oubliettes idéologiques dans lesquelles on a longtemps confiné les femmes compositrices. Cette jeune virtuose de trente ans, qui cumule plus d'un million d'abonnés sur les réseaux sociaux sans pour autant sacrifier l'exigence artistique, vient bousculer nos certitudes. Son album "Women", paru chez Sony Classical, n'est pas un énième manifeste féministe bruyant, mais un acte de justice musicale accompli avec grâce et rigueur. Le 23 novembre à l'Olympia, elle orchestrera ce que j'appelle une véritable réparation culturelle. La force du projet réside dans sa diversité temporelle et géographique. Esther Abrami a réuni quatorze compositrices qui traversent les siècles et les continents : des lauréates des Oscars comme Rachel Portman et Anne Dudley côtoient des figures historiques européennes telles que la Française Pauline Viardot, la Brésilienne Chiquinha Gonzaga, la Vénézuélienne Teresa Carreño ou l'Anglaise Ethel Smyth. Au cœur de l'album brille l'enregistrement en première mondiale du Concerto pour violon d'Ina Boyle, compositrice irlandaise de la fin de l'époque romantique dont l'œuvre spectaculaire dormait dans les archives. Pour l'interprétation, la violoniste s'est entourée de l'Orchestre symphonique de la radio de Vienne, dirigé par Irene Delgado-Jiménez, aux côtés de la pianiste Kim Barbier, de la harpiste Lavinia Meijer et de son propre quintette. Une distribution qui témoigne de l'ambition du projet : entre trente-cinq et cinquante-cinq euros, les Parisiens auront accès à un concert de niveau international dans ce temple de la chanson française qu'est l'Olympia. Ce qui me touche particulièrement dans la démarche d'Esther Abrami, c'est qu'elle refuse le folklore victimaire. Elle n'a pas choisi ces compositrices parce qu'elles étaient des femmes opprimées, mais parce que leur musique possède une "brillance musicale" et crée une "connexion émotionnelle" puissante. C'est exactement l'approche que j'attends d'une artiste chrétienne dans l'âme : reconnaître l'injustice sans tomber dans le ressentiment, célébrer le talent sans instrumentaliser la souffrance. La violoniste a d'ailleurs composé pour cet album une pièce originale intitulée "Transmission", titre magnifiquement évocateur qui résume sa mission : transmettre un héritage musical que les modes et les préjugés ont failli engloutir. Son podcast "Women in Classical", où elle interviewe des musiciennes influentes, et son précédent EP "Spotlight" consacré aux compositrices, prouvent que son engagement s'inscrit dans la durée et non dans l'opportunisme médiatique. Dans notre époque de déconstruction systématique, où l'on confond souvent mémoire et repentance, Esther Abrami nous rappelle que la tradition classique européenne a toujours su accueillir les talents féminins lorsque les circonstances sociales le permettaient. Ces compositrices n'ont pas été effacées par malveillance mais par les contingences d'une époque qui confiait aux hommes les rôles publics et aux femmes la sphère privée. Aujourd'hui, nous pouvons réparer cet oubli sans renier notre héritage, en redécouvrant des œuvres qui enrichissent notre patrimoine musical plutôt que de le condamner. C'est précisément ce que propose cette soirée à l'Olympia : non pas une table rase iconoclaste, mais une extension lumineuse du répertoire classique, dans le respect de ses codes et de son excellence. Pauline Viardot, chanteuse et compositrice du XIXe siècle, était déjà adulée de son vivant ; Ethel Smyth, suffragette et créatrice audacieuse, écrivait des opéras qui rivalisaient avec ceux de ses contemporains masculins. Le choix de l'Olympia n'est pas anodin. Cette salle mythique, temple de la variété française depuis près d'un siècle, accueille désormais la grande musique avec une régularité réjouissante. Je vois dans ce concert du 23 novembre un symbole de réconciliation entre culture populaire et culture savante, entre tradition et modernité. Esther Abrami, avec son million d'abonnés numériques et son exigence de conservatoire, incarne parfaitement cette synthèse. Elle prouve que l'on peut être enraciné dans l'excellence classique tout en parlant au plus grand nombre, que l'on peut défendre un héritage européen prestigieux sans élitisme hautain. À l'heure où notre pays doute de lui-même et de son rayonnement culturel, cette jeune femme nous rappelle que la France demeure une terre de grande musique, un creuset où se forge encore l'excellence artistique. Ce concert sera, j'en suis convaincu, l'un de ces moments rares où l'émotion musicale rejoint la conscience historique, où le plaisir esthétique rencontre la justice culturelle. https://www.olympiahall.com/agenda/esther-abrami/ Précédent Écouter le direct Suivant
- Caroline Murat, la princesse pianiste fête les 20 ans du Gstaad New Year Music Festival | La Grande Musique
Caroline Murat, pianiste et héritière des Haffner, famille liée à Mozart, célèbre les 20 ans du Gstaad New Year Music Festival en Suisse, du 26 décembre 2025 au 10 janvier 2026 sous le haut patronage de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco. Placido Domingo, Cecilia Bartoli et ses Musiciens du Prince, Vittorio Grigolo, Xabier Anduaga ou Asmik Grigorian y côtoient de jeunes voix découvertes par la « princesse pianiste ». Avec des concerts gratuits pour les moins de 25 ans et une exigence artistique farouche, ce Nouvel An musical veut gagner un public nouveau à la musique classique. < Retour E.Rials, rédacteur 08/12/25 Caroline Murat, la princesse pianiste fête les 20 ans du Gstaad New Year Music Festival 1/1 Caroline Murat, pianiste et héritière des Haffner, famille liée à Mozart, célèbre les 20 ans du Gstaad New Year Music Festival en Suisse, du 26 décembre 2025 au 10 janvier 2026 sous le haut patronage de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco. Placido Domingo, Cecilia Bartoli et ses Musiciens du Prince, Vittorio Grigolo, Xabier Anduaga ou Asmik Grigorian y côtoient de jeunes voix découvertes par la « princesse pianiste ». Avec des concerts gratuits pour les moins de 25 ans et une exigence artistique farouche, ce Nouvel An musical veut gagner un public nouveau à la musique classique. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien https://gstaadnewyearmusicfestival.ch Précédent Écouter le direct Suivant
- La Walkyrie à l’Opéra Bastille : un nouvel essor pour le Ring wagnérien parisien | La Grande Musique
Du 11 au 30 novembre 2025, la capitale accueille un sommet lyrique sous la baguette de Pablo Heras-Casado < Retour E.Rials, rédacteur 06/10/25 La Walkyrie à l’Opéra Bastille : un nouvel essor pour le Ring wagnérien parisien 1/1 Du 11 au 30 novembre 2025, la capitale accueille un sommet lyrique sous la baguette de Pablo Heras-Casado Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Le rideau se lève bientôt sur une production ambitieuse et attendue : La Walkyrie , deuxième volet de la tétralogie du Ring de Wagner, s’installe à l’Opéra Bastille du 11 au 30 novembre 2025. Cette présentation s’inscrit dans la continuité artistique d’une exploration progressive de l’Anneau organisée par l’Opéra national de Paris, qui après L’Or du Rhin donne vie à un second chapitre du cycle avec une approche renouvelée. Une proposition scénique osée — et intime La mise en scène est signée Calixto Bieito , figure emblématique du théâtre lyrique contemporain, connu pour ses choix esthétiques radicaux et souvent politiquement chargés. Pour ce Ring , il propose une relecture qui mêle les sources mythologiques à une dramaturgie ancrée dans nos questionnements contemporains, notamment sur la technologie, le pouvoir et la surveillance. Cette orientation, déjà perceptible dans la première partie du cycle, confère à La Walkyrie un climat sombre où la passion, la révolte et la fatalité trouvent une résonance immédiate avec notre époque. Sur le plan visuel, l’espace scénique s’appuie sur une scénographie de Rebecca Ringst , faite de structures modulables, de cages métalliques et de voiles successifs, qui se déploient au fil des actes pour dessiner une architecture où se mêlent confinement, transparence et métamorphose. Cette scénographie permet de mettre en valeur le geste dramatique et musical sans l’alourdir de trop de symboles. Bieito n’en est pas à son coup d’essai dans Wagner : dans sa version de Das Rheingold à Paris, l’usage d’éléments spectaculaires — costumes contemporains inattendus, références visuelles à la technologie — avait déjà suscité débats et controverses. (À noter : cette version intégrait des symboles numériques, des éléments de culture pop dans les costumes et une esthétique post-industrielle). Mais ici, plus qu’une provocation, il s’agit d’une plongée dans l’intime des personnages, avec une réalité visuelle souvent crue, ponctuée de retours métaphoriques au monde extérieur. Une direction musicale à la croisée des climats À la tête de l’orchestre de l’Opéra de Paris et des chœurs, Pablo Heras-Casado incarne un point d’équilibre entre les grandes vagues wagnériennes et une lisibilité nuancée des motifs. Sa prise en charge du cycle du Ring à Paris a été saluée pour sa clarté, son sens de la ligne, et son intelligence dramaturgique — qualités déjà perceptibles lors de la création de Das Rheingold . Certains critiques ont toutefois relevé une approche parfois trop « sobre » pour un tel univers orchestral, manquant peut-être de flamboyance dans les moments les plus extrêmes du drame. Dans La Walkyrie , Heras-Casado articule le grand souffle – les masses orchestrales, les cuivres imposants, les chœurs en puissance – et les instants de silence, de respiration intérieure, qui donnent toute sa densité aux personnages. Il inscrit son propos dans une écriture musicale portée vers l’humain, moins dominée par l’effet spectaculaire que par le mouvement dramatique. Des personnages à la croisée des conflits Cet opéra s ’éloigne des figures divines pour plonger dans la condition humaine : Siegmund et Sieglinde, jumeaux unis par un amour que l’interdit et la fatalité condamnent ; Brünnhilde, la Walkyrie qui, bouleversée par l’élan humain, choisit de désobéir à son père Wotan. Le drame fait entendre les tiraillements entre l’ordre cosmique et la puissance intérieure de l’être — une tension que Wagner traduit avec une acuité mélodique et harmonique foisonnante. La distribution retenue réunit des voix appelées à porter cette ambition dramatique : Iain Paterson, Elza van den Heever, Stanislas de Barbeyrac, Ève-Maud Hubeaux, Günther Groissböck, Tamara Wilson, entre autres, ont été annoncés pour incarner les protagonistes majeurs. Il faut saluer ici le travail de direction artistique pour aligner cette distribution sur les exigences vocales et scéniques du projet. Enjeux culturels et accueil attendu Monter La Walkyrie dans le cadre de la saison 2025-2026 représente un défi tout sauf symbolique : l’Opéra de Paris engage ici une partie de son prestige lyrique dans un cycle exigeant, visuellement et musicalement. Le pari est double : offrir au public parisien une plongée ambitieuse dans l’univers wagnérien, tout en assurant la cohérence artistique nécessaire à la poursuite du cycle vers Siegfried puis Le Crépuscule des Dieux . Les représentations se dérouleront du 11 au 30 novembre 2025, avec des tarifs oscillant entre 105 € et 220 €. La durée annoncée est de 4h45, avec deux entractes, et un surtitrage en français et en anglais. Cette production sera enregistrée pour diffusion sur France Musique, notamment le 24 janvier 2026 dans l’émission Samedi à l’Opéra . La programmation de La Walkyrie marque aussi une inscription dans le calendrier commémoratif : 2026 célèbrera les 150 ans de la création du Ring , ce qui confère une urgence symbolique à l’exécution de l’ensemble du cycle à Paris. Les spectateurs peuvent donc anticiper non seulement un grand spectacle en novembre, mais la perspective d’un événement lyrique global à venir. Vers un nouvel âge du Ring à Paris Avec cette présentation de La Walkyrie , l’Opéra Bastille signe une étape charnière de son projet wagnérien. La rencontre entre l’univers visuel radical de Bieito et la direction musicale nuancée de Heras-Casado dessine une lecture du Ring qui n’est pas un simple hommage, mais une proposition scénique forte — un pont entre la légende et notre siècle. Le public parisien est invité à prendre place dans cette traversée où l’affaire de cœur, de révolte et de sacrifice trouve une parole contemporaine et incandescente. Opéra Bastille du 11 au 30 novembre 2025 de 105 € à 220 € 4h45 avec 2 entractes https://www.operadeparis.fr/saison-25-26/opera/la-walkyrie#around-artwork Précédent Écouter le direct Suivant
- Concert Vivaldi, Schubert, Orchestre Hélios direction Glen Rouxel, Eglise Saint-Germain-des-Prés, Samedi 5 avril | La Grande Musique
Concert Vivaldi "Les 4 Saisons", Schubert "Ave Maria", Orchestre Hélios direction Glen Rouxel, Eglise Saint-Germain-des-Prés, Samedi 5 avril 2025 à 20h45 < Retour E.Rials, rédacteur 18/04/25 Concert Vivaldi, Schubert, Orchestre Hélios direction Glen Rouxel, Eglise Saint-Germain-des-Prés, Samedi 5 avril 1/1 Concert Vivaldi "Les 4 Saisons", Schubert "Ave Maria", Orchestre Hélios direction Glen Rouxel, Eglise Saint-Germain-des-Prés, Samedi 5 avril 2025 à 20h45 Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Les 4 Saisons de Vivaldi, Ave Maria et Célèbres Adagios Les 4 Saisons de Vivaldi « Été » et « Hiver », « Sarabande » de Haendel, « Méditation de Thaïs » de Massenet, « Aria » de Bach, « Ave Maria » de Schubert, « Vocalise » de Rachmaninov, « Adagio in G Minor » de Albinoni, « Danse Hongroise N°5 » de Brahms, « Andante Cantabile » de Paganini, « Nocturne» de Chopin, « Salut d’Amour » de Elgar, « Czardas » de Monti Violon Solo : Glen Rouxel Orchestre Hélios Pour en savoir plus : https://classiqueatoutprix.placeminute.com/ L’Orchestre Hélios : Fondé en 2014 par Paul Savalle, l’Orchestre Hélios favorise l’insertion professionnelle des jeunes musiciens par la pratique orchestrale. Association ambitieuse et éclectique, il propose un perfectionnement aux jeunes diplômés auprès de professionnels expérimentés. Son répertoire, allant du baroque au contemporain, mêle musique symphonique et chorale grâce à l’implication de chœurs territoriaux, au cœur de son projet artistique. L’orchestre, à géométrie variable (du quatuor au grand orchestre), permet une grande diversité de formations et de répertoires. Cette souplesse lui ouvre l’accès à des lieux patrimoniaux inédits et facilite la rencontre avec divers publics. Composés de musiciens issus des grands conservatoires, plusieurs membres jouent aussi dans des orchestres nationaux. D’origine normande, l’ensemble s’est élargi à d’autres régions, affirmant son ancrage territorial et sa mission de lien entre formation et profession. https://classiqueatoutprix.placeminute.com/ Précédent Écouter le direct Suivant
- Quand la Tour Eiffel résonne de Vivaldi, Mozart et Verdi | La Grande Musique
Sous les voûtes métalliques du Salon Gustave Eiffel, la Tour Eiffel devient scène lyrique : Vivaldi, Mozart, Verdi et Rossini s’y donnent rendez-vous pour deux soirées d’exception où patrimoine, musique et émotion ne font plus qu’un. < Retour E.Rials, rédacteur 09/10/25 Quand la Tour Eiffel résonne de Vivaldi, Mozart et Verdi 1/1 Sous les voûtes métalliques du Salon Gustave Eiffel, la Tour Eiffel devient scène lyrique : Vivaldi, Mozart, Verdi et Rossini s’y donnent rendez-vous pour deux soirées d’exception où patrimoine, musique et émotion ne font plus qu’un. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Ce n’est pas tous les jours que la Tour Eiffel devient salle de concert. Pourtant, cet automne, le plus célèbre monument de Paris s’apprête à vibrer au son des plus grandes pages du répertoire classique. Dans le cadre somptueux du Salon Gustave Eiffel , perché au premier étage de la Dame de fer, deux événements musicaux promettent des moments de grâce : « Vivaldi : Les Quatre Saisons » , d’une part, et « Grands Airs d’Opéras » réunissant Mozart, Verdi et Rossini, d’autre part. Ces soirées font le pari audacieux d’unir la beauté du patrimoine architectural à celle de la musique vivante. Sous les structures métalliques illuminées, les archets et les voix feront danser l’air de Paris dans une atmosphère à la fois solennelle et intime. Vivaldi sous les étoiles de Paris Chef-d’œuvre absolu du baroque, Les Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi n’ont cessé d’émouvoir depuis trois siècles. Mais les entendre résonner dans le Salon Gustave Eiffel ajoute une dimension presque irréelle à l’expérience. Entouré de baies vitrées ouvertes sur la capitale, l’auditeur se trouve littéralement suspendu entre ciel et terre. Le CLASSIK Ensemble , dirigé par le violoniste David Braccini , interprète ces concertos avec une énergie communicative. Printemps éclatant, Été orageux, Automne généreux et Hiver cristallin : les archets dessinent les saisons tandis que les lumières de Paris se reflètent sur le métal et le verre. L’acoustique naturelle du lieu, étonnamment chaleureuse, renforce cette proximité entre musiciens et public. La soirée se prolonge par d’autres pages emblématiques du répertoire, notamment Mozart et quelques pièces romantiques, offrant une traversée de trois siècles de musique européenne. Mozart, Verdi et Rossini : le souffle de l’opéra au premier étage Avant que ne s’élèvent les cordes de Vivaldi, le Salon Gustave Eiffel accueille un autre moment fort : les Grands Airs d’Opéras . Mozart, Verdi et Rossini s’y côtoient dans un florilège d’extraits célèbres qui ont marqué l’histoire du chant lyrique. La soprano Clarisse Dalles , issue de l’Académie de l’Opéra de Paris, prête sa voix à ces pages immortelles, accompagnée du CLASSIK Ensemble. L’émotion de La Traviata , la virtuosité du Barbier de Séville , la tendresse de Don Giovanni : chaque air devient un bijou serti dans le cadre monumental de la Tour Eiffel. Le programme s’enrichit de valses, tangos et polkas, créant un contraste entre la légèreté des danses et la noblesse des grands airs. Une passerelle entre le romantisme et la joie populaire, où chaque note résonne comme une célébration de la beauté. Un cadre unique au monde Le Salon Gustave Eiffel n’accueille que quelques centaines de spectateurs par concert, offrant une proximité rare avec les artistes. Les grandes baies vitrées ouvrent sur Paris : au loin, les Invalides, le Trocadéro, la Seine qui serpente… et cette sensation d’être à la fois spectateur et partie intégrante du paysage. L’expérience se veut complète : la montée dans la Tour est incluse dans le billet, et le public est invité à arriver tôt pour profiter de la vue avant le début du concert. Une fois la musique commencée, le tumulte de la ville s’efface ; ne restent que la lumière, les sons et l’émotion pure. Assister à un concert classique dans ce lieu mythique, c’est vivre une parenthèse suspendue : une communion entre patrimoine, musique et poésie urbaine. Quand le patrimoine rencontre l’émotion Ce qui rend ces concerts si singuliers, c’est l’équilibre parfait entre l’intimité d’une salle de musique de chambre et la grandeur d’un monument universel. L’alliance du fer et du violon, du souffle des chanteurs et du vent de la nuit parisienne, crée une alchimie rare. Dans un monde saturé d’images et de bruit, entendre Vivaldi ou Mozart s’élever dans le silence du soir au cœur de la Tour Eiffel relève de la pure magie. C’est un moment de grâce, de beauté et de paix — un hommage vibrant à la musique et à Paris, capitale éternelle des arts. Dates et horaires : Dimanche 9 Novembre 2025 à 20h30 Mercredi 24 Décembre 2025 à 16h Jeudi 25 Décembre 2025 à 16h Tarifs et billetterie : A partir de 66 € https://www.fnacspectacles.com/artist/vivaldi-les-quatre-saisons/vivaldi-les-4-saisons-a-la-tour-eiffel-3997784/?affiliate=QM0&sv1=affiliate&sv_campaign_id=634278&awc=12494_1760016900_afd805c8de1b5ef2418ad289f47b6ee1&utm_source=Awin&utm_campaign=634278&utm_medium=affiliate Précédent Écouter le direct Suivant
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- Carmina Burana : la fureur du destin enflamme à nouveau le Palais des Congrès | La Grande Musique
Le chef-d’œuvre de Carl Orff revient à Paris pour une série d’explosions musicales et chorégraphiques. Ballet, chœurs et orchestre réunis : un tourbillon de voix et de corps où le sacré flirte avec la sensualité. Carmina Burana s’annonce comme l’un des événements majeurs de cette fin d’année culturelle. < Retour E.Rials, rédacteur 16/10/25 Carmina Burana : la fureur du destin enflamme à nouveau le Palais des Congrès 1/1 Le chef-d’œuvre de Carl Orff revient à Paris pour une série d’explosions musicales et chorégraphiques. Ballet, chœurs et orchestre réunis : un tourbillon de voix et de corps où le sacré flirte avec la sensualité. Carmina Burana s’annonce comme l’un des événements majeurs de cette fin d’année culturelle. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Il suffit d’entendre les premières notes de O Fortuna pour sentir un frisson collectif parcourir la salle. Cette clameur venue d’un autre âge, cette incantation au destin, c’est Carmina Burana . En 2025, l’œuvre monumentale de Carl Orff s’offre une nouvelle vie sur la scène du Palais des Congrès de Paris , dans une production grandiose signée par le Ballet, les Chœurs et l’Orchestre de l’Opéra National de Russie . Un retour attendu, presque rituel, tant ce spectacle a marqué le public parisien depuis sa première apparition il y a plus de vingt ans. Un choc visuel et sonore Tout ici est démesure. Plus de cent artistes, danseurs et musiciens confondus, envahissent la scène. Les voix s’élèvent, les percussions tonnent, les corps se plient et se déploient au rythme de la fatalité. Le public est emporté par une vague primitive, une pulsation tellurique qui rappelle que Carmina Burana n’est pas seulement une œuvre, mais une expérience. Le metteur en scène y mêle la puissance du ballet russe à une esthétique visuelle épurée, parfois mystique, où le noir et l’or dominent. La scénographie évoque tour à tour un temple, une forêt ou un tribunal céleste, symbole d’un monde livré aux caprices de la roue du destin. Une œuvre née du Moyen Âge, transcendée par le XXᵉ siècle Composée en 1937 à partir de poèmes médiévaux retrouvés dans un monastère bavarois, Carmina Burana chante les plaisirs, les excès, l’amour, le vin, la chair, mais aussi la précarité de la vie. Carl Orff en a fait une cantate scénique d’une force brute, mêlant latin, allemand ancien et français médiéval. C’est ce contraste — entre ferveur religieuse et sensualité païenne — qui fascine encore aujourd’hui. On y trouve la joie d’un printemps qui revient, la douleur d’un amour perdu, et cette conscience aiguë que tout peut basculer d’un instant à l’autre. J’ai toujours trouvé bouleversant que cette œuvre, écrite à la veille de la Seconde Guerre mondiale, résonne encore avec tant d’intensité. Orff, en exaltant la fatalité, touchait à quelque chose d’universel : la peur et le désir mêlés de l’humanité. Ce n’est pas un hasard si O Fortuna a traversé le cinéma, la publicité et la culture populaire jusqu’à devenir l’un des thèmes les plus reconnaissables du répertoire classique. La signature du Ballet russe : rigueur et passion Le Ballet, les Chœurs et l’Orchestre de l’Opéra National de Russie en proposent une lecture fidèle et flamboyante. Chaque mouvement du corps épouse la ligne musicale. Les danseurs, précis jusqu’à la transe, incarnent les forces contraires : la lumière et l’ombre, l’élan et la chute. Le chœur, véritable protagoniste de l’œuvre, enveloppe le public dans un torrent sonore. Sous la direction du maestro Igor Tchetuev (dont la baguette allie précision et fièvre), l’orchestre déploie une énergie presque physique, où la percussion domine, battement de cœur de ce monde en lutte contre lui-même. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs d’émotions pures Le spectacle sera présenté du 14 au 16 novembre 2025 au Palais des Congrès de Paris , avant une tournée en France et en Europe. Pour beaucoup, Carmina Burana est plus qu’un concert : c’est une célébration. On en sort à la fois exalté et méditatif, un peu étourdi, comme après une tempête d’âmes. Dans un monde qui cherche ses repères, cette œuvre rappelle que la beauté et la fatalité peuvent encore marcher main dans la main. https://billetterie.palaisdescongresdeparis.com/fr/manifestation/41/carmina_burana_ Précédent Écouter le direct Suivant
- Podcast Laurent COUSON | La Grande Musique
Le billet d'humeur de Laurent COUSON Laurent COUSON LE BILLET D'HUMEUR DE LAURENT COUSON Les podcasts Laurent COUSON partage ses coups de cœur et ses coups de gueule en 2 minutes sur LA GRANDE MUSIQUE. Compositeur, chef d’orchestre et collaborateur de Charles Aznavour et Claude Lelouch, il défend avec passion une vision vivante de la musique classique. Du Carnegie Hall à l’Opéra de Bordeaux, cet artiste aux mille facettes nous livre ses découvertes, ses indignations et son enthousiasme pour les spectacles à ne pas manquer. Un regard authentique et sans concession sur la musique classique d’aujourd’hui, par celui qui la vit de l’intérieur. À propos : Laurent Couson est un compositeur, chef d’orchestre et pianiste français né en 1976, diplômé du Conservatoire Supérieur de Paris avec les plus hautes distinctions. En 2002, Il entame sa carrière au sein de Radio France, qui lui passe ses premières commandes, puis on joue ses œuvres Salle Pleyel, Théâtre des Champs Élysées, Théâtre de la Ville, et même au Carnegie Hall, New York. Artiste aux multiples facettes, il a dirigé les plus grands orchestres internationaux, de l’Orchestre Philharmonique de Radio France au Beijing Symphonic Orchestra, en passant par le London Symphonic Orchestra. Il travaille aussi comme arrangeur et directeur musical auprès de nombreux musiciens de Jazz ou Chanson Française. Il collabore notamment avec Charles Aznavour, Dee Dee Bridgewater, Didier Lockwood, Francis Lai, Gérard Manset, Régine, Liane Foly, Anggun et bien d’autres légendes de la musique. Créateur visionnaire, Laurent Couson révolutionne les codes musicaux avec des spectacles innovants comme “Electro Symphonic Project”, fusion entre DJs et orchestre symphonique présentée à l’Opéra de Bordeaux. Résolument tourné vers la composition de Musique de films, il signe la musique originale d’une trentaine de longs métrages avec notamment Claude Lelouch, Luc Besson , tout en poursuivant une carrière d’acteur dans plusieurs films du célèbre réalisateur. Son nom figure au générique d’une cinquantaine d’albums, et il a sorti dix albums sous son nom , témoignant d’une créativité débordante qui fait de lui l’invité idéal pour partager sa passion et son expertise sur les ondes de LA GRANDE MUSIQUE.
- Entre turbulences et triomphes : la musique classique française à l'épreuve du feu | La Grande Musique
La scène lyrique française connaît des jours agités où les questions politiques s'invitent brutalement dans les temples de la musique, tandis que des carrières s'achèvent et que d'autres s'élancent avec éclat. < Retour E.Rials, rédacteur 10/11/25 Entre turbulences et triomphes : la musique classique française à l'épreuve du feu 1/1 La scène lyrique française connaît des jours agités où les questions politiques s'invitent brutalement dans les temples de la musique, tandis que des carrières s'achèvent et que d'autres s'élancent avec éclat. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien Je n'aurais jamais imaginé qu'un concert à la Philharmonie de Paris puisse ressembler à une épreuve de survie. Pourtant, jeudi soir, c'est exactement ce qui s'est produit lorsque des fumigènes ont dangereusement transformé l'auditorium en théâtre de la contestation. Parallèlement, le monde musical a dit adieu à deux grandes figures - l'une pour toujours, l'autre pour la scène. Et pendant ce temps, le Ballet de l'Opéra a réécrit ses propres règles. Voici ce qui a secoué notre petit monde ces derniers jours. Fumigènes à la Philharmonie : quand la politique s'invite au concert L'image restera gravée dans toutes les mémoires : des fumigènes rouges illuminant la salle Pierre-Boulez pendant que l'Orchestre Philharmonique d'Israël tentait de jouer Beethoven et Tchaïkovski sous la direction de Lahav Shani. Trois interruptions très dangereuses qui pouvaient déclencher un incendie aux terribles conséquences, des affrontements entre les spectateurs et les fauteurs de trouble, quatre personnes placées en garde à vue (mais il conviendra de comprendre les complicités qui permettent à des inconscients de faire entrer des fumigènes dans un lieu où je ne peux pas conserver un parapluie ou une petite bouteille d'eau...). Ce jeudi 7 novembre, la Philharmonie a condamné fermement ces "graves incidents" et porté plainte. Malgré le chaos, les musiciens ont fait preuve d'un sang-froid remarquable : le concert a repris depuis le début, avec András Schiff au piano pour le Cinquième Concerto de Beethoven. Lahav Shani est remonté sur scène pour dire une phrase simple : "Nous jouons pour la paix, pas pour la haine." Une ovation a éclaté. La musique a triomphé, mais le mal est fait. Maria João Pires tire sa révérence À 81 ans, la pianiste portugaise Maria João Pires a officiellement annoncé la fin de sa carrière le 1er novembre dernier, lors de la remise du Prix européen Helena Vaz da Silva à la Fondation Calouste Gulbenkian de Lisbonne. Après un problème de santé cérébrovasculaire survenu en juin, qu'elle décrit comme "un signe, peut-être un avertissement", la grande dame du piano entame un "processus de changement radical" et "une recherche de vérités". Pires, qui avait déjà annoncé une première retraite en 2017 avant de revenir sur scène, semble cette fois-ci déterminée à tourner définitivement la page de l'interprétation. Ses enregistrements de Mozart et Schubert resteront des références absolues, témoignages d'une sensibilité hors du commun et d'une poésie au clavier qui a marqué plus de six décennies. Mirga Gražinytė-Tyla : une étoile montante à Radio France Bonne nouvelle pour Radio France : l'Orchestre Philharmonique annonce la nomination de Mirga Gražinytė-Tyla au poste de Première cheffe invitée à compter de septembre 2026. La cheffe lituanienne, qui s'est fait remarquer à la tête du City of Birmingham Symphony Orchestra, est une passionnée de Mieczysław Weinberg et dirige justement ce mois-ci trois concerts consacrés à Chostakovitch et Weinberg du 14 au 21 novembre à l'Auditorium de Radio France. Cette nomination marque un tournant important : elle collaborera avec Jaap van Zweden, le nouveau directeur musical, dans ce qui s'annonce comme un duo prometteur pour redonner un éclat particulier à cette phalange. Françoise Lengellé : une grande dame du clavecin nous a quittés Le 2 novembre, la claveciniste française Françoise Lengellé est décédée à l'âge de 81 ans . Grande spécialiste du répertoire français des XVIIe et XVIIIe siècles, elle était une interprète d'une sensibilité rare et d'une érudition remarquable. Professeure au CNSMD de Lyon jusqu'en 2010, elle a formé des générations entières de clavecinistes et laisse derrière elle une discographie précieuse, notamment ses enregistrements de Rameau et Chambonnières. Lauréate du Concours international de clavecin de Bruges en 1977, elle fut la première française à y être récompensée. Sa disparition marque la fin d'une époque pour la musique baroque française. Le Concours du Ballet de l'Opéra fait peau neuve Les 3 et 4 novembre, le Palais Garnier a accueilli le retour tant attendu du Concours de promotion du Ballet de l'Opéra , avec une révolution dans ses modalités. Fini l'unique variation imposée exclusivement classique : désormais, les candidats peuvent choisir parmi trois propositions, dont une variation contemporaine. Un changement qui rompt avec 165 ans de tradition mais répond aux revendications des danseurs. Les résultats sont tombés : chez les femmes, Yeeun Lee et Sofia Rosolini sont promues Coryphées, tandis qu'Apolline Anquetil et Seohoo Yun deviennent Sujets. Côté masculin, Shale Wagman, Nathan Bisson et Loup Marcault-Derouard accèdent au rang de Coryphée, et Enzo Saugar ainsi que Keita Bellali rejoignent les Sujets. Cette édition 2025 marque-t-elle un nouveau départ ou le début de la fin pour cette institution unique au monde ? L'avenir nous le dira. Précédent Écouter le direct Suivant
- Victor Hugo revit à travers les voix de Christophe Barbier et Pauline Courtin | La Grande Musique
Ce 19 février, la Salle Cortot accueille un spectacle au bénéfice de l'École normale de musique de Paris, où le géant de la littérature française dialogue avec les plus grands compositeurs romantiques. Entre récitation et mélodies lyriques, l'Homme-Siècle nous parle encore. < Retour E.Rials, rédacteur 06/02/26 Victor Hugo revit à travers les voix de Christophe Barbier et Pauline Courtin 1/1 Ce 19 février, la Salle Cortot accueille un spectacle au bénéfice de l'École normale de musique de Paris, où le géant de la littérature française dialogue avec les plus grands compositeurs romantiques. Entre récitation et mélodies lyriques, l'Homme-Siècle nous parle encore. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Pinterest Copier le lien J'ai toujours pensé que Victor Hugo était trop grand pour tenir dans un seul livre. Trop vivant aussi pour rester enfermé dans nos manuels scolaires. Alors quand j'ai découvert que Christophe Barbier et Pauline Courtin donnaient voix à ce monument de notre patrimoine dans un spectacle qui mêle théâtre et musique, je me suis dit qu'on touchait enfin à l'essence même du personnage : un poète qui débordait de partout, qui voulait tout dire, tout voir, tout sentir. Le rendez-vous est fixé au 19 février à 20h30, dans l'écrin exceptionnel de la Salle Cortot, rue Cardinet, dans le dix-septième arrondissement. Cette salle mythique, que son créateur Alfred Cortot comparait lui-même à un Stradivarius pour sa résonance, accueillera donc Choses vues… et chantées ! Les voix de Victor Hugo . Un titre qui dit exactement ce qu'il promet : les observations du poète sur son siècle, alternées avec des mélodies composées sur ses vers par Liszt, Bizet, Fauré, Hahn, Franck, Lalo et même Benjamin Britten. Je dois vous parler de Choses vues , ce journal de bord monumental que Hugo a tenu tout au long de sa vie. Ce n'est pas une œuvre littéraire au sens classique, c'est mieux que ça : c'est la vie qui passe, saisie au vol. Des scènes de rue, des faits divers, des réflexions politiques, des aphorismes, des portraits. Jean Cocteau, qui s'y connaissait en matière d'art, l'appelait « le seul grand classique du journalisme ». En feuilletant ces pages, on croise la misère de Paris, les soubresauts de la révolution de 1848, des condamnés à mort, des enfants qui jouent, la beauté d'un papillon. Hugo note tout, avec cette plume qui ne sait pas faire dans la demi-mesure. Christophe Barbier, que l'on connaît pour sa verve et son éloquence de journaliste, a décidé de prêter sa voix à ces textes. Il les dit, il les incarne, il leur redonne chair. À ses côtés, la soprano Pauline Courtin chante Hugo dans les mélodies que les plus grands compositeurs du dix-neuvième siècle ont créées à partir de ses poèmes. Car voilà un aspect méconnu de l'œuvre hugolienne : sa poésie a inspiré des dizaines de compositeurs. Liszt a mis en musique Oh ! quand je dors , Comment, disaient-ils ? et Enfant, si j'étais roi . Fauré a créé Le papillon et la fleur . Bizet s'est emparé de La chanson du fou et des Adieux de l'hôtesse arabe . Le programme musical que proposent Barbier et Courtin est un véritable parcours dans le romantisme français et européen. On y entendra aussi Reynaldo Hahn avec Si mes vers avaient des ailes , César Franck avec Roses et papillons , Édouard Lalo avec Dieu qui sourit et qui donne , et même Benjamin Britten avec son cycle Enfance . Jeff Cohen les accompagnera au piano, créant ce dialogue à trois voix entre le verbe, le chant et la musique. Ce spectacle existe déjà sous forme de disque, enregistré précisément dans cette même Salle Cortot et sorti en septembre 2025 chez le label Aparté, à l'occasion des cent quarante ans de la mort de Victor Hugo. Les critiques ont salué la justesse de ton de l'ensemble. Sur le site Olyrix, un chroniqueur relève notamment un moment particulièrement fort où Hugo écrit : « Mettez un aveugle au soleil : il ne le verra pas, mais il le sentira. Tiens, dira-t-il, j'ai chaud. C'est ainsi que nous sentons, sans le voir, l'être absolu. Il y a une chaleur de Dieu », immédiatement suivi par l'interprétation de Dieu qui sourit et qui donne de Lalo. Cette correspondance entre le texte et la mélodie crée, paraît-il, une résonance émotive saisissante. Le spectacle a déjà tourné dans plusieurs villes de France. Il a été donné au Théâtre de Poche-Montparnasse à partir de novembre 2025, à l'Opéra de Nice, à Brignoles, et dans d'autres lieux patrimoniaux. Chaque représentation dure environ une heure dix, un format idéal qui permet de maintenir l'intensité sans lasser. La formule plaît visiblement : le public découvre ou redécouvre un Victor Hugo moins monumental, plus intime, et constate à quel point sa poésie continue d'inspirer les interprètes d'aujourd'hui. Cette soirée du 19 février a une dimension particulière : c'est une représentation au bénéfice de l'École normale de musique de Paris, institution prestigieuse qui se bat pour maintenir son niveau d'excellence sans subventions publiques. Elle dépend entièrement de ses recettes de billetterie et de la générosité du public. Assister au spectacle, c'est donc aussi soutenir concrètement la transmission musicale et la formation des jeunes talents. La Salle Cortot, conçue par Auguste Perret, l'architecte du Théâtre des Champs-Élysées, est classée Monument historique. Depuis son inauguration, elle a accueilli les plus grands : Pablo Casals, Jacques Thibaud, Mstislav Rostropovitch. Des chefs-d'œuvre de Georges Enesco, Germaine Tailleferre, Manuel de Falla et Lili Boulanger y ont été créés en première mondiale. Entendre Barbier et Courtin dans ce lieu, c'est s'inscrire dans cette lignée. Victor Hugo écrivait dans Choses vues : « Ne pas se forcer à penser. Mais noter aussitôt chaque pensée qui se propose. » Cette spontanéité, cette attention portée au réel et à l'instant, c'est exactement ce que le spectacle cherche à restituer. En alternant les textes bruts du journal et les mélodies raffinées, Christophe Barbier et Pauline Courtin nous rappellent que Hugo était autant un observateur qu'un rêveur, autant un militant qu'un poète. Alors si vous cherchez une soirée qui allie intelligence, beauté et engagement, ne manquez pas ce rendez-vous du 19 février. Les réservations se font sur le site sallecortot.com . Et en sortant, vous aurez sans doute envie de rouvrir vos Hugo, de revisiter ces pages que l'on croyait connaître, et de constater une fois de plus que l'Homme-Siècle nous parle encore, avec une étonnante actualité. http://sallecortot.com Précédent Écouter le direct Suivant










